‹ Le soleilChapitre 59 sur 66 · V. Bali'iiu · texte numérisé non relu

V. Bali'iiu

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Il importe beaucoup de remarquer, pour ce troisième type, (|ue les raies principales qui séparent les colonnades se retrouvent à la même place dans toutes les étoiles. Ce fait a été constaté par un grand nombre de mesures. Les raies les plus saillantes sont celles du magnésium, du sodium et du fer, qui souvent sont diffuses aux bords comme dans les taches du Soleil. On y retrouve aussi celles de riivdrogène, mais elles ne dominent pas comme dans les deux premiers types. Ce gaz existe donc certainement dans les étoiles de la troisième caté-

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gorie : on avait eu tort de le nier; mais ses raies y sont partiellement renversées, comme cela arrive dans le spectre des taches. La plupart des raies dominantes appartiennent à des métaux qu'on retrouve dans le Soleil.

Le spectre du troisième type est donc le même que celui du Soleil, ou plutôt d'Arcturus, mais profondément divisé par des Landes nébuleuses dues probablement à des oxjdes, ce qui fait croire que la température de ces étoiles est moindre que celle de notre Soleil. Nous disons : plutôt d'Arcturus^ car ces raies sont plus larges que celles du Soleil; si nous examinons en détail les lignes secondaires, nous verrons qu'x\rcturus, pour la partie verte de son spectre, se sépare du Soleil et des étoiles du deuxième type, pour se rapprocher de celles du troisième ; c'est pour cela que nous l'avons enregistré dans le Catalogue précédent. Toutes ces particularités sont plus ou moins tranchées, selon la couleur plus ou moins rouge de l'étoile, et, lorsqu'elle est franchement rouge, elle présente des traces de bandes comme Aldébaran. Notons encore en passant que ces différences sont précisément celles qu'on observe dans les noyaux des taches; les spectres que nous étudions actuellement nous rappellent en tout les spectres des taches solaires ; aussi sommes-nous de plus en plus autorisés à penser que les étoiles du troisième tvpe et celles du deuxième diffèrent uniquement par l'épaisseur de leurs atmosphères, et par le défautde continuitédansleurs photosphères ; elles auraient donc des taches variables comme celles du Soleil, mais dont les dimensions seraient incomparablement plus grandes, ou même très-probablement elles sont enveloppées d'une couche générale plus absorbante et moins chaude.

Le quatrième type est encore plus extraordinaire, et il nous avait échappé d'abord, car il comprend de petites étoiles de couleur rouge de sang qui sont assez peu nombreuses. Leur

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spectre [PL M^fig. 2) (') contient trois zones fondamentales, jaune, verte, l^lene. (les zones ne peuvent pas se réduire à celles du tyj)e précédent p;ii" la suppression .iltcrnatiNe d'une bande nébuleuse ; car, (|uoi(jue plusieurs lignes noires coïncitlent assez bien, la distribution de la lumière est tout à fait différente : quelcpu^s-iuies ont encore luie trace de zone rouge, mais cette couleur Irés-sombre est difficile à constater (-).

Dans le troisième type, la lumière est plus vive dans les colonnes du coté du iouge, tandis qu'ici elle est plus vive du coté opposé, c'est-à-dire du coté du violet. Cette différence est fondamentale, et il semble que l'im des deux spectres soit le négatif (\q l'autre. C'est ])our cela qu'au-dessous des figures colorées nous avons ajouté des courbes indiquant par hnu^s ordonnées l'intensité lumineuse. On remarque encore parfois des lignes brillantes très-vives (/'Z. M^Jig. 2, 3). Ces spectres peuvent offrir des différences très-grandes dans leurs détails; nous donnons comme exemple le spectre d'une étoile assez remarquable par les lacunes qu'elle présente dans le rouge et dans le jaune [PL M^fig. 3), et il nous serait facile de multiplier ces figures.

Les étoiles de ce type ne sont pas nombreuses ; nous en avons trouvé une trentaine, et nous donnons le Catalogue des plus remarquables. Comme elles sont toutes très-petites, il est probable qu'on en découvrira un plus grand nombre en employant des instruments plus puissants. M. d'Arrest, ayant continué ces recberches, en a ajouté effectivement un certain nombre. \oir pour cela le catalogue des étoiles colorées que

(') Je ne conçois pas comment ce type manque dans la traduction de M. Schellen. Il faut absolument l'ajouter; je ne m'étais pas aperçu de l'omission.

(') M. Hu[;(jins a assigné un spectre, différent scion lui, aux étoiles de ce type: mais toute lu dllférence se réduit à étendre la zone du rouge.

nous venons de publier dans les Mémoires de la Société des spectroscopistes italiens, année 1876.

Catalogue des étoiles principales de quatrième type.

NLMÉRO

du

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