RECHERCHES
Je mentionnerai seulement quelques causes d'erreurs inhérentes à son maniement.
Chez les femmes et chez les enfants, et en général chez les individns à peau fine et délicate, la pression détermine de la douleur qui fait, qu'après quelques épreuves, il faut renoncer à continuer.. Il est nécessaire, du reste, chez les femmes et surtout chez les enfants, de se servir du dynamomètre du plus petit modèle. Après quelques essais, les sujets se mettent facilement au courant de la façon dont ils doivent s'y prendre pour presser sur le dynamomètre, et ils arrivent assez vite à des chiffres concordants dans une série donnée d'expériences.
Pour les ouvriers à mains calleuses, on se heurte à d'autres difficultés : il en est beaucoup chez lesquels la main ne peut ni s'étendre ni se fermer tout à fait, par suite probablement de la dureté de l'épiderme épaissi et peut-être aussi d'un certain degré de rétraction de Taponévrose palmaire ; les doigts n'ont plus alors la souplesse nécessaire pour bien embrasser le dynamomètre, et la sensibilité tactile émoussée ne leur permet pas de graduer exactement la pression nécessaire pour donner le maximum de force ; aussi ai-je vu souvent des ouvriers, et particu-
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lièrement un hercule de foire, B..., que j'ai fait venir plusieurs fois dans mon laboratoire pour des expériences, donner au dynamomètre des chiffres inférieurs à ceux d'étudiants qui étaient certainement d'une force musculaire beaucoup plus faible. A ce point de vue, le dynamomètre est évidemment un mauvais instrument quand il s'agit de comparer la force manuelle d'un ouvrier et celle d'un homme adonné aux travaux de l'esprit, et il y a à tenir compte de cette considération dans les recherches faites par quelques auteurs sur ce sujet.
Les résultats gétiéraux de mes recherches sont les suivants :
Sur 242 cas, la force dynamométrique prise pendant le somnieil provoqué a été :
3 1 fois, égale à la force dynamométrique prise avant le sommeil ;
41 fois, plus grande;
162 fois, plus faible;
Donc, dans la majorité des cas, la/orce d/namométrique diminue pendant le sommeil provoqué, si on la compare à ce qu'elle était avant le sommeil.
Sur ces 242 cas, la force dynamométrique prise après le réveil a été :
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2() fois, cgalc à la force dynamomctrique prise aidant le sommeil ;
1 14 f >is, plus grande;
71 fois, plus faible ;
Donc, dans la majorité des cas, la force dynamométrique augmente après le réveil, si on la compare à ce qu'elle était avant le sommeil provoqué.
Si maintenant on compare la force dynamométrique après le réveil à ce qu'elle était jce7zdajît le sommeil provoqué, on trouve que, sur 225 cas, elle était :
14 fois, égale;
108 fois, plus grande;
43 fois, plus faible;
Donc, d'une façon générale, la force dynamométrique est plus grande après le réveil que pendant le sommeil provoqué.
Mais ce sont là des résultats bruts^ sans aucun égard aux cas particuliers.
Si maintenant je groupe les sujets d'après les caractères et la profondeur du sommeil provoqué, j'ai les résultats suivants :
Sur ces 78 sujets, 36 présentaient un sommeil léger (engourdissement ; entendent tout ce qui se dit autour d'eux);
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23 entraient en sommeil profond (catalepsie suggestive, continuation des mouvements automatiques qu'on fait exécuter au sujet; oubli au réveil) ;
14 étaient à l'état de somnambulisme (suggestions d'actes et d'hallucinations).
Les tableaux suivants résument les résultats.
A. — Force dynamométrique prise pendant le sommeil^ comparée à la force dynamométrique prise avant le sommeil. (Les chiffres indiquent le nombre de fois.)
Total Egale. Supérieure. Inférieure, des cas.
Sommeil léger. .
iSommeil profond.
Somnambulisme .
E. — Force dynamométrique prise après le réveil^ comparée à la force dynamométrique prise avant le sommeil.
Total Egale. Supérieure. Inférieure, des cas.
Sommeil le'ger. .
Sommeil profond.
Somnambulisme .