‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 48 sur 83 · OM · texte numérisé non relu

OM

LATIMER

N'auriez-vous pas aussi perdu cet anneau que je vous ai donné le jour où, devant Dieu, vous m'avez juré un amour sans parlage ? Vous en souvenez-vous, Olivia?

OLIVIA

Oui, c'était le jour où vous m'avez juré, vous, une confiance sans mesure... L'avez-vous oublié, Latimer?

LATIMER

Mais enfin, cet anneau?...

OLIVIA, lui tendant la main.

Cet anneau, le voici... Me croyez-vous indigne de le porter? voudriez-vous le reprendre?

LATIMER

Non! oh! non ! mon Dieu!... Si vous saviez, Olivia, ne demande pas mieux que de vous croire ••,

OLIVIA

Je vous le répète, mon ami, ayez en moi une entière confiance... Plus tard je vous dirai... (Musique mystérieuse. — Écoutant avec anxiété.) Mais partez, pirtez ! je vous en prie!...

L AT I M E R , après une pause.

Eli bien, oui, je pars.

OLIVIA

Oh ! merci! merci!... Et à demain!

LATIMER, se contraignant.

A demain !... (a part.) Oh ! je saurai si je suis trahi !...

Il disparaît à droite, Olivia entre à gauche dans le pavillon.

"SCÈNE VI SHAKSPEARE, seul.

Il paraît au fond et s'avance en regardant autour de lui avec égarement et comme un homme absorbé encore par un reste de sommeil.

Où suis-je?

Est-ce un prestige ?

Est-ce un rêve enchanteur?

Mon Dieu, si c'est un songe,

Prolonge Cet insl?.nt de bonheur !

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