SCÈNE VIL
ARMAND, \ICTORINE.
ARMAND , d part.
Impossible de lui faire entendre raison... Si j'insiste il croin que la crainte... Quelle situation... et comment en sortir! viCTORiNE , d part.
Pauvre jeune homme, comme il paraît affligé de l'ayentun de son ami! cela prouve qu'il a bien bon cœur. Oh! il faut ab * solument qu'il l'empêche de se battre, et puisqu'il est lié ave» mon père... je puis bien lui parler.
ARMAND , de même.
Et me laisser seul avec sa fille, c'est un raffinement de cruau té. (haut.) Monsieur votre père s'est montré bien rigide, tout s l'heure. j
VICTORÏNE.
Ah! oui, cela m'étonne ; c'est l'homme du monde le plus pacifique, le plus paisible : je ne le reconnaissais pas.
ARMAND. ,
En vérité! !
VICTORINE. I
Lui qui d'ordinaire prêche toujours contre les duels... j ARMAND , à part. \ Allons... il paraît qu'il cache à sa famille ses funestes habilu-' des!...
VICTORÎNE.
Aussi, malgré tout ce qu'il a dit, je vous engage bien à empê-, cher votre ami de se battre. Ce sera une bonne action.
ARMAND
Je le voudrais, mais, maintenant...
VICTORINE
Oh! je vous prie, monsieur Armand, vous qui paraissez d'un caractère doux et conciliant... Ce n'est pas que moi, je trouve que le père a grand tort... certainement r'est ridicule à lui,
A)R du Vaudeville du premier Prix.
De sa fille un père équitable Devrait-il médire, en effet!
Défendre qu'on la trouve aimable , C'est avoir l'esprit bien mal fait. Avec un pareil caractère, Jugez donc ai nous aurions peur '• Désormais on ne pourrait plaire Sans être cause d'un malheur.
Mais d'un autre côté votre ami mérite des reproches.