‹ Le soleil de ma Bretagne dramevaudeville en trois actesChapitre 1 sur 39 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

irécente un site pittoresque de village breton. A droite, une maison, quelques huttes de In bateau pavoisé est amarré à la gauche du spectateur. Au quatrième plan, au fond, la l’horizon, une montagne avec un soleil levant. *

ÈNE PREMIÈRE.

. rn tuile ÉLOI et TONTON.

deau, tous lea pécheurs sont occui du théâtre, au bateau qu'ils préla cérémonie

CHCEUR.

ure s'avance (de l’Abbé galant), jour de fête, lé me qui s’apprête

Doit, mes amis, /

Faire danser tout le pays.

èloi, entrant en poursuivant Tonton.

Mam’zeUe Tonton!... • «

TORTOR.

Laisses-moi donc I

ÉLOI

J' veux un baiser I TOUTOU.

Bernique!

MAGASIN THÉÂTRAL

îtm-

Éun, voulant l'embrasser.

Jo le prendrai.

t o n toîi , lui donnant un soufflet, y vous soufllcu’rai :

Qui s’y frotte s’y pique.

REPRISE DU CHOEUR

C'est juur de Tète, etc.

tonton. Là, je tous demande un peu si vous ne devriez pas aider vos camarades , tout préparer pour le baptême du bateau de Louisette... cela vaudrait mieux que de vouloir embrasser les jeunes filles, que de les faire enrager.

êloi. D’abord, Tonton, vous n’êles pas une jeune fille, vous ôtes ma future , ensuite ; je sais très-bien que ça ne vous fait pas enrager, au contraire.

, tonton. Voyez-vous ça ?

ÉLOI. Et d’ailleurs, qu’est-ce que ça me fait è moi, le baptême d’un bateau ? Passe encore pour la cloche de le paroisse, qu’ils ont appelée Louisette, comme la fille du père Maurice, qui lui servait de marraine. . . Servir de marraine à une cloche... c’était déjà passablement godiche... mais à un bateau, ça ne se comprend plus. •

Am : Vaudeville de Favart.

*Lê» dimanches et le» jour» de fête ,

u nioin» la cloche appelle les élu»;

On dit : J’entend» sonner Louisette, Louisette sonne l'Angélus.

Mai» un bateau ne peut aeir de même,

Et d’ailleurs vous m'approuverez...

Je ne crois digne du baptême Que le» enfants que vous me donnerez.

tonton. Alors, nous n’v sommes pas.

Êl.01. Méchante!

tonton. Voulez-vous me laisser! ou je recommence , d’abord !

premier pêcheur. Voili qui eft terminé.

deuxième pêcheur. J’espôrc que ça vous a une fameuse tournure.

Êuoi. Le fait est que c’est joliment pa- :

voisé.

premier pêcheur. Nous pouvons à présent nous rendre chez monsieur le bailli.

tonton. Quel bonheur! on dansera toute la soirée.

Êi.dl. Et je vous retiens pour toutes les contredanses.

tonton. Plus souvent... chacun son tour. A je veux danser avec tout le village.

i.es pêcheurs. Elle a raison.

ÊLOI. Ah ! elle a raison... eh bien ! moi, j’embrouillerai toutes les figures. .. je mar- I chcrai sur les pieds des danseurs. . . je ferai tomber les danseuses.

deuxième pêcheur. Vilain jaloux !

iMM.

Air : Espérance , confiance ,c‘ est le refrain de pèlerin. C’est un défaut peut-être.

Mais il vaut mieux pourtant Être jaloux que d’être...

TOMTQN.

Quoi donc ?...

ÉLOI

Ça se comprend. * tortoii.

L’un n’empécbe pat l’autre

* s LOI

Voua dite»?. . .

toutou.

Moi, rien.

■éloi.

Si.

Quel projet est le vôtre?

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