PAR LA SOCIÉTÉ
Marcel Boulenger : Nos Élégances.
(15 Novembre 1908).
Ce recueil de chroniques est tout à fait le contraire du volume à grand tirage : il semble avoir été composé pour les délicats et les lettrés, ceux que l'on appelait autrefois des dilettantes ; et nos sottes gens de contemporains y trouveront la peinture de leurs ridicules, que l'auteur caresse au passage d'une main dédaigneuse, à la cavalière, pour ainsi dire.
René Boylesve : La Poudre aux Yeux.
(1" Février 1909).
Les contes que l'on trouvera dans ce volume sont tous sur de bonnes gens, un peu ridicules, tout à tait de notre pa}s, la France bourgeoise, que l'on aime et que l'on raille. Il ne faut pas demander à ces croquis une ampleur qu'ils n'ont pas voulu a\oir : ils sont justes, exacts, précis, et leur auteur n'est point la dupe dans un jeu où il semble se plaire à laisser entrevoir ce qu'il pense plutôt qu'à le proclamer à grand fracas de cymbales et de cuivres.
Louis Thomas :
L'Esprit de Monsieur de T aller r and
(1^^ Mai 1909).
C'est un essai de biographie, de portrait, que M. Thomas a voulu donner du célèbre diplomate. Il a recueilli dans ce but toutes les anecdotes et les mots qui exprimaient quelque chose de l'esprit de M. de Talleyrand et de l'opinion qu'en avaient ses contemporains. Le volume ainsi composé est plaisant, avec un côté sérieux, puisqu'en effet M. de Talle) rand a joué un grand rôle. Une caricature de Dantan a semblé aux éditeurs le meilleur portrait qui pût accompagner ce feu roulant de malices.
Jacques Boulenger : Ondine Valmore
(15 Mai 1909).
L'étude de M. Jacques Boulenger sur la fille de la célèbre poétesse comprend une biographie et les œuvres de cette enfant vite disparue, des poésies, un conte et quelques lettres recueillies çà et là. La reproduction d'une miniature charmante aide les esprits à évoquer cette figure un peu effacée de notre histoire littéraire.