SCENE XIII
Les Mêmes, puis ÉTIENNE, porté par deuir hommes. Toute la COUR.
CHOEUR
Al» : Célébrons ce doux mariage (la Veuve de U grande armée).
Iiieu de bonté. Dieu de clémence,
Puisque vous l'avez protégé.
Veuillez nous donner la puissance De secourir le naufrage.
Pendum le chœur , on a porte K tienne évanoui sur un canapé, à l'avant-scéne .
LOC1SBTTK.
Mon Dieu ! mais il respire à peine ;
Pourtant je reconnais ses traits.
C'est lui, mon frère, c’est Etienne,
C'est l'ami que j’aimais î Aux personnes qui l'enlourent •
De vous si je dois tout attendre,
Sauvez, sauvez ce malheureux.
VLoaze.
D'où peut venir un intérêt si tendre?...
Reconnaissant Étienne.
Que vois-je! A ciel I... eu croirai-jc mes yeux?
LOVIS1TTR.
A genoux, et que chacun prie»
Que chacun s’incline en ce lieu.
Pour que Dieu le rende à la vie.
Elevons nos accents ver» Dieu !
CHOEUR, tous & genoux.
Dieu de bonté, etc.
A la fin dn cœur , Etienne fait un mouvement.
LOUISETTE. Sauvé! il est sauvé!
étien\e, ouvrant 1rs yeux. Une femme !
où suis- je donc? et qui m'a secouru dans ce naufrage ?
louisette , qui a baissé son voile. A sa tour. Eloignez-vous !
Toutes les personnes remontent et te tiennent au fond.
florac, à Z aida. Maintenant, comptez sur moi : votre cause est la mienne.
zaioa. A ce soir donc !
florac. A ce soir.
Il tort avec Zalda.
LOUISETTE. Lui ! lui ! que je ne croyais plus revoir. ( Etienne veut se lever, et tombe de fatigue. ) Kestez ; la fatigue et les dangers ont dû brisez vos forces.
Étienne. Ah ! oui, cette tempête ; tant de victimes autour de moi ! cl c’est vous , madame, qui m’avez sauvé!...
louisette. Vous ne me devez aucune reconnaissance Appelée par mon rang au
secours des malheureux naufragés dans cette Ile... j’accomplissais un devoir.
Étienne. Hélas ! la mort eût mis un terme à mes peines ; mais, si cruelle que soit pour moi l'existence , iaissez-moi remercier mon
MA I1RETAGNE.
ange libérateur; pourquoi cherchez-vous h me dérober vos traits?
louisette. Et qu’importent les traits de
mon visage ! vous pariiez de peines, de
souffrances... ch bien! je suis la reine de ce pays, et s’il est en mon pouvoir de les calmer, de les adoucir...
Étienne. Non, madame, cela n’est au pouvoir de personne , et pourlant depuis que je vous écoute... vos accents, le son de votre voix. .. Ah ! que je l’entende encore!
Am de la Bretagne.
Oui, parlez-moi, venez à mon secourt;
Parlez, parlez, voire voix me soulage;
Mais la fatigue a brisé mon courage,
Et malgré moi...
Il retombe sur le banc.
LOUISETTE
Grand» dieux !