‹ Le sonChapitre 89 sur 143 · ANCHES · texte numérisé non relu

ANCHES

exécutées par le tuyau en une seconde, et de multiplier ce nombre par le double de la longueur du tuyau pour obtenir la vitesse du son dans le gaz qui remplit le tuyau. Ainsi, un tuyau ouvert d une longueur de 66 centimètres, rempli d’air, exécute 256 vibrations par seconde; la longueur de son onde sonore est de lm,32 : multiplions cette longueur par 256, et nous aurons 338 mètres pour la vitesse du son dans l’air, à la température ambiante. Si le gaz expérimenté était de l’acide carbonique, les vibrations seraient plus lentes ; si c’était de l’hydrogène, elles seraient plus rapides. Par l’application du même principe, on obtiendrait la vitesse du son dans ces deux gaz.

L’application du principe n’est pas restreinte aux gaz. La longueur d’un tuyau ouvert qui sonne dans l’eau est la moitié de la longueur de l’onde sonore qu’il engendre dans cette eau. De même, la longueur d’une verge solide libre par ses deux bouts est la moitié de la longueur de l’onde sonore au sein de la substance du solide. Nous n’avons donc qu’à déterminer la vitesse de vibration d’une semblable verge, et à la multiplier par le double de sa longueur, pour obtenir la vitesse du son dans la substance dont la verge est formée. N’êtes-vous pas vivement impressionnés de la portée d’une science qui déjà nous a rendus capables de résoudre de pareils problèmes? Et pourrions-nous refuser notre admiration au vieux chercheur Cliladni qui nous a appris à les maîtriser expérimentalement?

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