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spectre d’Arcturus, ce dernier étant tout à fait ana-. logue au spectre des taches. E- a
Pour vérifier cette conclusion, d'importants travaux spectroscopiques furent entrepris au laboratoire de 52 Pasadena par les astronomes du Mont-Wilson, et . poursuivis surtout par King : les spectres de la plupart des éléments furent photographiés dans des conditions très variées d’excitation, soit par chauffage de leurs vapeurs à diverses températures dans un four électrique, soit par excitation dans des arcs électriques de diverses intensités. Ces recherches montrèrent que les raies renforcées dans les taches sont toutes des
que les raies affaiblies dans les taches sont toutes des raies affaiblies par l’abaissement de la température. Mais en même temps ces travaux jouèrent un rôle à important dans létablissement de la classification des raies en raies d’étincelle et en raies d’arc; les caractères et l’origine de ces deux types de raies sont A ujourd’ hui assez bien connus pour que nous puissions résumer l'étude comparative des deux spectres en disant que les spectres d’étincelle sont affaiblis dans le Spectre des taches, tandis que les spectres d'arc y sont = renforcés. Ces modifications traduisent une diminution de l'ionisation dans les taches, causée elle-même par ) | l'abaissement de la température (cf. page 163).
Cette conclusion peut être précisée par la théorie de Saha (page 133) : les modifications observées s’expliquent bien en supposant que, lorsqu'on passe de la photosphère, ou des étoiles du type solaire (type Go), aux taches du Soleil, ou aux étoiles du type d’Arcturus (type Ko), la température s’abaisse de 60000 à 40000. - Nous ne ferons ici que résumer les conclusions qu'a . développées Russell pour les métaux alcalins etalcalino-terreux.
… En ce qui concerne les premiers, nous avons déjà vü (page 135) que la faiblesse de leurs potentiels d’ionisation entraîne leur ionisation presque complète dans la chromosphère, et que le fait que leurs raies d’étin- celle ne se trouvent pas dans la partie accessible du spectre entraîne leur absence du spectre solaire ou leur représentation dans ce spectre par des raies d’arc faibles. La diminution de l’ionisation dans les taches a “pour conséquence le renforcement de ces raies ou leur
a fi:
A) pparition ; c'est ce que montre le Tableau suivant :
* MOPHISment....,..51 Sodium Potassium Rubidium Lithium
Potentiel d’ionisation 5,1 4,3 4,2 5,4 volts IRIS Lane 0 0 o ve 5896 5890 7699 7665 7948 7800 6708 angstrôms
: Rowland 20 30 5 6 absent absent Intensités À Taies AMONT. LI MB MAT OLUEA
LES TACHES DU SOLEIL
__ En ce qui concerne Îles éléments alcalino-terreux, nous läisserons de côté les raies H et K (cf. page 184) qui jouent un rôle tout à fait particulier : le niveau élevé où elles se produisent les soustrait aux causes de refroidissement local et leur importance indique que l'absorption qui leur correspond est totale, et reste totale même pour une diminution notable du nombre des ions Ca+. Mais la diminution de l’ionisation du calcium dans les taches est manifestée par le renforcement des raies des séries principales du spectre d’arc : l'intensité passe de 20 à 40 pour la raie 4227, der à9 pour la raie 6573. On observe de même des renforcements très nets de la raie 4607, absorbée par l'atome de strontium dans son état normal, et de la raie 4571, absorbée par l'atome de magnésium dans son état normal. Il n’y a au contraire pas de renforcement pour les raies des séries secondaires, qui ne peuvent être absorbées que par des atomes déjà excités, dont le nombre peut être diminué ; en effet, le nombre total d'atomes neutres est augmenté par la régression de
. f'ionisation, mais la proportion des atomes neutres
excités est diminuée par l’abaissement de la tem-
pérature : c’est ainsi que le triplet b du magnésium n’est que très peu modifié, tandis que le triplet bleu du zinc est très affaibli.
Le phénomène de Zeeman dans les taches solaires. — Ainsi l'apparition de raies nouvelles, raies atomiques ou raies de spectres de bandes, et les modifications d'intensité des diverses raies dans le spectre des taches sont correctement expliquées par le seul effet de l’abaissement de température. Il reste à expliquer les nombreux dédoublements observés ; ces dédoublements étaient considérés autrefois comme des doubles tenversements ; mais Hale a montré en 1908 qu'ils devaient être considérés comme des effets Zeeman pro-