DAMMARTIN
Ça fera un joli effet !..
LE DUC
C'est mon premier trophée!.. {Gaîment.) Du reste , comte, je n'ai pas de rancune , et maintenant je vous pardonne , à condition que vous marierez votre nièce à mon ami Georges.
LE COMTE
Un petit archer qui n'a que sa plume... de coq î Mais â ce prix , monseigneur, puis-je compter au moins qu'une fois sur le trône... vous ne vous souviendrez plus?..
LE DUC
De vous? . pas le moins du monde... [Noblement. ) Soyez tranquille .. le roi de Fiance ne ven^jcra pas les injures du duc d'Oriéans.
(On entend les enfans pleurer.) ANNETTE.
Eli I mais quel bruit !
LE DUC
Ce sont les membres de mon conseil! quelle drôle de figure ils font I
Les MEMES, MONTMORENCY, LA TRÉMOUILLE , CHABANNES, COS^;É , les autres enfains.
TOUS
(Ils arrivent en pleurant.) AiR : Ahl ah! comment il ose (du Budget)» Ah! ah', c'est un outrage, J'en suis eu fureur...
Un pareil affront, à mon âge, Ahl ah l c'est une horreurl LE DUC.
Quest-ce donc? quelqu'un vous a manqué?
MOWTMOREINCY, soupirant, ^
Au contraiiel..
LE DUC
Comment... vous avez re<;u !.. il paraît que c'était une mesure généralel {^i^cc sentiment,) Et toi aussi, Montmorency? MOKTMORENCY , sc J l'ottant Ic dos .
Oui , ça m'a été bien sensible !..
AIMUETTE.
Abl mon Dieu î .. j*avais oublié!., mais ils ont tous leur
grâce I
MONTMORENCY
Il fallait donc le dire!.. *
TOUS
Il est^jbien temps!
LE COMTE
Yous avez votre grâce !
LE DUC , souriant.
Au fait, maintenant je ne vois pas trop à quoi ça les avance.
LE COMTE
Si, c'est une satisfactipn !.. les voilà réhabilités! c'est comme s'ilsjn 'avaient rien reçu.
LE DUC , gaîment.
Pour vous consoler, mes amis, allons manger la collation qu'Annette nous avait préparée, et remercier le roi, (à mi" voix) car je ne conçois rien à sa clémence !..
A« NETTE , auec mystère.
Ah I c'est que vous ne s.ivez pas la grande nouvelle ! il est d'une joiel.. la reine vient de lui annoncer iiu l>éritier. ..
LE DUC
Un héritier I
TOUS, a mi-^ùtx.
AN NETTE, (le même.
Dans six mois !..
LE DUC, se grallant r oreille.
Diable î voilà une f,ràce (jiu me coûta cher î...
LE COMTE, à ml-i^oiX' Ca vous détrône , sire... si j'avais su ça... ' (.\ part et faisant le gesfe de fouetter.)
LE DUC
Que voulez-vous?
Air : En amour cornmeen amitié.
A mon destin, je me résignerai...
Et s'il faut descendre du trône, Sans nul regret, ch luen 1 j'en descendrai^ J'ai goiité les plaisirs que donne la couronne. (Montrant Annette et Leslie qui se tiennent sous le bras et se regardent tendrement.) Quels doux transports! regardez-les tous deux... De leur bonheur mon àme est attendrie.,.
C'est mon ouvrage... et je m'ecrie :
Oui, je fus roi, car j'ai fait des heureux! ( Reprenant ai'cc gaffé. ) l^^tpais! <j jisaiil bah I tous les enfaus ne sont pas des ^jarçons ... Auisi. ..
Aia : En vain l'on critique (des Deux Nuits.) Sur un tel mistère Tâchons de nous taire j Malgré moi, j'espère...
/ Je crois au destin !
Souvent, d'un nuage , Qui porte l'orage, Le ciel se dégage, Tout renaît soudain.
(^it puùlic.) Mais une autre crainte m'afflige.. .
A ce châtiment éternel, Qu'à l'enfance, hélas I on intlige , N'en joignez pas un plus cruel. ..
Montrez-nous d'avance Un peu d'indulgence.
Un peu de clémence.. , Quand Louis onze, ici, Devient débonnaire, Et nous traite en père , Qu'au moins le parterre Fasse comme lui.
Tors.
Mon(rez-no!is d'avanfu»
Un peu d'indîiifjeiicc, ^ FIN.