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tendus à des distances considérables, il est probable que c’est le sol plutôt que l’air qui servait de véhi- . cule aux vibrations sonores. Nous avons cité plus haut ce que dit Humboldt des détonations produites par les tremblements de terre ou par les éruptions
volcaniques, lesquelles se sont propagées jusqu'à des distances de 800 à 1200 kilomètres. +
Chladni rapporte plusieurs faits qui prouvent que le bruit du canon se propage à des distances souvent très-grandes; au siége de Gênes, on l’entendit à une distance de 90 milles d'Italie ; dans le siége de Manheim, en 1795, à l’autre extrémité de la Souabe, à Nordlingen et à Wallerstein; à la bataille d’'Iéna, entre Wittenberg et Treuenbrietzen. « J'ai entendu moi-même, dit-il, les coups de canon à Wittenberg, à une distance de 17 milles d’Allemagne (126 kilomètres), moins par l'air que par les ébranlements des corps solides, en dan: la tête contre un mur. » |
On lisait, dans le compte rendu de la séance de l’Académie des Sciences, du 10 janvier 1840, la communication suivante :
« M. Arago donne, d’après une lettre de M. d’ Set queville, des renseignements concernant les distances auxquelles se propage le son. La canonnade qui précéda la prise de Paris, au commencement de 1814, fut entendue pendant quinze heures dans toute la contrée qui s’étend de Lisieux à Alençon et dans toutes les vallées environnantes (170 à 180 kilomètres à vol d'oiseau). M. Elie de Beaumont ajoute,
à l’appui de la communication de M. d'Hacqueville, que la canonnade du 30 mars 1814 a été entendue très-distinctement dans la commune de Canon, si-
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tuée entre Lisieux et Caen, à environ 176 kilomètres de Paris, en ligne droite. »
Est-ce par l'air, est-ce par le sol que le son