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même dans les deux cas, et les densités des couches …

que traversent les ondes sonores sont les mêmes aussi, mais en sens inverse. Ainsi, l'intensité du son, en ce qui regarde la densité du milieu, dépend surtout de celle du milieu où se trouve immédiatement plongé le corps sonore, et cela s’explique. À égalité d'amplitude des vibrations du corps, la masse aérienne ébranlée au point de départ est plus grande dans un milieu dense que dans un milieu rare.

Dans sa première ascension (1862), le célèbre aéronaute anglais, M. Glaisher, parvint à une hau-

teur de 3,500 mètres : « Là, dit-il, le silence est:

absolu, pareil à celui qui régnait sur l’abîme, quand la terre fut séparée des eaux. Tout à coup, j'entends une harmonie souterraine. Ce n’est point un écho de la voix des anges, c’est une musique humaine qui pénètre jusque dans ces régions où l'air, déjà moins dense, ne paraît demander qu’à vibrer. » Dans une seconde ascension, le même observateur entendit le bruit du tonnerre : le ballon planait cependant dans un ciel d’une sérénité absolue, à 7,000 mètres de hauteur. La foudre grondait bien

loin, à ses pieds, au sein de nuages plus bas de.

5,000 mètres. Une autre fois, c’est le sifflet des locomotives qui parvint au voyageur à des hauteurs de 5,000 et de 7,600 mètres. D’en haut, les voix humaines s'entendent très-bien, tandis que les aéro-

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