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Ÿ — 120.000 km/sec qui explique les rayons auroraux, et il a fallu pour obtenir une représentation satis- faisante de la couronne choisir une valeur du champ magnétique au voisinage au Soleil égale à 107 gauss : c'est précisément la valeur donnée par Deslandres. Le travail de Stôrmer apporte donc une confirmation du résultat de Deslandres, et en même temps ïül met en évidence le rôle essentiel des rayons catho- diques dans l’illumination de la couronne. Considérons, parmi ces rayons cathodiques, ceux qui peuvent atteindre la Terre : le plan de l’écliptique étant peu différent du plan de l'équateur solaire, ce sont des rayons provenant de points voisins de l'équateur, qui sont relativement peu déviés par le. champ magnétique solaire. Mais ils subissent tout de . même une certaine déviation, en sens inverse de la rotation solaire, et leur trajectoire a, dans le plan de l'écliptique, la forme qu’indique la figure 42 les rayons qui atteignent la Terre T proviennent d’un point À du Soleil qui a déjà dépassé le méridien central C depuis un certain temps, que mesure: l’angle 0 dont a tourné le Soleil pendant ce temps. Même en supposant la propagation très rapide, les orages magné- tiques ne doivent se produire qu'avec un retard . appréciable sur le passage des régions actives au. méridien central : c’est ainsi que Desfandres explique les retards effectivement observés (page 221), la variation du retard d’une tache active à une autre étant liée à la différence des vitesses des rayons cathodiques qu’elles émettent. ; Deslandres a fait également remarquer que l’existence du champ magnétique solaire permet d’interpréter les vitesses de rotation apparentes très élevées 1 obtenues spectroscopiquement par Evershed pour les protubérances (page 74). Une protubérance P (fig. 45) est constituée par des ions Ca+ qui s'élèvent «
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| ACTIONS ÉLECTRIQUES ET MAGNÉTIQUES DU SOLEIL au-dessus de l'atmosphère solaire : ces ions, chargés positivement, doivent être déviés dans le sens de la rotation solaire, et la composante de leur vitesse
parallèle à la surface solaire doit par suite être nettement plus grande que la vitesse de la surface.
Conclusion. — Il n’est pas douteux que le Soleil émette, dans l’espace qui l'entoure, un rayonnement corpusculaire dont la partie la mieux étudiée est constituée par des électrons à grande vitesse, mais
qui comprend sans doute aussi des corpuscules d'autre nature. Il est lié à l’activité générale et à l’activité |
locale du Soleil, et il se manifeste à nous par les phé- x
nomènes terrestres des aurores polaires et des orages
magnétiques : on peut espérer que leur étude systé- … |
matique augmentera peu à peu nos connaissances sur le rayonnement corpusculaire du Soleil.
Il est probable que ce rayonnement corpusculaire joue aussi un rôle important dans les phénomènes
de l'atmosphère solaire et dans l’illumination de la #5
couronne. Mais ici, la théorie de Deslandres et de Stôrmer soulève plus de difficultés qu’elle n’en résoud : la lumière de la couronne ne peut pas provenir directement des électrons des rayons cathodiques, puisque nous avons vu que la matière qui l’émet — ou qui la diffuse — n’est animée que d’une faible vitesse ; mais alors, quelle est cette matière qu ’illuminent les rayons cathodiques, et par quel mécanisme donne-t-elle ?
un spectre d'émission continu ? La théorie du bombardement corpusculaire semble se heurter à plus d’objections que la théorie électronique d’Anderson dont nous avons parlé à la fin du chapitre précédent ; il ne faut pourtant pas oublier que la théorie d’Anderson est une théorie d'équilibre statistique d’une couronne formée de couches sphériques homogènes : il n’est pas possible d'interpréter la forme de la couronne et sa variation avec l’activité solaire sans faire appel à l’hypothèse d’une émission par des régions privilégiées du Soleil.
Le mécanisme même de l'émission du rayonnement corpusculaire pose de nombreux problèmes, et nous ne savons pas s’il est le même dans les protubérances dont l’activité persiste pendant des jours et des mois ou dans les éruptions rapides et brillantes. Si nous voyons bien comment les ions Ca+ peuvent être chassés par la pression de radiation sélective, nous ne savons pas du tout où peuvent se produire dans le Soleil les différences de potentiel de 40.000 volts susceptibles de lancer les électrons avec la vitesse de 120.000 kilomètres par seconde calculée par Stürmer. Le schéma de Deslandres représente sans doute bien la distribution générale des charges électriques dans le Soleil, mais quels sont les mouvements généraux et les mouvements locaux de ces charges ? Ce sont 1à des questions auxquelles permettra peut-être de répondre un jour le développement de nos connaissances sur les mouvements des différentes couches de l’atmosphère solaire et les variations générales et locales du champ magnétique en ses divers points. Sans doute aussi pourra-t-on un jour mettre en évidence les champs électriques dans le Soleil par le phénomène de Stark, c’est-à-dire par leur action sur l'émission des raies spectrales et en particulier sur leur largeur : peut-être peut-on rapporter à un tel
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Mais les 18e it encore 00 peu nombreuses, et d au effet Stark des raies métalliques est encore mal connu, pour + soit os de dire quete
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