JOHN, UN ÉTRANGER
.'ÉTRANGER, s'appvochant de John en te saluant, John le chasseur , c'est vous , monsieur?
JOHN , surpris.
Oui, monsieur; que voulez-vous?
l'étranger , après avoir regardé autour de lui, dé'
signant la maison.
Cette maison est la vôtre sans doute ?
JOHN , V observant.
Oui... pourquoi?
Archives cfe la V.'te de Bruxelles
18 LE SONxNEUR DE SAix\T-PAUL.
l'étranger.
Uaffairedontje veux vous entretenir est grave cl doit être secrète; permettez-moi d'entrer chez vous. JOHN , courant devant la porte.
Impossible , monsieur... votre nom , d'abord ?
l'étranger , à part.
Que dire?... (Haut.) 11 vous est inconnu, monsieur.
JOHN
Alors, restons ici... Pardonnez-moi, monsieur , ma rudesse écossaise , mais nous autres monlagnards, nous n'admettons que nos amis dans le sein de nos foyers ; nous sommes seuls , asseyons-nous et parlez.
l'étranger, après une hésitation. ' Soit, monsieur. [Il s'assied, àpart.) Pourquoi cette méfiance ?
JOHN, àpart.
Cestun espion.
(Il s'assied et met son fusil sur ses genoux.) l'étranger.
Il y a deux ans, monsieur, vous habitiez Londres?
JOHN
^ En effet.
l'étranger.
Dans la Cité?
JOHN
Dans la Cité.
l'étranger.
Vous étiez tavernier.
C'est vrai.
l'étranger.
Vous avez vu alors, à l'époque de la caplivitc da