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SERA

a LA COURONNE

aucune modification, alors que les étoiles filantes s’enflamment dans notre atmosphère à des hauteurs de 100 ou 150 kilomètres, où l’air est tellement raréfié

que la diffusion de la lumière solaire est devenue

négligeable.

La couronne. ne peut pas non plus être formée, comme l'avait supposé Arrhénius, de gouttelettes liquides ou de fragments solides supportés par la pression de radiation : la température au voisinage du Soleil est trop élevée pour que de tels fragments puissent subsister sans se volatiliser dans la couronne intérieure, Ils formeraient alors un gaz, . dont les molécules ne pourraient pas être supportées par la

pression de radiation, parce que les forces que produit cette pression sont négligeables par rapport au poids

pour des particules matérielles, telles que les atomes ou les ions qu'ils peuvent fournir par perte de leurs électrons, dont le diamètre est petit par rapport à la longueur d’onde.

I1 paraît donc difficile d'échapper à l’idée que la

» couronne est constituée par des particules beaucoup . plus légères que les atomes de n'importe quel élément ;

Schwarzschild a proposé en 1906 d'admettre que ces

particules sont des électrons, 1.800 fois plus légers

que les atomes d'hydrogène. Les rayons coronaux — banderoles équatoriales et filaments polaires — sont alors les trajectoires que décrivent les électrons sous l’action du champ magnétique solaire (page 237) ; les variations de leur forme, liées au cycle des taches, seraient dues à l'émission de très nombreux électrons

… parles taches ou par les régions actives qui Îles

entourent.

La théorie électronique de la couronne a été développée récemment par Anderson, qui a montré qu’elle permet de rendre compte de l'intensité de la lumière coronale et de ses variations avec la distance

au Soleil : les électrons sont en effet susceptibles de : diffuser de la lumière, tout comme les atomes, et

le « gaz d'électrons » peut sans doute émettre aussi,

dans la couronne intérieure, un spectre de rayonne- : ment thermique. L'hypothèse que la couronne est” constituée par un « gaz d'électrons » semble être“

actuellement la seule possible, à condition bien entendu

d'admettre que ce gaz contient aussi, dans les parties N

internes, les atomes ou les ions qui émettent le spectre de raies brillantes. Mais on se demande comment un tel gaz peut être en équilibre, et ne pas tomber sur

le Soleil sous l’action des forces électrostatiques w

considérables qui doivent s'exercer entre les charges négatives des électrons et les charges positives égales que laisse nécessairement subsister à la surface du Soleil l'émission de ces électrons : il y a là uneénigme qui n’est pas résolue à l’heure actuelle.

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