‹ Le soleilChapitre 16 sur 53 · ESS · texte numérisé non relu

ESS

Terre

la moyenne de toutes ses mesures sur cette même raie

par la formule :

6 = 190,4 — 10,4 Sin? & où le coefficient de sin? » est deux fois et demie plus

petit que dans la formule relative aux raies de la ;

couche renversante,

Conclusions générales. — On peut, pour résumer cette étude, dire que la photosphère et les couches basses de l'atmosphère solaire ont à peu près le même mouvement, qui est bien connu aujourd’hui, sauf au voisinage immédiat des pôles, par les résultats concordants de l'observation spectroscopique et

de l'observation des taches, facules et flocculi. Ce mouvement est très différent du mouvement de rotation d'un corps solide, les vitesses angulaires allant régu- | lièrement en diminuant de l'équateur au pôle. C'est 1à un fait essentiel que devront expliquer les théories mécaniques de l'équilibre de la matière solaire ; mais les hypothèses proposées jusqu'ici, en particulier par __ Emden, pour expliquer à la fois ce mode de rotation et l'existence des taches solaires, ne peuvent pas être considérées comme entièrement satisfaisantes : elles n’ont guère fait que mettre en évidence l'existence d’une relation entre les inégalités de la rotation et la formation, la répartition et la périodicité des taches. Nos connaissances sont beaucoup plus incomplètes en ce qui concerne la rofation de la haute atmosphère, c'est-à-dire en somme ses mouvements permanents par rapport à la surface du Soleil. Les observations sur les flocculi de l'hydrogène et les mesures spectroscopiques semblent bien montrer que cette rotation est plus rapide et plus uniforme que celle de la photo- sphère ; mais par contre l'étude des filaments donne pour leur révolution synodique des valeurs voisines de celle qui correspond à la photosphère, valeurs qu'il est bien difficile de concilier avec les valeurs élevées de la rotation journalière déduites par Evershed de l'étude spectroscopique des protubérances. Il est très possible que les phénomènes soient en réalité plus compliqués = que nous ne l'imaginons, que les protubérances ne | soient qu’une illumination des vapeurs hautes dont l'emplacement est déterminé par des phénomènes se produisant sur la photosphère, tandis que ces vapeurs sont entraînées dans la circulation générale, permanente ou accidentelle, de l'atmosphère solaire. | Enfin, il est un autre problème qui est loin d’être résolu : c’est celui de la variation possible de la rotation de l'aimosphère solaire suivant le cycle général de

LR ris

L'ÉTUDE DE LA SURFACE SOLAIRE

l’activité solaire. Les mesures spectroscopiques faites au Mont-Wilson sur les raies de la couche renversante ont donné comme valeur moyenne de la vitesse de l'équateur solaire en 1906-1908 v — 2,06 km/sec et en 1019-1924 v = 1,90 kmy/sec : il est difficile d’attribuer à des erreurs de mesure une différence qui atteint 8 %, mais il est encore plus difficile d’en donner une interprétation, et d'expliquer pourquoi les vitesses de la couche renversante seraient différentes au couts de deux cycles de 11 ans consécutifs. Le problème ne pourra être résolu que lorsque l’on disposera de mesures cohérentes s'étendant sur plusieurs cycles complets de 23 ans (page 162}.

Page 1