SCÈNE XIII
Les précédens , ARMAND.
ARMAND
Et#quoi! Madame, vous êtes là? moi qui, depuis une heure, vous attendais pour vous conduire.
lespérance , à part.
Maudit surnuméraire! encore une tentative inutile. Je n’arriverai point au ministre.... Eh! si vraiment. Quelle idée!... Qu’est-ce que je risque ?... Il aura toujours de ma prose, et présentée par une jolie main.... Allons, en avant le bureau des pétitions, (/< fouille rapidement dans sa poche de côté et tire une pétition i u'il présente à madame de V crsac à la place de la sienne. )
Air : Quand on sait aimer et plaire.
Puisqu’un autre ici vous donne Le bras que l’on vous offrait ,
A lui je vous abandonne ,
Et je vous rends ce placet.
MAD. DE VEBSAC.
Croyez qu’au fond de mon ame —
LESPERANCE.
Ah! je ne perds pas l’espoir.
Peut-être allez -vous , Madame,
Me servir sans le vouloir.
ARMAND
Souffrez qu’ici je vous donne Le bras que l’on vous offrait.
A l’espoir je m’abandonne ,
J’attends tout de ce placet.
MAD. DE VERSAC
J’accepte , puisqu’on l’ordonne ,
L’offre qu’ici l’on me fait;
A l’espoir je m’abandonne :
J’attends tout de ce placet.
LESPÉRANCE.
Puisqu’un autre ici vous donne, etc.
( Madame de V ersac et Armand sortent. )