SCÈNE XVIII
DORSAY , CAROLINE, sortant de chez Durand,
DORSAY
Que vois-je?... Caroline! .. vous étiez là?
CAROLINE
Oui, mon tuteur m'avait envoyé chercher...
DORSAY
Eh bien î nos affaires vont à merveille.. .
CAROLINE
Au contraire! tout est perdu!
DORSAY
Comment?
CAROLINE
Mon mariage est décidé I
DORSAY
Avec un autre?
CAROLINE
Sans doute!., je me doutais que M. Durand avait quelque projet!.. « Embrasse-moi! m'a-t-il dit tout-à-l'heure , embrasse^ « moi, ma chère Caroline!., j'avais promis à la mort de ton père , « mon ancien associé, de te marier à un homme sage , économe, « qui pût continuer notre commerce... grâce au ciel, mon neveu M passe mes espérances.. . ».
DORSAY
Quoi!.. Prosper!
CAROLINE
C'est lui que je vais épouser!
DORSAY
Et cette lettre qu'il a portée au notaire ?..
caholiwe.
C'est pour commander le contrat.
DonsAY.
AIiI malheureux!
CAHOLINE.
Vous aviez bien besoin de faire son e'ioge ! . .
DORSAY
Est-ce que je pouvair deviner?..
Air des Scythes.
J'étais, hélas ! sans défiance ;
Je désirais m'assurer son appui ;
Tout entier à cette espérance ,
De lui j'ai fait un éloge infini; {6is) Je l'ai pourvu , sans qu'il y put prétendre. De qualités, qu'ici je lui prêtais ; Mais à présent comment les lui reprendre ? Ce qu'on lui prête il ne le rend jamais. Non, vraiment, etc.
Qu'allons-nous devenir?