‹ Le soprano; comédie-vaudeville en un acteChapitre 127 sur 211 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

SUZETTE , PUIS FLAMÈGHE.

SUZETTE

Ail mon Dieu! c'est ce pauvre ¥ che , que j'avais envoyé aux Messag pour s'informer si Séraphin était arri f il ne l'aura pas trouvé... ça lui aura fai ' encore quelque supposition , quelqu

toire C'est vrai... comme il passe

dans la rue , il faut qu'il s'mêle des i de tout les passans.

FLAMÈGHE , entrant portant sur sa tête L de fer blane , et la petite lanterne à It

Voulez-vous ben m'iaisser tranquill vot' Apollon !

SUZETTE

Ah ! vous voilà de retour , monsie mèche?

FLAMEGHE.

A la bonne heure , au moins vousi

zpas de sobriquet , vous, mamzelle.. .

Il que les gamins du quartier, ils sont piuêtes comme tout... ils sont toujours

A II! v'ia L' Apollon du Réverbère

ipollon!... C'est bête, vo^ez-vous...

qu'on a beau t'être d'un physique le, on ne peut pas lutter avec c'ca-

SUZETTE

>ien!... et vot' commission?

flâmèche.

l'en suis tacquitté subito c'est-à-

itôt que mon arrondissement z'a été r... Me v'ià libre maintenant, p'tile ît je n'ai plus que ces deux réverbères ler, vu que je loge à deux pas d'ici.

SUZETTE

►as, voyons, au fait.

FLAMÈciiE , posant sa lanterne.

idez-donc que je mette là mon ate- {II pose sa boite et sa lanterne. ) J'ai

d'abord été chercher l'écharpe de la p.

M. Patoulet et je Tai portée à la I

danseuse. |

SUZETTE. I

Quelle danseuse donc ? j

FLAMÈCHE

Eh bien ! mam'zelle Aglaé, de la ' ' Saint-Martin , à qui on a pris la sienc et qui s'est plaint à M. le commiss J'ai dit : « Tout d'même, pour son eut ionctions, il n'a pas été long à la relro

SUZETTE

Allons, qu'est-ce que je disais... vo: i ça commence. i

FLAMÈCHE. '

Delà je suis été à la Messagerie, Bouloir , comme vous m'aviez dit , p voir si ce petit bonhomme que voire attendait de Pilhiviers , était arrivé. î

SUZETTE. j

Le |)elit bonhomme? |

ites donc la mystérieuse, comme si )| ne le saviez pas, eh oui ! le petit garçon iL Patoulet, un gros pâté qui arrive de il|iviers avec sa nourrice , ce n'est pas apiauviette.

SUZETTE

! il a dix-huit ans.

FLAMÈCHE

tlla tant qu' ça , alors ce n'était pas lui , rflait donc me dire qu'il était sevré.

SUZETTE

^ < ne regarde même pas M. Patoulet , car

FLAMECBE.

l;sL?

SUZETTE

(est sa femme qui m'avait chargée de isenvoyer.

FLAMÈCHE

li, oui. j'saisben. c'est ça qu vot'

24 l'apollon du réverbère,

maître n'est pas connu dans ses fredaini je l'ai encore rencontré ce matin sur i trente et un , il gagnait la rue des Frai Bourgeois dar ! dar !

SUZETTE

Pour faire une visite au juge-de-paij

FLAMÈCHE

J'saisben, j'sais ben , j'n'en dirai ri ça n'me regarde pas ; mais pourquoi ( vous empêche de faire une petite établ ment, car j'avais des vues sur vous...

SDZETTE.

Vous.... monsieur Flamèche ?... c'es qu'vous avez encore un bel état pour p; d'mariage. ..

FLAMÈCHE

Ah ! Télat est assez brillante par même.,, et si ce n'était que les drog nous galopent joliment...

SUZETTE

Des cirogènes?

FOAMÈCIIE.

Jui , ils veulenl nous enfoncer... mais ça

prend pas c'est comme leurs lampes

traies... à quoi que ça sert... c'n'est bon à vous éblouir la vue... mais je leurs y

: Est-ce que le but de la nature a été il fasse plus clair à minuit qu'en plein r.. . si ça avait été là son idée à la nature , is aurions eu le soleil pendant la nuit... s elle a ben senti c[ue ça nuisait à l'ordre

choses et que ça enfonçait les alluîjrs ; c'te bonne nature ! elle nous a plement gratifiés de la lune... qu'à une ite lumière douce, pâlotte, agréable à l... analogue avec celle des réverbères...

bonne heure, vive la lune!... C'est pas

je dise du mal du soleil... l'un etl autre , les doyens de tous les luminaires pos- ^s, et je les respecte... par droit d'an-

nelé!... mais n'me parlez pas de vo?

velles inventions.

SUZETTE

lais si c'est économique.

■iG l'apollon du réverbère,

FLAMÈniE.

Ah ben oui ! je sais bien , les uns vo disent qu'ça économise l'huile , les autres

bougie tout ça c'est des économies

bouts d'chandelles...

SUZETTE

Ah mon Dieu! et moi qui m'amuse à ser et je n'ai pas ôté mon couvert... S adieu, monsieur Flamèche... je vous paii ces commissions-là avec autre chose, c\\ que vous les ayez faites tout de travers.

( Elle rentre. )

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