‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 7 sur 83 · ELISABETH, OLIVIA · texte numérisé non relu

ELISABETH, OLIVIA

La porte du fond s'ouvre.— Éclairs, coups de tonnerre. — Deux femmes masquées se précipitent dans la taverne.

Quel effroi ! quel effroi !

ELISABETH

Calme-toi! calme-toi!

OLIVIA

Quel effroi !

Je les voi...

Ils nous suivent, je croi.

ELISABETH

Ils ont perdu nos traces..»

Apaise ta frayeur!

OLIVIA

Leurs propos, leurs menace* Me font mourir de peur...

Et cet orage,

Et ce tapage,

Et ces éclairs

Fendant les airs!

ENSEMBLE

Madame, ah ! quelle imprudence !

La nuit s'exposer ainsi!

ELISABETH

JNous avons trouvé, je pense, an ces lieux un sûr abri!...

Elles se démasquent.

OLIVIA

Mais où sommes-nous?

ELISABETH

Je l'ignore..»

OLIVIA

Ah! Madame, l'affreuse nuit!..

Écoutez!... il me semble encore

Qu'on nous cherche, qu'on nous poursuit..*

ENSEMBLE

OLIVIA

Madame, quelle imprudence!

La nuit, s'exposer ainsi I

ELISABETH, riant, avec assurance.

Nous avons trouvé, je pense, En ces lieux un sûr abri !

OLIVIA

Quoi! vous riez?... c'est du délire!

Quoi ! vous riez !...

ELISABETH

De ton effroi!...

La peur est un cruel martyre,

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