SCENE VI
RICHEPANSE , POTEL, entrant par la gauche, 2 OTEL y mystérieusement.
Monsieur !...
RICHEPANSE
Ah î c'est toi î
POTEL
Etes-vous seul?
RICHEPANSE
Tu le vois bien...
POTEL
Vous allez dire encore que j'suis-t-un imbécile?..*
RICHEPANSE
C'est possible.
POTEL
Mais le jeune homme dont j'vous ai parlé et qu'j'ai surpris an' fois sous les croisées de madame...
RICHEPANSEo
Eh bien ?...
POTEL
Il demeure dans la maison qui touche celle-ci.
RiCHEPANSE , frappé.
Dans la maison qui touche?.. Eh bien!... ne faut-il pas qu'il demeure quelque part?
POTEl.
Oui, mais je viens de voir madame qui lui faisait des signes de sa fenêtre...
RICHEPANSE, èmU,
G*est peut-être quelque connaissance de bal!..
POTEE.
Oui, mais le jeune homme qui était à sâ croisée lui a jeté u» papier...
Un papier... qu'est-ce que tu dis? ne vas-tu pas t'imaginer que c'est un amant?
POTEL
Qu'est-ce que vous voulez que ça soje ?c..
RICHEPANSE , avec humeur.
Laisse-moi donc tranquille... tu auras mal vu, mal interprété.
Air : Amis^ dépouillons nos pommiers.
Oui, tu te seras trompé sur Ce jeune homme, peut-être.
POTEL
Non, c'est un galant, j'en suis sût \. Je sais bien les r'connavtre.
Il faisait des yeux Doux et langoureux :
G 'est l'amoureux D'madame ; Je n'm'y trompe plus :
Ah! j'en ai tant vus...
Du temps d'raa pauvre femme!'
RICHEPANSE
C'est ça, parce que ta défunte t'a fait... des inconséquenceiy tu crois que tout le monde..*