EPILOGUE
Je vous avouerai, ô Dieu très saint, avec toutes les larmes et les gouttes de sang de votre Fils bienaimé, que je ne suis pas encore au commencement d'une seule vertu, en la perfection décrite ici même. Je me réjouis cependant de ce que nous les aurons, toutes, plus parfaitement que l'intelligence humaine ne peut le comprendre. Je vous confesse, ô Seigneur, qu'il est actuellement bienheureux, et qu'il le sera davantage dans l'autre monde, celui qui possède ces vertus avec leur perfection, telles qu'elles ont été ici décrites : et pourtant, c'est à peine, peut-être, si elles suffisent au salut.
Je vous le demande aussi, Seigneur, avec tous les désirs de votre Fils, de l'Esprit- Saint et de toute créatuYe, donnez-moi de distinguer les vertus surnaturelles, des vertus naturelles et des fausses vertus. Et à tous ceux qui traiteront cette matière, à ceux qui en recevront l'enseignement ou qui réfléchiront là-dessus, ô vous, Dieu tout-puissant, donnez-leur au moins une seule vertu, véritable et parfaite. Je suis certain que celui qui en reçoit une de vous, Seigneur, celui-là les a toutes ensemble; s'il
fait des progrès en une, toutes ensemble aussi elles augmentent ; si l'une s'affaiblit, les autres aussi vont en diminuant; et celui qui manque d'une seule vertu, n'en a pas du tout, parce qu'elles sont toutes unies dans la grâce. Ainsi soit-il!
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TABLE DES MATIERES
Préface