ACTE I, SCÈNE vit
ALBINUS
Je lai vu; j'étais là, pensif, absorbè...jerai vu»
JOHN
Mais c'est impossible. . . lord Henri est près d'elle.
ALBINUS
Comme elle le regardait disparaître à cheval, deux hommes se sont jetés sur elle et l'ont , malgré ses cris, entraînée dans une voiture qui vient de s'éloigner avec tant de vitesse que je n'ai pu la suivre , et j'accours te crier qu'on t'enlève ton enfant.
JOHN
Mais qui donc ? qui donc ?
ALBINUS
Oh î j'ai heureusement reconnu sur la voiture les armes du gouverneur de la Tour.
JOHN
Lord Bedforl... lepèred'Henri ! oh ! vous ne me trompez pas?
ALBINUS
L'absence de Marie ne t'en dit-elle pas assez ?
JOHN, appelant* Marie ! Marie !
ALBINUS , r arrêtant.
Du sang- froid...
>-" JOHN
Mais qui donc es-tu , toi qui m'apprends cela ?
ALBINUS
N'as-tu pas reconnu la voix d'Albinus? d'Albi* nus , qui ne veut pas à son tour que l'on séparé Henri de Marie , sa fiancée , et qui vient te dire enfin , pour retrouver sa fille , qu'un infâme veut lui ravir : Il faut un guide à l'aveugle isolé , perdu
^dans les ténèbres; eh bien! l'infâme, c'est lord Bedfort... et ton guide ce sera moi, si tu le veux! ^chives de la Ville de Eruxelles^^ Archief van de Stad Brussel '
JOHN
Seigneur ! tu as donc toujours un regard pour le malheur ! {A A Winus.) Jeune homme, votre main^ que je la mouille de mes pleurs... [Se redressant.) et maintenant votre bras pour me conduire chez lord Bedfort.
ALBINUS
Viens donc !
/'J (Il entraîne John par le fond.)