II. — Un cas de sliorée guéri par Vh/piotisme (i
La réalité des phénomènes de l'hypnotisme est mise encore en doute aujourd'hui par beaucoup de médecins. Dans une série de recherches entreprises dans ces derniers temps sur les caractères physiologiques du somnambulisme provoqué, j'ai eu occasion d'observer un certain nombre de faits qui excluent toute idée de simulation et qui me paraissent de nature à entraîner la conviction du sceptique le plus endurci. C'est un de ces faits que je viens publier aujourd'hui.
Un fait analogue avait déjà été observé quelques jours auparavant par mon collègue le professeur Bernheim, qui m'en avait fait part, et les deux observations ont été communiquées à la Société de médecine de Nancy dans sa séance du 25 juin 1884, avec pièces à l'appui.
(i) Observation publiée dans la Ga:{ette médicale de Paris du 2 août 1884. Elle est reproduite dans le livre du D"" Bernlicim, De la suggestion et de ses applications a la thérapeutique, p. 34O.
24'' CAS I)F: chorJ^e
Voici, très abrc<;cc, Tobservation, à laquelle je n'aurai à ajouter que quelques mots :
Victorine L..., a;;ée de douze ans et demi, d'un tempérament lympathique, mais forte et bien constituée, est atteinte d'une hémichorée droite sur laquelle sa mère me donne les renseignements suivants :
Première atteinte. — A quatre ans et demi, à la suite d'une frayeur, elle fut prise d'une chorée généralisée très intense. L'enfant ne pouvait ni marcher, ni articuler les mots, ni presque manger. En outre, le mal s'aggravait à certains moments de la journée; ces crises ou ces accès duraient dix à quinze minutes et se répétaient six à sept fois par jour. La durée de cette première atteinte fut de trois mois. Les douches d'eau froide furent le seul traitement employé.
Entre six et sept ans, douleurs articulaires.
Deuxième atteinte, à sept ans et demi. — Elle fut aussi forte que la première et ollVit les mêmes caractères : mais elle ne dura que six semaines. Même traitement.