LES SOLFILS OU LES ÉTOILES
Elle conserve encore dans son sein toute la chaleur qui a du résulter de sa condensation et de la chute de ses différentes particules, qui, venant des limites les plus reculées de son domaine, ont obéi à l'attraction en tombant vers le centre.
Cette masse énorme, subissant les phases de refroidissement par lesquelles ont passé les planètes qui renvironncnt, pourra un jour se trouver complètement dépouillée de Téclat dont elle brille aujourd'hui ; mais il s'écoulera encore des millions et des millions d'années avant qu'elle devienne incapable d'agir efficacement pour entretenir la force et la vie autour d'elle. Y aura-t-il une cause quelconque dont l'action doive alors rétablir les choses dans leur état primitif? Nous ne saurions le dire. Le monde n'a pas toujours existé et rien ne nous prouve qu'il doive exister toujours.
La constitution gazeuse du Soleil nous explique les phénomènes que nous observons à sa surface. La partie qui reste extérieurement exposée à la radiation vers les espaces célestes perd l'état gazeux en se refroidissant; elle reste condensée sous forme de masses vaporeuses, mais incandescentes, dans l'atmosphère gazeuse et transparente dont le globe est environné, formant une couche brillante que nous appelons la photosphère. Otte (touche, ainsi que l'intérieur du corps solaire lui-même, est le siège de vastes opérations chimiques et de mouvements physiques trèscompliqués. Des causes encore inconnues, transportant des masses considérables de l'intérieur vers l'extérieur, produisent d'immenses lacunes dans la couche lumineuse, et donnent ainsi naissance aux taches; le
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centre de ces lacunes, plus obscur et plus absorbant, nous interceple la plus grande partie des rayons lumineux qui émanent du noyau central, composé d'un matière gazeuse et complètement dissociée.
Au-dessus de !a couclie lumineuse se répand l'atn sphère formée de vapeurs transpai*entes qui s'élèvent, selon leurs poids spécifiques, à différentes hauleurs.j De toutes ces substances l'hydrogène est la Dioîn dense; aussi flotte- 1- il à une grande hauteur, foi mant des colonnes et des nuages qui constituent 1«| protubérances roses observées autour du Soleil pendant les éclipses. Le fer et le calcium sont les matières les plus abondantes au fond des taches et dans tes déchirures de la photosphère.
L'atmosphère du Soleil est très-vaste; elle s'étend ' à une distance qui est bien égale au quart du rayon solaire; elle a une forme elliptique, son élévation étant moins grande aux pôles qu'à l'équateur. Dans les régions équatoriales, et surtout dans celles où se présentent les taches, on observe une activité plus grande qu'aux pôles, activité qui se manifeste par un éclat plus grand , et par une hauteur plus considérable de la couche atmosphérique elle-même.
Le spectroscope, en nous révélant la composition chimique du Soleil, nous a montré que les substances dont il est formé sont identiques avec celles qui constituent les corps terrestres. Et cependant, nous sommes encore bien loin de connaître la nature de toutes ces substances.
Telles sont, résumées dans un aperçu général, les connaissances que nous possédons sur l'astre du jour. Ces connaissances sont bien incomplètes, il est vrai;
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et cependant, si nous considérons la rapidité avec laquelle se succèdent les grandes découvertes relatives au Soleil, nous serons fiers d'appartenir à une génération qui, à elle seule, a plus avancé dans cette voie que toutes les générations qui l'ont précédée. Le dernier mot n'est pas dit, mais on peut bien espérer que les découvertes à venir, loin de détruire aucune des parties de l'œuvre actuellement accomplie, continueront le travail déjà commencé, le compléteront, et résoudront les nombreux problèmes dont nous avons indiqué l'énoncé dans ce livre. Le travail patient de l'observation, les expériences habilement dirigées pour contrôler les théories et les hypothèses finiront par éclaircir ce qui est encore douteux ou incertain.
Il nous reste beaucoup de choses à apprendre, car la nature est inépuisable dans ses merveilles ; lorsque l'on croit arriver au terme, on n'est encore qu'au début, et l'histoire même du Soleil nous fournit une preuve frappante de cette vérité.
Le champ serait bien plus vaste et plus inépuisable si nous voulions nous occuper des influences merveilleuses que cet astre bienfaisant exerce sur la Terre, puisque ses rayons, doués du pouvoir d'éclairer, d'échauffer et d'agir sur les molécules des corps, sont la cause première d'où découlent, sur toutes les planètes, et la force et la vie. Lorsqu'on se borne à considérer le Soleil comme le centre géométrique des orbites que décrivent les planètes, on se fait une bien pauvre idée de l'action qu'il exerce dans le monde et de son importance dans la création. Mais, lorsque l'on considère son influence physique, chimique et physiologique, on se trouve en présence d'une foule
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de qnestÛHU nxyitk^m^m-M^: f^blèm^s non réflofals, dimt l'étude iiiilpftiJljjpJlrtiiiiii , ^ (--xt-rcoi- l'activité defduneungénértdqni. Les fercet qu'il mcleu jeu sont d'un ordre plfb ylevé qu& l'atlritcliuii elliv méme, et leur natuM-iatîii&b est tout aussi ineonnuoque celle de la gravitatian. Ifpus u'avons pas pu t trer dans l'étude ^>éciale de' "ces relations, mais q ne devioas pas les l^iteârbompléteinent de côtÂ. ! nature de cetOuvrage-noAiapermis à peine d'en dir«']j quelques mots; peut-être un jour pouTTons-noasjl traiter ces questions d'uiie manière plus s |dus approfondie.
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