ACTE III, SCÈNE IV
BEDFORT
Mais , demain , quand la vérité sera connue , votre réputation dépassera toutes les autres , et le roi d'Angleterre vous récompensera publiquement.
ALBirsus.
Oh ! oui , demain , je serai vengé , et j^aurai le droit démarcher de front avec lord Broghill, car j'oserai demander au roi un titre de noblesse si je puis 1 aidera trouver William Smith.
BEDFORT
Nous le trouverons, Albinus , grâce à Theureuse idée du roi. -
Dieu le veuille !
BEDFORT
Et sans cela, sans doute , il nous échappait. (JR^p^ardant sur la table.) Encore des lettres de nos espions qui nous apprennent qu'ils n'ont rien découvert ; {Il ouvre une lettre.) pas même un soupçon , [Il jette la lettre , en ouvre une autre.) pas une trace ^ un indice... [Il prend une troisième lettre.) Je ne me trompe pas, cette lettre est à votre adres-
ALBINUS, surpris.
A moi ?
BEDFORT
Voyez. Albinus, à la Tour de Londres. [Avec bonté.) Savez-vous , monsieur , que le gouverneur a le droit de décacheter les lettres adressées à la Tour?...
ALBINUS , avec indifférence.
Ouvrez celle-ci, mylord, je ne suis d'aucune conspiration.
BEDFORT
Non , monsieur , le service que vous m'aidez à
rendre au roi vous fait aujourd'hui sujet fidèle , et ce serait vous offenser que de douter de vous ; voici votre lettre.
ALBiNus , la prenant.
Comme il vous plaira , mylord.
BEDFORT
^^ A quelle heure , dites-moi , le sonneurde Saint- Paul devra-t-il être débarrassé de son bandeau?
ALBINUS
A trois heures de la nuit, mylord, à trois heures*
BEDFORT
A trois heures, soyez donc ici ; j'aurai donné Tordre à Samuel le geôlier de vous remettre les clés des caveaux de la Tour.
(U en désigne rentrée à gauche.)
ALBINUS
C'est bien , mylord. {Il s'incline ; à part , en sor-tant,) Qui donc peut m'écrire?
BEDFOBT , après l'avoir suivi des yeux.
Tout va bien. (Il court ouvrir une porte.) Ah! ludlow, à nous deux !
SCEIXE T.