‹ Le soprano; comédie-vaudeville en un acteChapitre 97 sur 211 · LE CONDUCTEUR · texte numérisé non relu

LE CONDUCTEUR

Oui, monsieur... mais les quatre coins sont pris.

BALUCHARD.

C'est ça , on va dire à présent que je suis dans le juste milieu î. ., .

Aiii : Vatideviile des Frères de lait.

Chaque parti rêve son utopie...

Avanee-t-oîî, ou bien reculons-nous!

Le siècle va de folie en folie j Dans tous tes stins nous nous agitons tous, Nous avons l'air tîe véritables fous, A gouverner, chacun ose prétendre , Mais espérons par un juste retour , Que la raison saura se faire ( ntendre. Ne faut-il pas que chacun ait son tour ?

COQUELET

On ne rît plus... les scènes politiques

Ont détrôné l'Avare et Turcaret.

On ne rit plus desombres romantiques ,

Ou remplacé Jocrisse et Dumollet. [bis')

Certain journaux, dans nos longs jours de crise

Yeul't exiler r couplet et 1' calembourg.. .

Les feuilletons remplacent les bêtises.

Ne faut-ii pas , que chacun ait son tour ?

BALDCHARD,

L'ancien palais, dans Paris, se décore Des vieilles tours de Pliilippe-le-Bel.. . Les Anglais ont la tour de Londre encore , Et les Hébreux ont la tour de Babel.

Le Cirque avait Latour d' u4uvergne en drame Nos vieux guerriers ont eu Latour Maubourg. Des niais ont eu la tour de Notre-Dame ; Ne faut-il pas que chacun ait sa tour ?

L î KoiR , au public.

Messieurs, je viens réclamer vot' suffrage, Pour les couplets que nous avons chantés.

LA TANTE GIBOUI.ON, s'aUajlÇa/lt.

Daignez, messieurs, applaudir cet ouvrage.

COQUELET, s'ai'ançant.

Caries auteurs comptent sujr vos bontés.

EALVCHAUD, àjt?a/f.

En voilà trois, je les ai bien comptés.

AGATHE , s' avançant.

Daignez, messieurs, dans votre bienveillance

BALUCHARD, l'arrêtant.

Ahl c'est à moi, permettez, p'tit amour, Quand il s'agit d' réclamei l'indulgence ^ Ne faut-il pas que chacun ait son tour?

FIN

IMPKÎMERIE DE DAVID , Boulevard Poissonnière, 11° 6.

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