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EXPÉRIENCES DE KUNDT. VITESSE DU SON

L’accord de ces résultats est extraordinaire. Pour mieux faire sentir quelle peut être la précision de cette méthode, ajoutons que la longueur mesurée de chacun des segments recouverts de poudre a été trouvée comprise, dans une série de vingt-sept expériences , entre 43 et 44 millimètres, sans s’élever jamais au-dessus de 44, ni descendre jamais au-dessous de 43. La longueur de la verge métallique, comparée avec celle de l’un des segments mesurés avec une exactitude si grande, nous donne d’un seul coup la vitesse du son dans le métal, comparée à la vitesse du son dans l’air.

Trois expériences distinctes, exécutées de cette manière, ont donné les vitesses suivantes dans l’acier, celle dans l’air étant 1 :

Ire .

L’accord est aussi parfait que dans le cas du laiton.

Le nouveau mode d’expérience, appliqué au verre, donne

Enfin, dans le cuivre on a trouvé la vitesse du son égale à

Ces résultats diffèrent à peine de ceux auxquels on est arrivé par d’autres méthodes. Wertheim, par exemple, a trouvé pour la vitesse du son dans un fil d’acier 15,108; M. Kundt l’a trouvée égale à 15,34. Wertheim donne pour la vitesse dans le cuivre 11,17, et M. Kundt 11,96. Les différences n’excèdent pas celles qu’on peut attribuer à des différences dans la composition des substances expérimentées.

La colonne d’air peut ne pas être un multiple exact de la longueur d’onde correspondante à la vitesse de vibration de

1 La vitesse du son dans le verre dépend de la qualité du verre ; le résultat de chaque expérience ne se rapporte donc qu’à l’espèce de verre sur laquelle on opère.

LEÇON y.

la verge. Dans ce cas, les segments de poudre prennent la forme indiquée par la figure 103. Mais si, à l’aide d’unbou-

Fig. 103.

ch on, on fait que la colonne d’air soit un multiple exact de la longueur d’onde, la poudre abandonne entièrement les segments vibrants, et forme, comme dans la figure 104, de petits tas isolés à chaque nœud. Et ici se présente une difficulté. L’extrémité fermée b du tube de la figure 102 est

Fig. 104.

naturellement un point de non- vibration , où dans tous les cas il se dépose un amas nodal de poussière ; or toutes les fois que la colonne d’air était un multiple exact de la longueur d’onde, M. Kundt a trouvé qu’il se formait un amas de poussière près de l’extrémité a de la verge. De sorte que le point duquel toutes les vibrations semblent émaner serait lui-même un lieu de non-vibration.

Cette difficulté a été signalée par M. Kundt, mais il n’essaya pas de la résoudre. Dans la troisième leçon nous avons eu occasion de constater qu’un nœud, rigoureusement parlant, n’est pas un point de non-vibration, mais seulement un point de vibration minimum, et que, par l’ accumulation des petites pulsations que le nœud permet, il peut se former des vibrations d’une grande amplitude. Les extrémités du tube de M. Kundt sont de ces points de vibration minimum, et les

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