LORD BEDFORD, SAMUEL, RICHARD
Au lever du rideau, Samuel et Richard sont en scène. Lord Bedford entre par la porte du fond à gauche ; il va mettre des papiers sur la table et aperçoit Richard.
BEDFORD.—Approchez, Richard ; qu'avez-vous à me dire?
RICHARD. — Que j'ai accompli vos ordres, milord. Toutes vos lettres d'invitation sont remises, les salons sont décorés, L. nous ferons allumer les lustres sitôt qu’il vous plaira.
BEDFORD.—V atil longtemps qu’il fait nuit ?
RICHARD.—Une heure environ, milord.
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BEDFORD.— Attendez une heure encore. c’est bien, allez. (Richard s'incline et sort par la porte du fond à droite.)
SAMUEL (s’approchant).—Milord, les médecins de sa majesté viennent d’arriver à la Tour pour examiner le cadavre du sonneur de Saint-Paul, mort aujourd’hui.
BEDFORD.—-Je le sais, je les ai vus... Qu’as-tu appris à Windsor ? |
SAMUEL.—Rien de nouveau, milord.
BEDFORD.—Lord Henri ?
SAMUEL.—Est toujours à la garnison de Windsor, où le retient son service.
BEDroRD.—Tout était calme, tranquille à Windsor ?
SAMUEL.— Parfaitement tranquille.
BEDFORD (à fart).—Sans doute il n’en est pas ainsi maintenant.
SAMUEL.— Milord at-il des ordres à me donner ?
BEDFORD.—Oui. Qu’à trois heures de la nuit, le corps du prisonnier soit emporté de la Tour et enterré dans le fossés de Tyburn.
SAMUEL.—C'est bien, milord.
BEDFORD.—Fais venir Albinus le médecin.
(Samuel s'incline et sort à gauche, au fond.)