‹ Le sonChapitre 34 sur 67 · D / # TD V 77 D 4 GUN WW WI DO UP · texte numérisé non relu

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nombre des vibrations. Nous avons d’ailleurs déjà dit

que le plus souvent, quand un corps solide produit un son, le mouvement vibratoire est rendu sensible

toucher.

Jusqu’ici, nous n’avons considéré, pour les mettre en évidence, que les vibrations des corps solides. Mais celles que la production ou la transmission du

a Main éprouve au

par le frémissement quel

son détermine dans les masses liquides et dans les

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influence d’un ébrans :

Fig. 19. — Vibrations des molécules liquides sous 1

lement sonore.

gaz, peuvent être également rendues visibles. Un verre à moitié rempli d’eau, vibre comme la cloche dont il vient d'être question, lorsqu’on en frotte les

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bords, soit avec le doigt mouillé, soit avec un archet. De plus, on voit alors, sur la surface du liquide, une multitude de stries, qui se partagent en quatre, quelquefois en six groupes principaux, et ces stries sont d'autant plus serrées que le son est

plus aigu (fig. 19). Si l’on force l'intensité du son, Pamplitude des vibrations devient si vive que l’eau jaillit de chaque groupe en pluie fine.

Enfin, si l’on adapte à une soufflerie un tuyau s0nore, on peut constater les vibrations de la colonne d'air intérieure de la facon suivante : on suspend à l'aide d’un fil un cadre recouvert d’une membrane tendue à l'intérieur du tuyau. Quand le tuyau résonne, on aperçoit les grains de sable dont la membrane était préalablement recouverte sautiller à la surface, et prouver ainsi l'existence des Vibrations de la colonne gazeuse, transmises à la membrane elle-même et

Fig. 20, — Vibrations de la colonne gazeuse d’un tuyau sonore.

aux grains légers dont elle est saupoudrée (fig. 20). Nous avons vu que les vibrations transmises par l'air ont quelquefois une grande énergie, puisque

114 LàS LEBON 1 AIT PETER 1 les vitres frémissent, et même se brisent dans le voisinage d’une détonation un peu forte, comme . celle d’une pièce de canon. v.

Voilà donc un fait fondamental ia cat démontré par l’expérience. Le son résulte des mouvements vibratoires qu’exécutent les corps élastiques, solides, liquides ou gazeux, vibrations qui se transmettent à l’organe de l’ouïe par l'intermédiaire des divers milieux qui séparent ce dernier du corps sonore. On comprend donc comment il se fait que le son ne se propage pas dans le vide. Le timbre frappé par le marteau sous le récipient de la machine pneumatique vibre quand même; mais ses vibrations ne se transmettent plus, ou du moins ne se transmettent qu'imparfaitement par l'intermédiaire du coussin qui supporte l’appareil et de la faible quantité d’air qui reste toujours dans le vide le plus complet qu’on puisse réaliser. |

$ 2. — La hauteur des sons est en raison du nombre des vibrations sonores.

Nous avons vu que les sons se distinguent les uns” des autres par plusieurs caractères, que nous avons définis au début du chapitre qui précède.

Le plus important de ces caractères, tant au point de vue physique qu’au point de vue musical, est. la hauteur, c’est-à-dire le degré d’acuité ou de gravité du son. Tout le monde distingue les sons aigus des sons graves, quel que soit d’ailleurs le corps sonore qui les produise. Deux sons de même hauteur sont dits à l'unisson. En général, les oreilles les moins exercées reconnaissent l’unisson, et sa-

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