LORD BEDFORD, LORD WESTON
Au lever du rideau, lord Bedford est assis, lord Weston met son chapeau comme Pour partir.
WESTON.— Je vous le répète, milord, le parlement vient de faire une demande au roi pour que le procès des assassins de Charles Ier commence dans quelques jours.
BEDFORD.—Si tôt ! mais toutes vos recherches ne sont pas encore terminées ?
WESTON.—Non, milord ; nous avons de nombreux prisonniers, de nombreux indices, et nous espérons que les interrogatoires nous dévoileront le reste.
BEDFORD (avec inquiétude). —Et ces deux nobles qui ont traîtreusement vendu le roi ?
WESTON.—Ah ! ceux-là, rien encore ne nous les désigne, rien ; mais le frère du roi ne perd pas patience.
BEDFOoRD.—Le frère du roi ?
WESTON.—-Ne remarquez-vous pas, milord, que le duc de Glocester fait depuis plusieurs jours des visites inattendues chez tous les nobles du royaume ?
st Ales
BEDFORD.— En effet.
WEsrox.—Ces visites ont un but, et le jeune.
duc de Glocester est habile et surtout vaindicatif... Adieu, comte de Bedford.
BEDFORD.—Adieu, milord. (Aux pages et aux valets qui sont dans le fond.) Que l’on fasse les honneurs au justicier du roi, au lord chambellan Weston. (77 s'incline ; lord Weston sort accompagné des pages. Seul, continuant.) Le duc de Glocester peut multiplier ses visites chez les nobles ; je suis sûr que ce n’est pas là qu'il trouvera ce qu'il cherche.