GAMME DE LA MINEURE
intervalles ascendants. Intervalles descendants. la ‘las + seconde majeure. 7 seconde majeure.
si sol Z .
. . . Seconde mineure. Lt seconde majeure.
ut fa E . seconde majeure. . . . seconde mineure ré mi es . . . seconde majeure. . . . seconde majeure. mi ré . + . seconde majeure . . . Seconde majeure.fa à ut . ; …. : . seconde majeure. . . . seconde mineure. sol à si
seconde mineure. . :. ..- seconde majeure.
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ACOUSTIQUE MUSICALE es OBS ET OR
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Dans la gamme mineure que nous donnons ici pour type, on voit que les deux sons fa £ et sol5 de la gamme ascendante sont remplacés par les deux sons fa, sol, dans la gamme descendante : c’est ce | que les musiciens indiquent en affectant le symbole © . de chacun de ces deux sons du signe 4, qu’on énonce bécarre et qui exprime le retour des deux sons dièzés à leur état primitif ou naturel. Le même signe indique aussi un changement de même genre
dans un son d’abord bémolisé. :
Le premier son d’une gamme détermine le ton du morceau musical où cette gamme est employée, et pour cette raison, il reçoit le nom de tonique. Ainsi, on dit le ton d’ut, le ton de sol... Les physidiens et les musiciens ont eu, selon nous, le tort d'employer ce mot {on pour désigner les intervalles de seconde majeure et de seconde mineure, et d’introduire ainsi une confusion de mots qui peut en- de gendrer la confusion dans les idées. |
$ 3. — Des principes constitutifs de la gamme. Gamme des | physiciens et gamme pythagoricienne..
L'histoire de toutes les transformations qu'a subies la gamme depuis Pythagore jusqu’à nous, c’està-dire dans l'antiquité, au moyen âge et dans les temps modernes, est trop compliquée pour quenous , essayons d'en donner ici, même un résumé. Mais le Fe fait que la série musicale a varié, que les oreilles des Grecs se plaisaient à des intervalles que notre musique moderne réprouve, joint à cet autre qu’aujourd’hui même les gammes adoptées par les peuples qu'on nomme civilisés sont bien différentes de
peu modifiées.
celles qu'on emploie dans la musique perse, chinoise, japonaise ou tartare, paraît prouver évidemment que la gamme a une origine en grande partie | conventionnelle. Elle n’est basée absolument ni sur des lois purement physiques, ni sur des convenances purement physiologiques. Elle est le produit d’une combinaison de ces deux sortes de lois, que les habitudes, l’éducation de l’oreille ont peu à à 4
Cette question de l’origine de la gamme a été longuement et est encore discutée, et l’accord n'est: fait ni entre les physiciens ni entre les musiciens. … Les nombres que nous avons donnés plus haut pour
exprimer les divers intervalles des gammes majeure et mineure, constituent dans leur ensemble la
qaînme des physiciens ; mais il y en a d’autres qui, sans différer beaucoup des premiers, forment une gamme différente, à laquelle on donne le nom de gamme des pythagoriciens. |
Voyons en quoi diffèrent et en quoi se ressemblent ces deux séries.
La gamme des physiciens ne nous semble pas avoir d'autre principe que celui-ci : deux sons for- : ment une succession mélodique, ou un äccord agréable quand leurs nombres de vibrations sont dans le rapport le plus simple possible. En représentant la tonique ou le premier degré de l'échelle par 4, c’est en SR 4 avec les nombres les plus simples 4, 2, 3, .… qu’on obtiendra les intervalles les plus es - ou l’unisson, + ou l’octave, la douzième qui ramenée à l’octave inférieure
donne la quinte, etc., etc. Ainsi se trouverait natu- !
rellement constituée la gamme. Mais, outre que Île
‘Principe posé nous semble pour le moins arbitraire,
L } « La Li “ » 0 .
on arrive ainsi à des conséquences qui sont loin
d'être d'accord entre elles, non plus que d’accord avec la pratique musicale !, Ce n’est pas le lieu
d'entrer dans cette discussion. Bornons-nous à com-
parer les deux systèmes de gamme.
Le principe de la gamme des pythagoriciens est
celui-ci : les nombres qui représentent l’octave et la quinte étant 2 et À, comme dans la première, tous les autres intervalles se forment de ceux-ci en pro-
cédant par quintes successives. Ainsi, la quinte du sol sera ;. £ ou ? : c’est le ré,. Donc le ré, est repré-
-senté par ?. Du ré on passe au la qui en est la quinte, puis au mi qui est la quinte du la et ainsi de suite. La gamme qui résulte de ce mode de formation diffère de celle des physiciens, comme on
va en juger par le tableæu suivant :
1. Le principe esthétique qui considère la beauté ou l'agrément, en architecture, dans les autres arts et en musique, comme des éléments liés à la simplicité des rapports numériques, est adopté généralement par les mathémati-
ciens et les physiciens ; mais, il n’a jamais été, que nous
sachions, sérieusement discuté, et nous aurions, pour notre part, bien des objections à y faire. Pour n’en donner qu’un exemple, qui ne voit qu'il faudrait regarder l’octave comme la plus agréable des consonnances (nous ne disons rien de l'unisson, qui n’est pas à proprement parler un accord)?
Puis viendraient la quinte, la quarte, la tierce majeure, etc. — Or quel est le musicien aux oreilles duquel la tierce ma-. jeure ou même la tierce mineure ne produise un effet vlus
harmonieux que la quarte ?
> TIM, 2 (EAU ox