SCENE XXI
HEiNRlETTE, FRÉDÉRIC.
HENRIETTE, effrayée.
Qu'y a-t-il donc?
FRÉDÉRIC, courant à elle.
Ne t'effraye pas, c'est moi , ma bonne Henriette.
Mais... j'ai entendu crier ?
FRÉDÉRIC, riant.
C'est possible, ils sont en train d'enfoncer ma porte.
HENRIETTE
Qui donc?
FRÉDÉRIC
Un officier de paix, la police, que sais-je, moi?... ils ont découvert ma retraite, j'ai refusé d'ouvrir; mais je ne pouvais plus soutenirle siège, j'attendais le signal avec une impatience!., maintenant je me moque d'eux, ils peuvent arrêter ce qu'ils trouveront!... Eh bien! quelles nouvelles?
HENRIETTE
Ah ! j'ai eu bien peur ; sais-tu que c'est terrible un procureur du roi ?
Air : Pour le chercher j'arri\^e en Allemagne. Oui, son regard, sa mine menaçante.
En arrivant ont doublé mon effroi ; d| Je pris pourtant une voix suppliante, jH D'un air plus doux il s'approcha de moi. 1^1
Voyant des pleurs qui mouillaient mes paupières,
Il s'écria : Pourquoi pleurer ainsi ?
A''os jolis yeux attendriraient des pierres...
El j'ai bien vu qu'il était attendri.
FRÉDÉRIC, riant.
Excellent début!,..
Mais quand je t'ai nommé, juge de ma surprise...
RiCHEPANSE, cviant en dehors.
C'est une horreur, un guet-à-pens... je déposerai une pétition sur le bureau de la chambre des députés.
HENRIETTE
Mon mari !
FRÉDÉRIC
Encore !
HENRIETTE
Il est entouré de gardes !
FRÉDÉRIC
C'est pour moi !.., {se jetant sous la table qui est à sa portée et dont la nappe le cache.) Ma foi , je n'ai que le temps...
SCEKE XXii.
lES MÊMES, RICHEPANSE, sa coiffure et ses habits en désordre, vs OFFICIER DE PAIX, QUATRE SOLDATS, entrant par la gauche, puis POTEL, suivi de quelques voisines.