I.ENOIR , d'un air goguenard
{u4 part.) Au beau-père, à présent. {Haut,) Qu'est-ce que vous avez donc , monsieur Coquelet?
COQUELET , «^cc huiueur.
J'ai... j'ai... une noce sur les bras et pas de mari...
LENOir.
Ah I oui , c'est gênant. . .
COQUELET
Cet étourneau de Baluchard !
LENOITl.
Baluchard? un petit gros qui descend de diligence !
COQUELET
Juste.
LENOIR
L'air un peu bête?
COQUELET
Juste.
LENOm.
Ah bien I il vous attend à la mairie.
COQUELET
A la mairie î
LENOm.
Depuis une grande heure I.. Il était si pressé..,
COQUELET
Cet imbécille ! pourquoi ne pas venir chez le traiteur?. .
LENOIR
C'est moi qui a fait la bêtise ; je vous croyais sorti par la porte qui donne sur le boulevard, et je l'ai envoyé dar dar !
COQUELET
Eh vite! eh vite ! nous allons le rattraper. En vous re« merciant, mon cher Lenoir. {Criant.) Agathe I cliers parens et amis! des fiacres, des citadines...
Air : Tenez moi je suis un bonhomme.
Eh vite !. .. eh vite! à la mairie.
Notre futur est retrouvé...
Partons pour la cérémonie.
[Il rentre.)
LENOIR, seul.
Leur fais-je battre le pavé !
Bravo ! d' l'hymen c'est une ébauche, Quoiqu'ils n* soient pas encor liés ; L'époux à droit' , la femme à gauche , C'est comme s'ils étaient mariés.