‹ Le somnambulisme provoqué (volume 2)Chapitre 5 sur 32 · II · texte numérisé non relu

II

42 à 49 ans . . . .

49 à 56 ans. . . .

56 à 63 ans. . . .

63 ans et au delà.

Ce qui frappe au premier abord dans ce tableau, c'est la forte proportion des somnambules dans Tenfance et dans la jeunesse (26,5 p. iQO de I à 7 ans, et 55,3 p. 100 de 7 à 14 ans) ; on remarquera aussi que pour ces deux périodes de la vie tous les sujets sans exception ont été plus ou moins influencés. Il y a là un fait important à constater, si, comme je le crois, la suggestion hypnotique est appelée un jour à

Beaunis. 2

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jouer un rôle utile dans l'éducation de Penfant. Mais je ne veux pas insister ici sur cette question qui sortirait de mon cadre et je me contente de mentionner le fait.

Dans la vieillesse, au contraire, on voit le nombre des somnambules décroître, mais tout en restant encore à un chiffre relativement élevé (7 à 1 1 p. 100), si on considère les conditions physiologiques du fonctionnement cérébral à cette époque de la vie.

On voit, par ce tableau, que le nombre des sujets susceptibles d'entrer en somnambulisme est assez considérable, et que si on pouvait les avoir tous à sa disposition, on n'aurait que l'embarras du choix.

Malheureusement, on ne peut pas utiliser tous les sujets.

Les recherches physiologiques exigent un temps assez long et beaucoup de ces sujets, ouvriers ou ouvrières, qui vivent de leur travail, ne peuvent distraire une partie de leur temps, à moins que la maladie ne leur impose un chômage forcé.

Les personnes d'une certaine classe, par contre, répugnent souvent à se prêter à des ex-

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périences presque toujours fastidieuses et quelquefois désagréables.

D'autre part, un grand nombre de personnes qui viennent à la consultation du D^" Liébeault, n'habitent pas Nancy et viennent quelquefois de localités assez éloignées.

Enfin, pendant tout le temps que durent les exercices pratiques du laboratoire de physiologie, il m'a été impossible de me livrer à ces expériences à cause de la présence des élèves; le calme, le silence sont en effet des conditions indispensables de réussite et les distractions inévitables en pareil cas eussent troublé les résultats.

Je commencerai ces études physiologiques par certains faits qui me paraissent démontrer d'une façon incontestable la réalité des phénomènes somnambuliques. Ces faits ont déjà été publiés sommairement, mais il me paraît utile d'y revenir ici, de les examiner en détail, d'en discuter les conditions phénoménales et d'en tirer les conclusions.

Mais, auparavant, je donnerai la liste des principaux sujets que j'ai observés et résumerai en quelques lignes les caractères de l'état somnambulique qu'ils ont présenté, et j'étudierai

ensuite les procédés employés chez eux pour déterminer le sommeil et le réveil, en m'arrêtant spécialem.ent sur certains points.

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