‹ Le soprano; comédie-vaudeville en un acteChapitre 78 sur 211 · I.ENOIR , d'un air goguenard · texte numérisé non relu

I.ENOIR , d'un air goguenard

{u4 part.) Au beau-père, à présent. {Haut,) Qu'est-ce que vous avez donc , monsieur Coquelet?

COQUELET , «^cc huiueur.

J'ai... j'ai... une noce sur les bras et pas de mari...

LENOir.

Ah I oui , c'est gênant. . .

COQUELET

Cet étourneau de Baluchard !

LENOITl.

Baluchard? un petit gros qui descend de diligence !

COQUELET

Juste.

LENOIR

L'air un peu bête?

COQUELET

Juste.

LENOm.

Ah bien I il vous attend à la mairie.

COQUELET

A la mairie î

LENOm.

Depuis une grande heure I.. Il était si pressé..,

COQUELET

Cet imbécille ! pourquoi ne pas venir chez le traiteur?. .

LENOIR

C'est moi qui a fait la bêtise ; je vous croyais sorti par la porte qui donne sur le boulevard, et je l'ai envoyé dar dar !

COQUELET

Eh vite! eh vite ! nous allons le rattraper. En vous re« merciant, mon cher Lenoir. {Criant.) Agathe I cliers parens et amis! des fiacres, des citadines...

Air : Tenez moi je suis un bonhomme.

Eh vite !. .. eh vite! à la mairie.

Notre futur est retrouvé...

Partons pour la cérémonie.

[Il rentre.)

LENOIR, seul.

Leur fais-je battre le pavé !

Bravo ! d' l'hymen c'est une ébauche, Quoiqu'ils n* soient pas encor liés ; L'époux à droit' , la femme à gauche , C'est comme s'ils étaient mariés.

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