‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 4 sur 83 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

FALSTAFF

Allons, que tout s'apprête,

Chantons !

Que rien ne nous arrête,

Buvons !

La honte la plus grande

A celui qui demande

Merci !

Compagnons, chantez donc Et Bacchus, et Cupidon !

Oui, buvons Et fêtons Ces dieux que nous aimons !

CHOEUR

Compagnons, chantez donc, eie.

FALSTAFF

Falstaff est fort aimable,

Ma foi !

Il est toujours à table

Le roi !

Pour la mélancolie

Absent !

Il cric à la folie

Présent !

Compagnons, chantez donc Et Bacchus, et Cupidon !

Oui, buvons Et fêtons Ces dieux que nous aimons f

CHŒUR

Compagnons, chantez donc, etc.

Jéréniy s'approche de Falsfaffavcc une bouteille et un immense gobelet,

JE RÉ M Y, présentant ftspectueuscment son gobelet à Falstaf?.

Excellent sir John, daignez prendre Votre verre...

Versant.

El goûtez ce vin Que je vais servir au festin Commandé par vous...

FALSTAFF, après avoir dégusté, s'épanouissant.

Il est fin !...

Et dans mon âme il vient répandre

De la chaleur

Et du bonheur!...

Me voilà de très bonne humeur f

CHOEUR

Ah ! quel honneur !

Ah! quel bonheur !

Monseigneur

Est de bonne humeur ?

FALSTAFP.

Voyons, maintenant que j'inspecte Tous les mets de notre souper !...

Pour nous point de chère suspecte...

Ce n'est pas moi qu'on peut tromper...

JÉRÉMY.

Ce n'est pas vous qu'on veut tromper... Vous allez voir !

Parlant par un porte-voix qui correspond aux cuisines

Cuisiniers, rôtisseurs, alerte !

Préparez-vous !

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