‹ Le soliloque enflammé de Gerlac PetersChapitre 151 sur 161 · a la preuve que sa confession est véritable · texte numérisé non relu

a la preuve que sa confession est véritable

(1) L'auteur ne nomme pas saint Ambroise, auquel il semble bien avoir emprunté cette phrase, en la changeant un peu. Au ch. 7 du 2e livre sur la Pénitence, saint Ambroise s'exprime ainsi : « Le Seigneur sait tout, mais il attend votre parole, non pour vous punir, mais pour vous pardonner : Novit omnia Dominus, sed exspectat vocem iuam,

celui qui répand tous ses péchés comme l'eau, de sorte qu'il n'en reste ni couleur comme dans l'effusion du lait, ni épaisseur ou saveur comme lorsqu'on répand de l'huile ou du sang, ni odeur comme dans l'effusion de vin ou de vinaigre. Il reste la couleur quand on avoue le péché sans dire l'occasion ou la provocation au mal, comme dans la gourmandise ou l'impureté. Il reste l'épaisseur ou la saveur, lorsqu'on dit ses péchés, mais en gardant sous silence l'intensité ou la durée des plaisirs qui absorbent totalement la raison ; il est écrit : (le péché) est entré comme l'eau au-dedans de lui, et comme l'huile il pénètre dans ses os (Ps. io8,v. j8). Enfin, il reste l'odeur du péché, lorsqu'on se confesse sans parler de son déshonneur ou du mauvais exemple et du scandale d'autrui. Au contraire, celui qui se confesse bien, manifeste, avec son péché lui-même, ce qui l'a précédé et ce qui l'a suivi.

Confesser ses péchés avec nombre, poids et mesure, c'est la marque d'une confession véritable. On doit confesser le nombre de ses péchés ou leur fréquence, — parce qu'une blessure qui se renouvelle souvent est aussi plus lente à guérir ; leur mesure, c'est-à-dire leur durée : une maladie plus longue amène une mort plus rapide ; on doit enfin dire le poids ou la gravité du péché, car les circonstances de temps, de lieu (cimetière ou église), ou de personne (si c'est un clerc que l'on frappe; si on commet un péché avec une personne consacrée à

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