‹ Le soleilChapitre 21 sur 53 · AS AE TA · texte numérisé non relu

AS AE TA

de ee A

|. LE SPECTRE NORMAL DU SOLEIL

Les nombres de Russell ne sont encore que provisoires, mais ils doivent pourtant être assez approchés, d'une part parce que le mode de calibrage employé doit donner assez correctement les valeurs des nom- … bres m, qui ne sont que des rapports, d'autre part parce que le potentiel d’excitation E est très bien connu par les mesures spectroscopiques ; or le terme 0,85 E, qui est le seul à ne pas être un terme logarithmique, est généralement celui dont l'importance est prépondérante : c’est par exemple parce que les raies très faibles de l'oxygène correspondent à une valeur élevée du potentiel d’excitation que le calcul place cet élément au second rang du tableau. On peut aussi considérer que les nombres de Russell sont confirmés par leur accord avec les nombres trouvés par miss Payne, également par une méthode spectroscopique, pour les atmosphères stellaires, et surtout avec les nombres trouvés par l'analyse chimique pour la composition moyenne de la croûte terrestre (y compris l’atmosphère et les océans) et la composition moyenne des météorites. On jugera de cet accord par les dernières colonnes du tableau précédent, où l’on a inscrit les valeurs des log g trouvées dans ces divers cas ; on pourra remarquer que la faiblesse de la teneur en magnésium de la croûte terrestre s'explique par le fait que les roches magnésiennes que contient la Terre forment probablement un magma situé au-dessous des roches granitiques des couches accessibles à l'analyse chimique.

L'étude du spectre solaire vient donc justifier l’hypothèse depuis longtemps admise de l'identité de compo: sition de tous les corps célestes, et renforcer les raisons données au paragraphe précédent d'attribuer à des causes d'ordre purement spectroscopique l'absence de certains éléments du spectre solaire. Russell a d’ailleurs

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