‹ Le somnambulisme provoqué (volume 2)Chapitre 24 sur 32 · VII. — Du i^appoî^t de r hypnotisé avec r hypnotiseur · texte numérisé non relu

VII. — Du i^appoî^t de r hypnotisé avec r hypnotiseur

Une des questions les plus difficiles du somnambulisme provoqué est celle du rapport du sujet avec celui qui l'a endormi.

« Il est d'observation, dit le D"" Liébeault (i), que presque tous les somnambules artificiels sont en relation par les sens avec les endormeurs; mais rien qu'avec eux. » Le sujet entend tout ce que lui dit l'hypnotiseur et n'entend que lui, pourvu que le' sommeil soit assez profond. D'après le D^ Liébeault, et j'ai pu constater le fait à plusieurs reprises sans pouvoir affirmer qu'il soit constant, lesomnambule en communication avec son endormeur ne paraît pas entendre celui-ci lorsqu'il s'adresse à une tierce personne ; il faut qu'il soit directement interpellé par lui.

Ce rapport avec l'hypnotiseur s'établit non seulement par Touïe, mais par toutes les autres

(i) Liébeault, page 5i.

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espèces de sensations. Ainsi, si Tendormeur prend la main du sujet endormi avec toutes les précautions possibles pour ne pas révéler sa présence, le sujet reconnaît immédiatement que cette main appartient à l'hypnotiseur et il obéit aux attitudes et aux mouvements que l'hypnotiseur imprime à ses membres sans que celui-ci prononce une parole. Si, par exemple, dans ces conditions, rhypnotiseur soulève le bras du sujet, ce bras reste élevé, tandis que si une autre personne, non en rapport avec le sujet, lui élève le bras, ce bras retombe inerte. De même quand le bras a été mis en catalepsie, cette catalepsie cesse dès que l'hypnotiseur le prend, sans parler, pour lui faire faire un mouvement, tandis que si c'est une autre personne qui fait la tentative, elle éprouve une résistance invincible ; il en est encore de même pour les mouvements automatiques qui ne s'arrêtent que quand l'hypnotiseur les arrête lui-même.

Quand des passes sont faites à quelques centimètres du sujet endormi, soit devant sa figure, soit même derrière lui, le sujet reconnaît si ces passes sont faites par celui qui l'a endormi ou par des personnes étrangères. Faut-il attribuer le fait à une surexcitation de la sensibilité tactile ?

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