FIN
Pendant l'impression des dernières feuilles de cet ouvrage, les belligérants se sont livrés à quelques nouvelles manifestations qui ne font que renforcer nos thèses sur l'esprit qui anime les deux camps adverses.
Les massacreurs jeunes-turcs ont envoyé au Pape une note où, avec une désinvolture sans bornes, ils se déclarent en faveur des idées humanitaires émises par le Souverain-Pontife et se proclament partisans du principe du libre développement des peuples. — Plus prudent, le comte Czernin, dans son discours du 2 octobre, n'a pas mentionné ce grand principe comme une des bases de l'organisation future du monde qu'il a tracée. — La brutale franchise de M. von KuhlMann a nettement précisé l'attitude intransigeante de l'Allemagne dans la question de l' Alsace- Lorraine. — D'autre part, les déclarations de M. Leoyd George et de M. Asquith, les discours de MM. Leygtjes, Briand et Ribot démontrent clairement que les Alliés continueront la lutte jusqu'à la victoire finale du Droit.
La réponse de la Turquie à la note du Pape.
Le Temps du 3 octobre 1917 dit :
On publie la réponse de la Turquie à la note du pape. Cette réponse s'inspire naturellement des mêmes idées que celles développées dans les notes de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie et de la Bulgarie, et quand on songe au massacre systématique des Arméniens, il y a une cruelle ironie à voir le sultan de Turquie, écrivant sous la dictée d'Evnver Pacha, approuver l'idée de l'organisation future du monde, fondée sur la force morale du droit, et se réclamer du principe du libre développement des peuples. Voici le texte de la réponse du sultan au Vatican :
« C'est avec un sentiment de haute considération et de profonde sympathie que nous prîmes connaissance de l'émouvant appel que Votre Sainteté nous adressa, ainsi qu'aux chefs de tous les autres Etats belligérants, dans la noble intention de mettre un terme à la guerre actuelle, la plus effrayante que le monde ait jamais vécue, et ramener ainsi la paix et la concorde parmi les peuples.
» Les pensées élevées qui ressortent des déclarations de Votre Sainteté, ainsi que les sentiments de grand amour du prochain qui animent Votre
590 LE SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
Sainteté envers l'humanité souffrante et égarée nous ont profondément touché.
» L'avertissement chaleureux et loyal que le Saint-Siège renouvela jusqu'à maintenant avec une impartialité incontestable pour mettre un terme à la lutte cruelle qui, depuis plus de trois ans, ravage les forces les plus précieuses de tant de peuples, nous trouva d'autant mieux disposé que notre gouvernement, ainsi qu'il eut toujours le courage de l'annoncer, ne poursuit aucun but injuste ni dans le domaine politique, ni dans le domaine économique.
» Nous avons été forcé de combattre pour le maintien de notre indépendance, ainsi que pour le libre développement de notre pays. Ce but absolument justifié, qui consiste principalement dans la défense des droits de notre souveraineté entière et illimitée sur tous les territoires de nos frontières nationales, est celui que nous poursuivons encore aujourd'hui.
» Nous fûmes toujours animé de l'ardent désir de faire bénéficier notre pays des bienfaits d'une paix durable et équitable, et, comme toujours, d'accord avec notre peuple, de travailler au progrès du bien-être de notre empire dans tous les domaines où l'activité peut s'exercer en vivant en parfaite harmonie avec les autres Btats.
» Pénétré de ces sentiments et conscient de nos devoirs envers le Tout- Puissant et l'humanité, nous avions, d'accord avec nos alliés, dans le courant du mois de décembre de l'année passée, proposé à nos adversaires d'entrer en négociations pour établir une paix juste et honorable.
» Bien que depuis nous ayons, à plusieurs reprises, fait connaître nos intentions en ce sens, elles ne trouvèrent aucun écho.
» La proposition de Votre Sainteté qui tend essentiellement à créer une paix établie sur des bases rationnelles, une paix durable, telle que nous la préconisâmes toujours, ne peut, par suite, que rencontrer notre approbation.
» Votre Sainteté annonce que l'organisation future du monde doit être fondée sur l'exclusion de la violence et des armes, sur la force morale du droit, sur le triomphe de la justice et de l'équité internationales.
» La réalisation de cette si noble idée, qui nécessairement aurait comme résultat pratique d'assurer un droit, une égalité réelle semblables à tous les Etats dans la mesure où ils sont membres de la communauté internationale, nous paraît le seul moyen de préserver l'univers de catastrophes futures, d'éviter que des conflits sanglants entre nations soient les causes de souffrances et de désolations.
» De même que Votre Sainteté, nous pensons que, pour atteindre ce but humanitaire entre tous, les négociations futures devraient viser à chercher et à trouver les moyens les plus pratiques et les plus efficaces pour amener une limitation réciproque et progressive des armements sur mer, sur terre et dans les airs et de mettre ainsi au service du développement du progrès, de la civilisation et du bonheur de l'humanité tout entière les richesses et les ressources de tous les peuples.
. » Ces négociations devraient précisément, comme le dit Votre Sainteté, régler d'une façon équitable la question de la liberté des hautes mers, qui est un bien commun à tous les peuples et mettre définitivement de côté pour l'avenir les idées d'hégémonie. La proposition de Votre Sainteté de soumettre les difficultés internationales à un tribunal d'arbitrage obligatoire nous paraît également de la plus haute importance.
» Convaincu de la grandeur de cette pensée et des résultats bienfaisants qu'aurait sa réalisation, nous n'hésitons pas un seul instant à déclarer que nous sommes prêt, à l'occasion des négociations de la paix, à étudier les moyens d'aplanir les conflits internationaux.
» Nous le ferons, en prenant en considération les garanties qui se rapportent à l'existence souveraine et au libre développement des peuples. C'est ainsi que nous pensons que les propositions de Votre Sainteté contiennent des bases fermes pour aplanir le conflit actuel et amener une paix générale et durable. Nous sommes aussi persuadé que si nos adversaires d'aujourd'hui sont inspirés des mêmes idées et des sentiments qui sont conciliables avec nos buts de guerre légitimes que nous venons d'indiquer, rien ne s'opposera à ce
âue commencent les négociations de paix, comme Votre Sainteté le souhaite ans la noblesse de son âme.
» Que le Tout-Puissant conserve toujours Votre Sainteté dans la noblesse de son cœur, que le Tout- Puissant garde toujours votre Sainteté sous sa divine protection. »
Discours du comte Gzernin, ministre des Affaires étrangères d'Autriche-Hongrie.
(2 octobre 1917) l.
.... « Il faudra bien placer l'Europe après cette guerre sur une nouvelle base du droit international offrant des garanties pour sa durée. Je crois que cette base doit reposer sur quatre points essentiels : Elle doit d'abord offrir des garanties contre une guérie de revanche de quelque côté que ce soit. Nous voulons pouvoir léguer à nos petits-fils la certitude que les terreurs d'une époque semblable leur soient épargnées ; aucune modification du pouvoir des Etats belligérants ne saurait atteindre ce but. Il n'y aura qu'un chemin qui puisse y conduire : le désarmement international et mondial et l'acceptation de l'arbitrage.
» Il est superflu de remarquer que le principe du désarmement ne peut être appliqué envers un seul Etat ou envers un seul groupement de puissances et qu'il doit embrasser la terre, la mer et l'air d'une façon égale. La guerre comme moyen politique doit être combattue ; un désarmement égal et successif et général de tous les Etats du monde entier doit se faire sur la base et sous le contrôle international, et la force armée doit être réduite au strict nécessaire. Je sais bien que ce but est extrêmement difficile à atteindre et que le chemin qui y mène est bien long, bien pénible et bien épineux. Mais je suis quand même convaincu qu'il faut le faire et qu'il sera fait, peu importe que cela plaise aux uns ou aux autres.
» Ce serait une grave erreur que de croire que le monde recommencera après cette guerre là où il s'est arrêté en 1914. Des catastrophes comme cette guerre ne passent pas sans laisser une empreinte profonde, et rien de plus terrible ne pourrait nous arriver que, si aprè. la conclusion de la paix, la rivalité dans les armements continuait; car cela signifierait la ruine économique de tous les Etats.
» Les charges militaires étaient déjà bien lourdes avant cette guerre, bien que nous devions avouer que les préparatifs militaires de l' Autriche-Hongrie fussent de beaucoup inférieurs à ses besoins lorsqu'elle fut surprise par cette guerre ; elle dut les compléter pendant la guerre. Si l'on ne supprime pas le libre concours des armements, les charges deviendraient après la guerre pour tous les Etats tout simplement insupportables. Cette guerre a démontre que l'on serait obligé de compter avec un surcroît considérable des armements d'autrefois. Le libre concours des armements admis, les Etats seraient forcés de décupler leurs efforts pour se maintenir au niveau de leurs voisins. Ils seraient obligés d'avoir dix fois plus d'artillerie, d'usines à munitions, de navires, de sous-marins qu'auparavant, et aussi incomparablement plus de soldats. Afin de pouvoir manier la machine de guerre, le budget militaire de toutes les grandes puissances devrait s'élever à plusieurs milliards. Cela est impossible. Si on ajoutait ces dépenses à celles des Etats belligérants, après toutes les charges qui traîneront après la conclusion de la paix, cela signifierait, je le répète, la ruine des peuples.
• Mais il serait complètement impossible, pour un Etat seul, de revenir aux armements relativement modestes d'avant l'année 1914. Son infériorité
1 Journal de Genève, du 5 octobre 191 7.
serait telle que sa force militaire ne compterait pour rien et que, par conséquent, ses dépenses seraient absolument inutiles.
» Si on parvenait d'une façon générale à réduire les armements à ce qu'ils furent en Tannée 19 14, cela signifierait déjà leur réduction internationale. Mais il n'y aurait pas de sens à s'arrêter là et à ne pas désarmer effectivement. Il n'y a qu'une seule issue à cette impasse : le désarmement international total et universel. Les immenses flottes n'auraient aucune raison d'être si les Etats du monde garantissaient la liberté des mers, et les armées de terre devraient être réduites à la mesure nécessaire pour maintenir l'ordre à l'intérieur. Cela n'est possible que sur une base internationale. Chaque Etat devra renoncer à une part de son indépendance pour assurer la paix mondiale.
» Notre génération ne verra probablement pas la fin de cette grande évolution pacifique dans toute son étendue. Cette évolution ne pourra se faire que lentement, mais je considère comme de notre devoir de nous placer à la tête de ce mouvement et de faire tout ce qui est humainement possible pour accélérer sa réalisation.
» Lors de la conclusion de la paix, ces principes fondamentaux devront être arrêtés. L'arbitrage international obligatoire et le désarmement général sur terre représentent le premier de ces principes. Le second est la liberté de la haute mer, car je ne vise pas les détroits, pour lesquels j'admets volontiers des prescriptions et des règles spéciales.
» Les deux points susmentionnés une fois mis au clair et assurés, toute protection consistant dans des rectifications de territoires deviendrait superflue. Voilà le troisième principe fondamental de la nouvelle base du droit international.
» Le si noble appel que Sa Sainteté adresse au monde entier s'inspire de cette pensée ; nous n'avons pas mené cette guerre pour faire des conquêtes et nous n'envisageons pas de violations. Le désarmement international, que nous souhaitons de tout cœur, une fois accepté par nos ennemis d'aujourd'hui et réalisé de cette façon, nous n'aurons plus besoin de garanties territoriales : dans ce cas, nous pouvons renoncer à un agrandissement du territoire de la monarchie austro-hongroise, à la condition, bien entendu, que nos ennemis, eux aussi, auront évacué complètement notre territoire.
» Le quatrième principe qui devra être observé pour garantir après ces temps terribles le libre et paisible développement du monde, consiste à assurer à tous la liberté économique et à éviter absolument une guerre économique future : une pareille guerre doit être écartée de toute combinaison pour l'avenir. Avant de conclure une paix, nous devons avoir la certitude que nos adversaires d'aujourd'hui ont renoncé à ce dessein.
« Tels sont, messieurs, les principes fondamentaux du nouvel ordre du monde, ainsi que je les entrevois et qui sont tous basés sur le désarmement général. L'Allemagne aussi s'est déclarée avec insistance dans sa réponse à la note pontificale en faveur de l'idée de ce désarmement général et nos adversaires d'aujourd'hui ont également accepté, au moins en partie, ces principes.
» Je diffère en presque tous les points des idées de M. Lloyd George, mais nous nous rencontrons dans la pensée qu'une guerre de revanche ne devrait plus se produire.
» La question des compensations que l'Entente ne cesse d'avancer se présente sous un aspect bien curieux, si l'on songe aux dévastations que leurs armées ont commises en Galicie, en Bukovine, au Tyrol, dans la région de l'Isonzo, en Prusse Orientale, sur le territoire ottoman et dans les colonies allemandes. L'Entente a-t-elle l'intention de nous dédommager pour tout cela ou se trompe-t-elle si complètement dans l'appréciation de notre état psychique qu'elle espère un dédommagement unilatéral ? Je serais presque tenté de croire à cette dernière éventualité.
» A en juger d'après certains discours que nous avons entendus, l'Entente se plaît, comme on sait, à orner de paroles fortes ses déclarations programmatiques ; je suis à ce sujet d'un avis différent et je crois que la force d'un
Etat ne consiste pas en de grands mots de ses hommes dirigeants ; elle est en général dans une proportion inverse avec de telles énonciations.
» L'issue de cette guerre ne dépendra point de phrases bien sonnantes ; que n'avons-nous pas entendu déjà pendant ces années de guerre ?
» On nous a dit que l'Allemagne serait détruite et la monarchie mise en pièces, puis on devint moins exigeant ; on voulait se contenter de transformer notre situation intérieure, et maintenant nos adversaires semblent se trouver dans une troisième phase ; ils ne réclament plus, comme condition de paix, de mettre fin à notre existence, ni de supprimer notre droit souverain de régler nous-mêmes nos propres affaires ; ils exigent maintenant des rectifications de frontières plus ou moins importantes. D'autres phases suivront, bien que la majorité de la population de tous les Etats ennemis se soit sûrement déjà placée aujourd'hui sur la base de cette paix de compromis, que nous, en Autriche-Hongrie, avons proposée les premiers, il y a six mois, et dont je viens d'exposer les principes fondamentaux.
» Nous ne cherchons pas notre force dans de grandes paroles, nous la cherchons et nous la trouvons dans nos glorieuses armées, dans la stabilité de nos alliances, dans l'endurance constante de nos peuples et dans nos aspirations raisonnables, et, comme nous ne visons pas l'impossible, nous sommes sûrs d'atteindre notre but, parce que chaque citoyen de la monarchie au front et au foyer sait pourquoi il combat. On ne peut pas nous faire fléchir ; on ne peut pas nous détruire ; nous poursuivons notre chemin, conscients de notre force et entièrement décidés quant au but que nous voulons et devons atteindre. Nous autres, en Autriche-Hongrie, nous n'avons pas besoin de parcourir cette ligne rétrograde qui, partant de la destruction de l'ennemi et traversant plusieurs phases, aboutit à des exigences bien moins excessives ; nous avons dès le premier jour désigné notre but, et nous ne l'avons pas changé depuis. Je me fie avec calme au jugement du monde qui décidera où se trouve en ce cas la force et où la faiblesse.
» Toutefois, on aurait tort de croire que ce programme pacifique et modéré puisse être maintenu indéfiniment. Si nos ennemis nous forcent à continuer la guerre, nous serons à notre tour forcés de soumettre notre programme à une re vision et à demander des dédommagements. Je parle pour ce moment-ci, parce que je suis convaincu qu'à présent la paix mondiale pourrait être réalisée sur la base que je viens de désigner, mais au cas où la guerre continuerait, nous nous réservons toute liberté d'action. Je garde la conviction inébranlable qu'au bout d'un an notre position sera incomparablement plus avantageuse qu'aujourd'hui, mais, à mon avis, il serait criminel si, pour nous assurer n'importe quel avantage matériel, ou territorial, nous faisions durer cette guerre un jour de plus que ne l'exigent l'intégrité de la monarchie et la sécurité de notre avenir. C'est uniquement pour cette raison que j'ai été partisan d'une paix de compromis et que je le suis encore, mais si nos ennemis ne veulent pas nous écouter, s'ils nous obligent à continuer cette tuerie, nous nous réservons la liberté de reviser notre programme et nos conditions de paix.
» Je ne suis pas très optimiste quant à la probabilité que l'Entente soit prête à conclure une paix de compromis sur la base indiquée. La plus grande
Partie du monde entier veut cette paix de compromis, mais quelques personnes empêchent. Dans ce cas, nous poursuivons notre chemin avec calme et sang-froid, nous savons que nous pouvons tenir jusqu'au bout, tant sur le champ de bataille qu'au foyer. Jamais des heures graves ne nous ont trouvés découragés, jamais la victoire ne nous a rendus orgueilleux. Notre heure viendra et avec elle toutes les garanties d'un libre et pacifique développement pour l'Autriche-Hongrie. »
I,E SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN 38
594 *<£ SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
Discours de M. von Kuhlmann, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, à la séance du Reichstag du 9 octobre 1917 l.
« Le discours de M. Asquith devrait être une leçon pour ceux qui ont cru pouvoir tirer d'une question incidemment posée par ce parlementaire, des conclusions favorables à ses volontés pacifistes. Dans son dernier discours, M. Asquith a dit que les revendications françaises pour la restitution de l' Alsace-Lorraine équivalent absolument à la demande de restauration de la Belgique, et il a donc caractérisé la chose de manière qu'elle se présente à moi avec toujours plus de clarté après une étude très approfondie de l'ensemble de la situation et d'après des informations qui me parviennent des sources les plus diverses des pays neutres et de camps ennemis. La question pour laquelle les peuples européens luttent et versent leur sang n'est pas en première ligne la question belge ; c'est l'avenir de l'Alsace-Lorraine {approbations). D'après des informations dignes de foi, l'Angleterre s'est engagée diplomatiquement vis-à-vis de la France, à prendre fait et cause politiquement et par les armes pour la restitution de l'Alsace-Lorraine aussi longtemps que la France ellemême maintiendra cette exigence.
» Telle est la situation réelle, et ainsi il paraît indiqué de définir clairement, tranquillement, mais aussi fermement la position de l'Allemagne dans cette question. Chose curieuse, non seulement chez nos ennemis, mais souvent aussi chez nos amis neutres, des doutes sont émis en ce qui concerne notre attitude dans cette question fondamentale. A la question : « L'Allemagne peut-elle, en ce qui concerne l'Alsace-Lorraine, faire à la France des concessions quelles qu'elles soient ? » nous n'avons qu'une réponse à faire : Non, non, jamais ! (tempête d'applaudissements) . Tant qu'un poing allemand pourra tenir un fusil, l'intégrité du territoire de l'empire dont nous avons reçu le glorieux héritage de nos pères ne pourra être l'objet de n'importe quels pourparlers ou concessions. L'Alsace-Lorraine est le bouclier de l'Allemagne et le symbole de l'unité allemande (vives approbations). Tous, de gauche à droite, prennent, j'en suis certain, fait et cause pour cela (applaudissements ) . Je ne suis pas de ceux qui croient que la franche expression de tels faits puisse nuire à l'avancement d'une sincère volonté de paix dans le monde. Je crois que cette sincère volonté de paix ne peut prospérer et fructifier que sur le terrain de la clarté la plus complète.
» C'est pourquoi je juge nécessaire, en présence d'autres questions qui ont pris, dernièrement, une si large place dans la vie publique, de souligner ceci avec la plus grande énergie et netteté vis-à-vis du pays et encore plus vis-àvis de l'étranger : « Ce n'est pas pour des conquêtes fantastiques que nous y> luttons et lutterons jusqu'à notre dernière goutte de sang ; c'est pour » l'intégrité de l'empire allemand. »
» Fn France, les hommes d'Etat, lorsqu'il leur paraît indiqué d'accepter la formule « sans annexion », venant de Russie, emploient l'artifice transparent de déguiser pudiquement du mot « désamiexion » ce qui, en réalité, est une pure et brutale conquête ; l'artifice est trop grossier pour mériter une
réfutation Si nous voulions, en Allemagne, nous approprier le mot « désan-
nexions », de beaux mots comme Toul et Verdun nous viennent à l'esprit.
» Il faut aussi rectifier une idée qui revient dans cesse dans la presse adverse : à savoir que l'attitude politique de l'Allemagne se dessinera plus nettement dès que les résultats des grandes batailles de l'automne seront connus. C'est une façon complètement erronée de concevoir la politique al-
1 Journal de Genève, du n octobre 1917.
annexe 595
lemande que de croire que nous serons plus coulants ou plus opiniâtres suivant le résultat de quelques entreprises militaires. Les principes essentiels de notre attitude ont été établis après une étude minutieuse. A part le vœu français de l' Alsace-Lorraine, il n'y a pas d'obstacle absolu pour la paix, et il n'existe pas de question qui ne puisse être résolue de telle façon par des pourparlers, que les pertes de temps, de sang et de moyens si énormes, puissent être encore justifiées devant les peuples et devant l'histoire.
» Une autre erreur essentielle des adversaires, qui s'est souvent aussi manifestée dans notre pays, est que, dans la phase actuelle de l'immense lutte; on pourrait encore faire beaucoup en faveur d'un compromis pacifique au moyen de déclarations publiques du haut de la tribune; mais les déclarations publiques ont ce défaut d'être nécessairement, de par leur nature, relativement simples. Du fait précisément que toutes les questions pendantes sont liées les unes aux autres et dépendent les unes des autres, une déclaration publique ne peut satisfaire aux exigences du moment que dans une mesure modérée. En outre, une déclaration publique et la dicussion de ces questions au Parlament a aussi ce défaut que le partenaire est absent. Les déclarations publiques n'engagent que celui qui les fait, mais elles laissent à l'ennemi une entière liberté d'action.
» Nous ne devons pas oublier un point essentiel, que nos adversaires ont voilé avec une grande habileté tactique. Us n'ont pas même encore manifesté leurs sentiments pacifiques d'une manière qui réponde même approximativement aux faits (très juste) . Ce qu'ils ont communiqué au monde est un programme de conquêtes maximaliste, complètement utopique et qui ne peut être accepté qu'après l'écrasement complet de l'Allemagne et de ses alliés. Nous n'avons aucun motif de les suivre dans cette voie (très bien). Le gouvernement allemand l'a refusé jusqu'à présent et le refusera. Notre politique est positive et réfléchie ; elle compte avec les faits tels qu'ils sont. Si nos adversaires prétendent ne pouvoir obtenir de clarté sur la volonté et les intentions du gouvernement et du peuple allemands, c'est de l'hypocrisie (très bien) . Notre réponse à la note du Saint-Siège et les déclarations faites ensuite au Parlement en plein accord avec vous ne pouvaient, en ce qui concerne les bases essentielles du programme politique allemand de paix, laisser aucun doute aux personnes voulant entendre et comprendre.
» Je l'ai déjà relevé devant la grande commission et je me permets de le relever avec encore plus de force : « La politique extérieure ne peut avoir du succès que si elle est soutenue par l'approbation de la grande masse du peuple allemand {vives approbations) , que si elle représente et incarne la volonté du peuple (applaudissements) . Dans ce but, celui qui est chargé de représenter la politique extérieure doit sans cesse rappeler que quelles que soient les fluctuations des divergences de vues en politique intérieure maintenant, dans cette époque grave et fatale, chaque individu est appelé à conférer pour sa part, à notre politique extérieure, cette force et cette résolution dont elle a besoin pour atteindre, par la lutte et par la persévérance, la victoire et la paix (longue tempête d' applaudissements ) . »
Texte allemand du discours de M. von Kûhlmann d'après l'Agence Wolff :
Die Rede Asquiths sollte eine Lehre fiir die sein, die aus der vou Asquith im Parlament in der Form einer Zwischenfrage vorgetragenen Frage nach Deutschlands Absichten in bezug auf Belgien hoffnungsvolle Schlusse auf den Friedenswillen dièses Paralamentariers glaubten ziehen zu konnen. In seiner letzten Rede stellte Asquith die franzosische Forderung nach der Riickgabe Elsass-Lothringens als vollkommen gleichwertig neben die Forderung der Wiederherstellung Belgiens und charakterisierte damit die Dinge so, wie sie fiir inich nach einem sehr eingehenden Studium der Gesamtlage und nach
596 I,E SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
Nachrichten aus den verschiedensten Quellen aus neutralen Fândern und aus dem Lager der Feinde mit vollkommen ùberzeugender Deutlichkeit sich mimer klarer darstellen. Die Frage, woram die Vôlker Europas kâmpfen und ihr Blut vergiessen, ist nicht in erster Finie die belgische Frage, es ist die Zukunft Elsass-Fothringens. (Zustimmung.) Fngland verpflichtete sich nach zuverlassigen Nachrichten Frankreich gegenùber diplomatisch, so lange fur die Riickgabe Elsass-Lothringens politiser! und mit den Waffen einzutreten, als Frankreich selbst an dieser Forderung festhâlt. So ist die wirkliche Fage, und so scheint es mit angebracht, auch die Stellung Deutschlands zu dieser Frage ruhig und klar, aber auch fest, zu umschreiben. Merkwùrdigerweise werden nicht nur bei den Feinden, sondern manchmal sogar bei den neutralen Freunden Zweifel an unserer Stellungnahme in dieser Grundfrage laut. Auf die Frage : Kann Deutschland bezùglich Elsass-Fothringens Frankreich irgendwelche Zugestândnisse machen ? haben wir nur eine Antwort : Nein, nein, niemals (Stiirmische Beifallskundgebungen.) Solange eine deutsche Faust die Flinte halten kann, kann die Unversehrtheit des Reichsgebietes, wie wir es als glorreiches Erbe von unsern Vâtern ùberkommen haben, nicht Gegenstand irgendwelcher Verhandlungen oder Zugestândnisse sein. Elsass- Lothringen ist Deutschlands Schild und das Symbol der deutschen Einheit. Lebhafte Zustimmung.)
Dafùr, ich bin sicher, treten aile von Finks bis Rechts eiu. (Beijall.) Ich gehôre nicht zu denen, die glauben, dass ein ofîenes Aussprechen einer solchen Tatsache dem Aufkommen eines aufrichtigeu Friedenswillens in der Welt schàdlich sein kônnte. Ich glaube, dass ein solcher aufrichtiger Friedenswille nur auf dem Boden der vollkommensten Klarheit gedeihen und fruchtbar werden kann. Deshalb halte ich es fur notwendig, gegenùber andern Fragen, die in neuerer Zeit in der Oefîentlichkeit einen so breiten Raum eingenommen haben, mit aller Schârfe und Deutlichkeit dem Inlande und noch mehr dem Auslande gegenùber voll zu unterstreichen : Wofùr wir fechten und fechten werden bis zum letzten Btutstropfen, sind nicht phantastische Eroberungen, es ist die Unversehrtheit des Deutschen Reiches. (Lebhafter Bei f ail.)
In Frankreich haben die Staatsmânner, als es ihnen geraten schien, die von Russland ausgehende Formel « olrne Annexionen » anzunehmen, den durchsichtigen Kunstgriff gebraucht, das, was in Wirklichkeit narkte, gewaltsame Eroberung ist, mit dem Worte « Desannexion » schâmig zu umkleiden. Der Kunstgriff ist zu plump, um einer Widerlegung wert zu sein. Man muss aber die Vàter des Gedankens darauf aufmerksam machen, dass nirgends geschrieben steht, welches Jahr der Weltgeschichte als Normaljahr « ne varietur » betrachtet werden soll.Wenn wir Deutschen uns das Wort « Desannexion » zu eigen machen wollten, so fallen uns schône Worte, wie Toul und Verdun, ein.
Eine Richtigstellung verlangt auch eine Ansicht, die in der Presse der Gegner immer wiederkehrt, dass die politische Haltung Deutschlands sich schàrfer abzeichnen wiirde, sobald die militàrischen Ergebnisse der grossen Herbstschlachten abgeschlossen vorliegen. Es ist eine vollkommen irrtûmliche Auffassung der deutschen Politik, zu glauben, dass wir je nach dem Ausfall einzelner militârischer Unternehmungen teurer oder billiger spielen, nachgiebiger oder hartnâckiger sind. Das ist vollkommen falsch. Die wesentlichen Grundzuge unseres Verhaltens sind von allen massgebenden Faktoren nach sorgfâltiger Beratung festgelegt worden. Ausser dem franzôsischen Wunsche nach Elsass-Fothringen gibt es hein absolûtes Hindernis fur den Frieden und keine Frage, die nicht derart durch Beratungen gelôst werden kônnte, dass sich die Aufwendung so vielen Blutes und soungeheurer Mittel vor den Vôlkern und vor der Geschichte rechtfertigen liesse. Ein weiterer Grundfehler der Gegner, der auch im Inlande manchmal hervortrat, ist der, als liesse sich noch im heutigen Stadium des ungeheuren Kampfes durch ôffentliche Erklâvungen von der Rednertribiine noch viel Wesentliches zur Fôrderung des friedlichen Ausgleiches tun.
Den ôffentlichen Erklàrungen haftet naturgemàss fur einen derartigen
Zweck der schwere Mangel an, dass sie ihrer Natur nach verhàltnismâssig einfach sein miissen. Géra de dadurch, dass aile schwebenden Fragen miteinander verknùpft sind, sich gegenseitig bedingen und dass ihnen gegenseitige Abhângigkeit innewohnt, kann eine ôffentliche Erklàrung den Anforderungen des Augenblicks nnr in beschrànktem Masse gerecht werden. Und dann hat auch die ôffentliche Erklàrung und die Diskussion derartiger Fragen im Parlament den Mangel, dass der verantwortliche feindliche Widerpart fehlt. Die ôffentliche Erklàrung bindet allein und einseitig den, der sie abgibt, lâsst aber déni Gegner vollkommene Bewegungsfreiheit. Wir diirfen einen wesentlicheu Punkt nicht vergessen, den die Gegner mit grosser taktischer Kunst verschleierten. Sie gaben noch nicht einmal ihre Friedensliebe in einer Weise kund, die auch nur annàhernd den bestehenden Tatsachen entspricht. {Sehr richtig.) Was sie der Welt mitgeteilt haben, ist ein vollkommen utopisches Maximaleroberungsprogramm, das nur durchgefùhrt werden kann nach einer vollstàndigen Niederringung Deutschlands und aller seiner Verbundeten. Ihnen auf diesem Wege zu folgen, haben wir keine Veranlassung. {Sehr gut !) Die deutsche Regierung lehnte das bisher ab und wird es ablehnen. Unsere Politik ist real und nuchtern. Sie rechnet mit den Tatsachen, wie sie sind. Stellen sich unsere Gegner so, als kônnten sie uber das, was die Reichsleitung und das deutsche Volk wollen und beabsichtigen, keine Klarheit bekommen, so ist das Heuchelei. {Sehr richtig !) Unsere Antwort auf die Note des Heiligen Stuhles und die darùber im Parlament, wie ich heute wieder hervorhebe, in breiter Uebereinstimmung mit Ihnen gegebene Erklàrung, konnte niemand, der hôren und verstehen will, ùber die wesentlichen Grundlagen des deutschen politischen Friedensprogramms im Zweifel lassen. {Zustimmung.)
Dies durfte ich in meinen im Hauptauschuss vorgetragenen Bemerkungen betonen, und das erneut und immer stàrker zu betonen môge mir eriaubt sein : Die auswârtige Politik kann nur erfolgreich sein, wenn sie von der Zustimmung der breiten Mengen des deutschen Voîkes getragen wird (Lebhafte Zustimmung), wenn sie den Willen des Volkes in seiner wesentlichen Gesamtheit vertritt und verkôrpert. (Beifall.) Uni dessen willen darf der zur Vertretung der auswârtigen Politik Berufene immer wieder ins Gedàchtnis bringen, dass so hoch die Wogen der innerpolitischen Meinungs- Terschiedenheiten auch gehen môgen, jetzt in dieser ernsten, schicksalschweren Zeit jeder Einzelne mitberufen ist, unserer auswârtigen Politik diejenige Wucht und Geschlossenheit zu verleihen, die sie braucht, um durch Ringen und Ausharren zu erreichen : den Sieg, den Frieden ! {Stûrmischer langanhaltender Beifall.)
Déclaration de M. Lloyd George, premier ministre, le 11 octobre 1917'.
Recevant, d'autre part, le io octobre 19 17, une délégation des sociétés d'assurances et de secours mutuels, M. Lloyd George a fait les déclarations suivantes :
« Je désirerais pouvoir vous prédire la fin prochaine de cette guerre, mais, quoi qu'il arrive, la nation doit mener à bonne fin la tâche qu'elle a entreprise. (Applaudissements.)
» je ne vois aucune déclaration qui soit plus de nature à prolonger cette terrible guerre que celle faite au Reichstag par M. von Kùhlmann lorsqu'il annonça qu'à aucun prix l'Allemagne n'envisagera la moindre concession à
1 Le Temps, 13 octobre 1917.
la France concernant l' Alsace-Lorraine. Dans aucun milieu il ne saurait j avoir de doute sur ce que cette déclaration signifie.
» Aussi longtemps que puisse durer la guerre, la Grande-Bretagne est bien décidée à soutenir la France, sa vaillante alliée, jusqu'à ce que celle-ci ait délivré ses enfants opprimés de l'avilissement du joug étranger.
» Mais cela signifie qu'il nous faut ménager nos ressources et éviter de nous imposer des obligations dépassant les strictes nécessités de l'heure présente. Lorsque, d'un côté ou d'un autre, on me demande des améliorations, ma réponse est : « Concentrez vos efforts sur la poursuite de la victoire ; » une fois la victoire obtenue, toutes ces améliorations vous seront octroyées. »
Discours de M. Asquith, à Liverpool, le 11 octobre 1917 x.
M. Asquith, ancien premier ministre, a prononcé le n octobre 1917 ua grand discours à l'hôtel de ville de Liverpool, dans lequel il a traité de la situation militaire et diplomatique.
« Le simple arrêt des hostilités et la signature d'un traité, a-t-il dit, auraient pour seul aboutissement une paix boiteuse, précaire et passagère, à moins que le traité ne fournisse des sauvegardes adéquates et durables contre le renouvellement de la lutte. Pour obtenir ces résultats, le peuple anglais est prêt à continuer et à prodiguer son sang et son argent, plutôt que de voir complètement perdu le bénéfice des sacrifices incalculables faits par lui et ses alliés, grands et petits Ktats.
» Nous estimons que ces buts sont clairement définis, mis en vigoureux relief et, si c'est nécessaire, répétés avec insistance. »
Abordant ensuite les récentes déclarations touchant les buts de guerre faites par les porte-parole autorisés de la politique allemande, M. Asquith déclare que :
« L'ordre du jour du Reichstag dénommé ordre du jour de la paix, est un ordre du jour au sujet duquel le chancelier allemand lui-même semble avoir des doutes, en ce qui concerne la signification réelle à y attacher, soit par lui, soit par nous, soit par n'importe quelle autre personne. »
Parlant du discours de M. von Kiihlmann sur l' Alsace-Lorraine, M. Asquith dit :
« Je dois commenter ici ce passage du remarquable discours de M. von Kiihlmann, dont j'ai lu ce matin la version complète. La seule contribution définie qu'il fasse à la cause de la paix (ce que le gouvernement allemand fait profession d'avoir à cœur) est une négation catégorique.
« A la question : «L'Allemagne peut-elle faire, sous une forme quelconque, une concession quelconque relative à la question d'Alsace-Lorraine ? », la réponse est : « Non, jamais. »
» Et M. von Kiihlmann continue : « L'intégrité du territoire que nos ancêtres nous ont transmis comme un glorieux héritage ne pourra jamais être l'objet de négociations ou de concessions quelconques. »
» Or, quelle est la portion particulière de ce glorieux héritage transmis par les ancêtres allemands dont parle M. von Kuhlrnann ? C'est ce territoire qui, pendant de longues années, a fait partie de la France, qui est français par sentiment et sympathie, qui fut volé à la France il y a moins de cinquante ans, en dépit des protestations (du moins en ce qui concerne la Lorraine) du plus grand des hommes d'Etat allemands : territoire qui fut arraché à la
1 Le Temps, 13 octobre 19 17.
France sans que l'on eût consulté le moins du monde les opinions ou les désirs de ses habitants, sans le moindre égard pour leurs opinions ou leurs désirs, pour le retenir, non seulement comme prix de la victoire allemande, mais comme symbole de l'humiliation de la France.
» M. von Kùhlmann nous dit ensuite : « La grosse question autour de » laquelle gravite cette lutte des nations n'est pas en premier lieu la question » belge. » Notez ces paroles : « A l'exception de l'Alsace-Lorraine, il n'y a, ce qu'il qualifie curieusement, aucun obstacle absolu à la paix. »
» Mais jetons, en passant, un nouveau coup d'œil à cette question belge, à laquelle il convient au ministre allemand d'assigner pour le moment une position d'arrière-plan. Ce que les alliés exigent dans le cas de la Belgique n'est pas seulement son évacuation, mais encore la restitution complète et permanente de son indépendance politique et économique dans toute son intégrité.
» Plus d'une fois j'ai posé la question suivante : « L'Allemagne est-elle » prête à accepter comme condition essentielle de la paix la restauration de » la Belgique dans son seul sens intelligible et réel ? » Je n'ai reçu aucune réponse, et M. von Kùhlmann, qui —dans le cas de l'Alsace-Lorraine se montre presque impétueusement catégorique en formulant un non possumus absolu, — garde relativement à l'avenir de la Belgique un silence profond qui n'en est pas moins significatif.
» Reprenons encore le cas de la vaillante Serbie et de ses voisins consanguins, les Slaves du Sud, ou encore celui de la Roumanie indomptable qui, dans des conditions de difficultés presque sans exemple, tient en respect les armées de Mackensen. Ces petits Etats ont tout autant droit à leur place au soleil que les Etats plus riches, plus populeux et mieux armés, appelés les grandes puissances. Ils ont, jusqu'ici, mené une existence entravée, et jusqu'à un certain point affamée, même mutilée. Leur donner leurs frontières naturelles, c'est s'acquitter envers eux d'une dette que la justice exige depuis longtemps, c'est s'incliner devant la plus haute forme de convenance politique, qui oblige à reconnaître qu'il n'y a pas de ferments de guerre et de causes de guerre plus nocifs que l'existence de nationalités détachées, mécontentes et artificiellement séparées de leurs vrais foyers et de leur consanguiîiéité.
» Qu'y a-t-il dans ces modifications à la carte géographique qui puisse léser les intérêts ou le bon sens du peuple allemand ? Jamais l'anéantissement ou la mutilation de l'Allemagne n'a été l'objet de notre politique. Notre guerre est dirigée contre le militarisme prussien, ennemi de la liberté en Allemagne, et qui, partout ailleurs, professe et pratique également le système de politique dénommé « Machtpolitik »,sous lequel les faibles sont sans aucun droit et la terre appartient de droit incontestable à la puissance matériellement la plus forte. Cette puissance devait être l'Allemagne. Voilà ce qui constitue et ce qui reste une menace réelle pour la paix européenne et mondiale. C'est l'ambition de cette puissance qui est responsable de l'explosion de la guerre.
» La répugnance de cette puissance à consentir à accepter des changements qui, quelque justes qu'ils soient réellement, porteraient un coup fatal à la réalisation de ses ambitions, voilà, à l'heure actuelle, l'obstacle le plus sérieux à un règlement honorable et durable.
» Et cela me porte à dire une fois de plus que le pis qui puisse arriver au monde serait une paix de replâtrage, renfermant des germes de troubles pour iir, et ne donnant aux nations que juste le temps de respirer, de panser leurs blessures et de s'armer pour une nouvelle lutte décisive. Seule, une paix réelle, véritable et durable, pourra je ne dirai pas offrir la récompense, mais apporter la justification de ce qui a été fait, souffert et sacrifié.
» S'il s'agit d'une lutte de résistance, nous n'avons aucun motif de perdre courage ou espoir. Cette dernière quinzaine, nos troupes ont accompli de grands exploits et conquis un terrain précieux dans les Flandres et en Mésopotamie. »
600 I,E SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
M. Asquith a conclu par ces paroles :
« Envisagez les alliés comme un tout (et aujourd'hui ils comprennent les Etats-Unis, dont la contribution à 'a cause commune devient chaque mois un facteur d'une importance croissante) ; mesurez la puissance relative et l'endurance des deux côtés au point de vue soit militaire, soit naval, soit économique, et après avoir fait la part de tout élément douteux ou hasardeux, même de la paralysie temporaire de la Russie, je vous le demande, peut-il y avoir des doutes que notre prépondérance matérielle autant que morale ne se manifeste d'une façon croissante du côté de notre cause ? »
Texte anglais du discours de M. Asquith * :
In connection with the National War Aims Committee, Mr. Asquith last night addressed a largely-attended meeting held at the Sun Hall, Liverpool. The Lord May or, Mr. Max Muspratt, presided.
Mr. Asquith said :
« This, as you know, is one of a séries of meetings which are being held in our centres of population to make clear, both to ourselves and to the rest of the world, what it is that we hâve been, and still are, fighting for, and thereby, as we hope, to accelerate the well-founded and lasting peace which has become the overmastering need of mankind. Speaking the other day at Leeds, I surnmarised what seemed to me to be our war-aims in two short phrases : first, that it is a war for peace, and next, that it is a war against war. (Cheers.) We cannot, of course, attain the second object until we hâve achieved the first. But the first — the cessation of hostilities and the signing of a treaty — will be nothing better than a transient and precarious haltingplace unless it provides adéquate and durable safeguards against the possible reopening of strife. It is no part of our purpose in this movement, as I understand it, and so far as I hâve any responsibility for it, to go about the country waving the flag and blowing the bugle, and, as it were, flogging the martial ardour of the nation. The British people stand in no need of any such incitements. (Hear, hear.) Their teeth are set, and they are ready to go on, giving withoust stint their blood and their treasure rather than that the incalculable sacrifices which they and their Allies — both great States and small States — hâve made should be thrown away. (Cheers.) No, it is precisely because we are looking through the smoke-clouds of the battlefields to the ends which made it our duty to enter the war and which, until they are within sight of attainment, make it equally our duty to continue the war, that we think it right that those ends should be clearly set forth with definiteness, with emphasis, if need be with itération. (Hear, hear.)I make no apology, therefore, if, in contributing what I can to the accomplishment of that task, I may seem from time to time to be repeating what I hâve said before.
» I wish, indeed, I could say the same of the déclarations, inspired or uninspired, of the spokesmen and writers who are for the moment the chosen exponents of Germau policy. What is the state of the case so far as they are concerned ? Some months ago, at the outset of the régime of the new Chancellor, who owed his élévation to the triumph of the military faction in the inner councils of the Emperor, the majority of the Reichstag agreed to a patchwork formula?, which was advertised to the world as a « peace » resolution. We had a debate about it in the House of Commons, where there was a disposition in some quarters to hail it, if not as an overture, at least as an olive branch. I ventured at the time to say that I shared the doubts which the German Chancellor himself seemed to entertain whether lie, or we, or anybody, understood what the resolution really meant. That scepticism has been justified by the event, for the various German parties hâve eyer since been squabbling with infinité acrimony as to what is its orthodox interpre-
1 Moming Post du 12 octobre 191 7.
ANNEXE ÔOI
tation. Confusion became worse confounded with the publication of the Chancellor's subséquent answer to the Papal Note. I do not doubt that there is in Germany, as there certainly is in Austria, a widespread and genuine désire for peace. In the Reichstag itself, slender as are its powers, and divided as are its counsels, there are indications of a growing spirit of revolt against the methods of the Government. No doubt, as the events of the last few days show, it is tiniorous and easily tamed ; still it is there. But, things being as they are, the dominant factor with which we hâve to deal is neither German public opinions nor the German Parliament. Is it the German Government. Does it mean business ? Is it sincère in its désire for peace ? Dépend upon it, the world will never find its way to peace through a morass of equivocation and ambiguities. [Cheers.) Plain questions hâve been asked which are studiously evaded. Concrète cases, at once of primary importance and of perfect simplicity, hâve been put, and the only response has been that everything hangs together, and that there can be no prématuré and partial disclosures. We are left in the dimness of a rhetorical twilight, and we are asked to lay down our arms, without any other satisfaction or safeguard than that we shall be offering a unique exhibition at one and the same time of the three virtues of Faith, Hope, and Charity. (Laughter and Cheers.)
» This, I repeat, is not business. {Cheers.) There is another, a totally différent, and, as we think, a more excellent way. No one prétends that it would be right or opportune for either side to formulate an ultimatum, detailed, exhaustive, précise, with clauses and sub-clauses, which is to be accepted, Verbatim et literatvm, chapter and verse, as the indispensable preliminary and condition of peace. There are many things, as I hâve said before, in a Worldwide conflict such as this which must of necessity be left over for discussion and negotiation, for accommodation and adjustment, at a later stage. But we shall make no progress towards the achievement of either of what I described a few moments ago as our two governing objects — the attainment of a real peace and the effective prévention of future war — unless we are both definite and resolute throughout in our assertion of the means by which they are to be reached. Let us see once more what are the principal stepson the road that has to be traversed, and ask ourselves, as we go along, whether any of them is out of conformity with the aims and the spirit that led us at the outset to undertake our share in the unexampled burden of the war. In regard to the territorial readjustments, both in the West and the Hast of Europe, of which I spoke in some détail at Leeds, they ail come under the head either of actual restitution or of the long delayed fulfilment of legitimate aspirations and hopes. Where is the exception ? Which of them involves annexation in what is called the Imperialist or aggressive sensé ? Certainly not the évacuation of the occupied territory of France, Russia, Belgium, Serbia, Roumania. Nor, again, the restoration to France of the provinces which were taken from her by force in 1 87 1 .
» Hère I must say a word by way of comment on the référence to this matter in the remarkable speech of Baron von Kûhlmann, of which we hâve this morning the full text. The one definite contribution it makes to the cause of peace which the German Government professes to hâve at heart is a flat négation. To the question: «Can Germany in any form make any concession with regard to Alsace-Lorraine ? » the answer, he tells us, is : « No, never ». He goes on to say that « the integrity of the territory handed down to us as a glorious inheritance by our forefathers can never be the object of any négociations or concessions. >> And what is the partieular part of this « glorious inheritance » handed down from their forefathers of which he is spenking ? It is territory which had been for long years part of France, which was French in sympathy and sentiment, which was filched from France less than 50 years ago, against the protest, so far, at any rate, as Lorraine was concernée!, of the greatest of German statesmen, without any consultation of or regard for the opinions or wishes of the inhabitants, to be held not merelv as the price of German victory but as the symbol of French humiliation. It is, as I pointed out the other day, this act of crude and shortsighted spoliation which was the
602 IvE SORT DE i/ÉMPIRE OTTOMAN
root and source of the unrest, of the unstable equilibrium, of the compétition in armaments, which hâve afflicted Europe during the lifetime of two générations, and which hâve culminated in the most terrible war in history. Gerrnan diplomacy is not celebrated for its deftness, but even in its armais it will be dif ficult to find a clumsier or a more transparent manœuvre than this maladroit attempt to sow discord between ourselves and our French Allies. (Cheers.)
» Baron von Kùhlmann further tells us that the « great question around which the struggle of the nation centres is not in the first instance » (observe those words) « the Belgian question », and that with the exception of Alsace- Lorraine there is what he curiously calls no « absolute » impediment to peace. But let us look again in passing at this Belgian question, which it suits the German Minister to relegate for the moment to a secondary position. What the Allies demand in the case of Belgium is not only évacuation, but the full and permanent restoration, in ail its integrity, of her political and économie independence. What would be the value to the brave and long-suffering Belgian people of a Belgium split into two parts under the notable scheme devised by the late German Chancellor ? Or of a Belgium manacled by fiscal or other ties into permanent subservience to German policy ? I hâve asked the question more than once whether Germany is prepared to accept the restoration of Belgium in the only real and intelligible sensé as an essential condition of peace. I hâve got no answer, and Baron von Kùhlmann, who can be almost boisterously definite and précise when he is proclaiming an absolute non possumus in the case of Alsace-Lorraine, préserves in regard to the future of Belgium an unbroken and none the less significant silence. Take once more the case of gallant Serbia and her neighbours and kiusmeu, the Southern Slavs, or that of indomitable Roumania, who, under almost unexampled dif ficul ties, has been holding back the Armies of Mackensen. {Cheers). Thèse little States hâve as much right to their place in the sun as the richest and most populous and best-armed of those which are called the Great Powers. {Cheers). They hâve hitherto led a cramped, to some extent a starved and even a mutilated, life. To give them their natural boundaries is not merely not an act of aggression ; it is to pay a debt long since demanded by justice — {hear, hear) — it is to bow to that highest form of political expediency which recognises that there is no more noxious breeding ground for war and the causes of war, than the existence of detached and discontended nationalises, artificially severed from their kindred and their proper home. {Cheers.)
» Let me pause hère to ask : What is there in such changes in the map as I hâve been indicating to offend the interests or the commonsense of the Ger- . man people ? I hâve repeatedly stated — and the same thing has been said b}r every responsible spokesman of the Entente — that it has never been part of our policy to annihilate or to mutilate Germany. Our warfare is waged against Prussian Militarism, the enemy of liberty at home, which everywhere eise professes and practises the System of so-called « Machtpolitik », under which the weak hâve no rights, except the right of going to the wall — and the inheritance of the earth belongs by an indefeasible title to the materially strongest power. That power was to hâve been Germany — animated by the Prussian spirit, drilled into conformity with Prussian ideals, obeying without question or cavil the commands of the Prussian King. Hère you hâve what has been, and remains, the real menace to European and to world-wide peace. Its ambitions were responsible for the outbreak of war. Its reluctance to acquiesce in changes which, however just in themselves, would be fatal to the réalisation of those ambitions, is at this moment the most solid obstacle to an honourable and enduring settlement. {Cheers.)
» This brings me to say once more that the worst thing that could happen for the Avorld would be a patched-up peace. {Cheers.) What do I mean by a patched-up peace ? I mean an arrangement, or set of arrangements, of such a character that they contain within themselves the germs of future trouble, and provide merely a breathing space for the nations to heal their wounds and gird themselves for another and — this time — a décisive struggle. The
daily cost of this war in blood, in material waste, and in human suffering immeasurably surpasses anything in the previous expérience of mankind. Less than a month ago, on successive afternoous, I walked one day through the Delville Wood — perhaps the most tragic spot in the great battlefield of the Sonxme — and the next through what were once the streets of the ancient town of Ypres. It is impossible to conceive two more diverse and yet equaily terrible object lessons in the meaning of modem war. In the one case a smiling and fertile countryside lias been converted, as far as the eye can see, into a blasted wilderness, in which for a génération to corne nothing that is fruitful or useful to man can be made to grow. In the other case you hâve a famous and flourishing town, m which it is almost literally truethat one stone is not left upon another, and two of the finest monuments, one of the Municipal, the other of the Ecclesiastical piety of the Middle-Ages — the Cloth Hall and the Cathedral — are smoking ruins which can never be restored. And yet, with thèse scènes of pitiless désolation still fresh in the memory, I say deliberately that I would rather see the war go on to a definite décision than that it should be brought to an end by an inconclusive compromise. (Cheers). The reason is plain. Nothing but a real, a true, and an abiding peace can offer I will not say any récompense but any justification for what has been done and suffered and sacrificed.
» If it is to be a contest of endurance we hâve no reason to lose heart or hope. During the last fortnight our unconquerable troops hâve been doing great things and winning invaluable ground both in Flandres and in Mesopotamia. The enemy apparently still pins his faith to the submarine and the aéroplane, and German public opinion is constantly being fed and stimulated by marvellous taies of our privations and approaching famine, and of imaginary exploits conducted on an heroic scale, such as the supposed destruction from the air of the Tower of London. There is still every need for economy and good organisation in the consumption of necessary commodities. There is need, too, for a better-regulated influx of labour, both maie and female, into industries which are for the time being of paramount importance — such, for instance (at this moment), as agriculture, the production of steel, sliipbuilding, and the construction of aircraft. (Hear, hear)). But there is not the faiutest danger of our being starved into submission. {Cheers). And as to the air, while I hope and believe that we shall very soon hâve achieved as complète a mastery over the incursions of the aéroplane as we hâve over those of the Zeppelin, up to this moment, so far as I know, thèse raids hâve been absolutely barren of any military resuit, and they hâve entirely failed to shake the spirit or the nerve of our Metropolitan community. (Cheers). Take the Allies as a whole — and they now iuclude in their ranks the United States of America, whose contribution to the common stock becomes every month a factor of growing magnitude — [cheers) — survey the relative powers of endurance of the two sides, measure them by any standard in naval, or military, or économie terms, and after you hâve made allowance for every dubious or hazardous contingency, even for the temporary paralysis of Russia as an aggressive force — can there be a doubt that the material, no less than the moral, prépondérance rests manifestly and increasingly with our cause ? (Cheers). »
Séance de la Chambre des députés française du 12 octobre 1917 '. Discours de M. Georges Leygues.
« h 'Allemagne est entrée dans la guerre avec la certitude absolue de la victoire, certitude formée de deux éléments : éléments techniques, exacts, ti-
1 Le Temps du 14 octobre 1917.
604 W3 SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
rés de l'organisation des effectifs, du matériel, de la capacité de transport^ de la puissance des armées ennemies ; éléments ps3^chologiques et politiques, erronés, tirés de l'unité politique, de la résistance morale, de la force respective des Etats belligérants, supputation du nombre probable des adversaires.
» Le résultat des premiers éléments, qui étaient justes, a été faussé par le résultat des seconds, qui étaient faux. La conséquence de cette erreur initiale a été une très longue guerre, au lieu d'une guerre courte selon les prévisions.
» L'Allemagne est entrée dans la guerre avec la conception territoriale de la victoire, avec la théorie des gages, qui ont donné naissance à la doctrine militaire de l'attaque brusquée. Elle a cru que, de deux belligérants, celui qui franchirait le premier la frontière de l'autre, qui pénétrerait le plus profondément dans son territoire et qui occuperait le plus d'espace, serait victorieux. Par la violation du droit et l'attaque brusquée, elle a réalisé la première partie de ce programme, et elle montre sa carte de guerre.
» Mais, et ce fait domine toute la guerre, grâce à la résistance de la France, les alliés ont conquis le temps, facteur imprévu et déterminant de la victoire. Par la conquête du temps, la France s'est donné à elle-même la possibilité de combler les lacunes de son organisation militaire, de réparer les conséquences de sa bonne foi et de ses illusions ; elle a donné à ses alliés le délai indispensble pour procéder sans entraves à leur mobilisation, pour faire jaillir du sol leurs armées, pour se munir de tout le matériel qu'exige la guerre moderne.
» Par la conquête du temps, elle a assuré au monde le répit nécessaire pour prendre conscience du sens profond, de la portée politique et sociale de la guerre ; elle a donné aux neutres le temps de réfléchir et d'opter. ( A pplaudissements . )
» Pour être victorieux, les Allemands étaient obligés de vaincre la France et la Russie en six mois, de mener une campagne foudroyante. Pour sauver le monde, pour vaincre, les alliés étaient obligés de mener une guerre longue, de manière à atténuer les avantages que donnaient à l'Allemagne sa longue préméditation et à équilibrer peu à peu les facteurs techniques de la victoire.
» La conquête du temps apparaîtra comme la conquête la plus importante de cette guerre. Nos ennemis — je parle des dirigeants et des chefs — ont compris toutes les conséquences qui en découlent.
» L'opinion de l'Allemagne sur la guerre a passé par trois phases. Jusqu'à la Marne, l'Allemagne a cru la paix par la victoire militaire certaine ; après l' Yser, elle a cru la paix par la victoire des armes possible. Après Verdun elle a renoncé à l'espoir de la paix imposée par la victoire militaire. (Très bien ! Très bien l)
» La Marne, bataille formidable, la plus grande bataille-manœuvre de l'Histoire par la direction, le coup d'œil et l'ampleur, a arrêté la marche sur Paris et a brisé l'élan de l'envahisseur.
» La bataille de l'Yser, bataille de géants, dont la grandeur s'accusera dans le recul de l'Histoire, a arrêté « la course à la mer », seconde manœuvre de grand style dont l'état-major allemand attendait un résultat décisif.
» La bataille de Verdun, immense opération de rupture de notre front est, pour rouvrir les routes d'invasion de 1814, a vu sombrer le prestige militaire de l'Allemagne.
» Dans le champ clos de Verdun, deux peuples, la France et l'Allemagne, se sont affrontés, et après un duel de cinq mois dont le monde entier a suivi toutes les péripéties en frémissant, l'Allemagne a été vaincue. ( Vifs applaudissements.)
» Le 12 juillet, la dernière vague allemande e&t venue mourir dans les fossés de Souville. (Applaudissements.)
» En août, Fleury est repris ; le 24 octobre, Douaumont est repris ; les 3 et 5 novembre, Vaux et Dainloup sont repris.
» Le front allemand est rompu ; le recul, qui s'accentuera au point que nous ramènerons, l'épée dans les reins, le kronprinz tout près de ses tranchées de départ, est commencé.
» Dès ce moment, l'Allemagne cherche un autre moyen que les armes
pour nous abattre, et elle lance sa note du 1 2 décembre. Elle ouvre un nouveau chapitre de l'histoire de la guerre, le chapitre des manœuvres diplomatiques». (Applaudissements.)
Première manœuvre : Elle lance le mot de paix, elle veut attirer l'Entente dans des tractations de paix, elle se flatte de la disloquer ; elle essaye de créer ce que M. Leygues appelle, par une image heureuse, « une pression atmosphérique pour la paix. » Elle échoue.
Alors, seconde manœuvre : Elle exploite « la bonne foi et les illusions généreuses du socialisme international ». Second échec.
Troisième manœuvre : Le socialisme n'a pas rendu ; au tour du catholicisme de travailler. Elle dépêche Erzberger ; « peu de temps après, le Vatican » publie son manifeste ». Ici encore il faut citer ; une analyse ne rendrait pas ce que l'exposé de M. Leygues a de plein et de juste. On remarquera l'interruption significative de M. Millevoye, député nationaliste du XVIe arrondissement :
« Par le caractère universel que son auteur lui a donné, cette note apparaît comme une sorte de manifestation œcuménique, comme un coup de sonde lancé au plus profond de l'âme internationale. (Très bien ! Très bien !) Mais cette note montre que le Saint-Siège n'a pas approfondi l'importance capitale des problèmes que pose la guerre pour les peuples libres, puisque, n'ayant pu dire comment on pourrait résoudre ces problèmes, il n'a pu indiquer le moyen de mettre fin à la guerre. (Applaudissements.)
» Nous rendons hommage à l'élévation, à la noblesse des sentiments... (Protestations sur divers bancs à gauche et au centre.)
» M. Lucien Millevoye : Nous ne nous associons pas à votre hommage.
» M. Georges Leygues : ...nous rendons hommage, dis-je, à l'élévation des sentiments auxquels a obéi le Saint-Siège... (Interruptions à gauche.) J'exprime mon opinion... (Très bien ! Très bien I)
» M. Charles Bernard : Eloquemment.
» M. Georges Leygues : Du mieux que je peux.
» M. Paul Escudter : Parlez ! parlez !
» M. Georges Leygues : ... mais il n'est pas possible de nier le parti que nos ennemis espéraient tirer de l'intervention du Souverain-Pontife. (Très bien I Très bien 1) Il suffit de lire la presse austro-allemande pour s'en rendre compte.
» Cette intervention était considérée, à Berlin et à Vienne, comme un concours précieux. On y trouvait un puissant appui pour l'action des empires centraux. Le Vorwaerts l'a dit en propres termes ; la Gatette de Francfort a exprimé la même opinion.
» Le Saint-Siège n'aurait éprouvé aucune surprise de l'accueil déférent, mais réservé, que l'Entente a fait à sa note, s'il avait remarqué que, dans ce document d'une si haute portée morale, il avait omis de viser les réparations fondamentales touchant à la violation du droit de certaines nationalités (Applaudissements ) , les réparations et le châtiment des crimes atroces accomplis sur des populations inofïensives (Nouveaux et vifs applaudissements) ; s'il avait remarqué, aussi, qu'il avait passé sous silence un point capital : les origines de la guerre (Très bien / Très bien I) et les responsabilités qu'elles soulèvent ». (Vifs applaudissements répétés.)
En face de la note du pape, accueillie par ce silence des peuples de l'Entente, qui est, lui aussi, la leçon des Souverains-Pontifes, la note du président Wilson : celle-là est claire, elle sort des entrailles de la démocratie, elle fait tressaillir d'espérance et de reconnaissance les démocraties qui savent que désormais, avec le concours des Etats-Unis, les puissances d'oppression par la force seront vaincues par les puissances de libération par le droit.
Tâche nécessaire ; car le militarisme prussien, qui est devenu le militarisme allemand, est une menace permanente pour l'Europe et pour le monde. Ce militarisme, « anachronisme moral, politique et juridique, qui considère que le monde doit être tributaire économiquement d'un Etat dont l'armée
assure l'hégémonie politique, ce système dynastique qui a faussé la politique internationale », ce militarisme doit être détruit.
Détruit par les armes : pour briser l'hégémonie qu'il a fondée et apprendre à tous les peuples et à l'Allemagne surtout « que la guerre n'est pas une industrie qui rapporte toujours, que, même conduite par la Prusse, elle peut aboutir à des désastres, et que les gains de 1814, de 1866 et de 1870 seront dilapidés par la folie de 19 14. »
Détruit par la fédération des Etats de l'Entente : pour opposer le monde moderne au réveil du militarisme, s'il survenait.
Détruit par le droit : pour définir et appliquer un droit international nouveau à la place du droit féodal prusso-allemand.
D'ailleurs, l'Allemagne se rend compte que l'heure de la victoire est passée pour elle, et que celle de la défaite approche. Elle multiplie, prise de vertige, les tentatives désespérées ; elle essaye de dissocier les alliés. A l'Angleterre, elle promet la libération de la Belgique, si on lui laisse l'Alsace-Lorraine ; à nous, entente sur l'Alsace-Lorraine si nous abandonnons la Belgique et les colonies ; à la Russie, elle murmure que nous sommes prêts à la paix faite sur son dos.
Sur l'Alsace-Lorraine, la France ne peut transiger. La restitution de nos terres « non rachetées » s'impose : pour reprendre son bien et rétablir, au lieu d'une frontière artificielle, sa frontière naturelle ; pour réparer le droit violé ; pour écarter à jamais les charges de la paix armée que lui impose la menace permanente de l'Allemagne, en quinze jours sous les murs de Paris, de la rayer du nombre des nations. Estropiée, mutilée, disparue la France ? C'est l'Europe elle-même diminuée et réduite. Depuis des siècles, la France supporte à l'Occident le poids de la Germanie, elle monte la garde sur le Rhin, pour elle, mais aussi pour le monde. Au monde, avec elle, de la relever de cette garde meutrière.
Voilà pourquoi, dans cette dernière phase de la guerre, l'action diplomatique doit appuyer l'action militaire :
« Ma conclusion sera brève : dans les longues guerres, l'action politique égale l'action militaire, et ce sont les gouvernements autant que les armées qui conduisent les peuples à la défaite ou à la victoire. » ( Vifs applaudissements répétés. — L'orateur, en regagnant son banc, est félicité par ses collègues.)
Discours de M. Aristide Briand.
Sur la diplomatie allemande, il dit :
« Ah ! oui, la diplomatie allemande a agi à la moderne, elle a été supramoderne. Ses agents diplomatiques ne se sont pas écartés de la lutte, ils ont fait montre d'une activité incessante ; mais au fur et à mesure que les événements se déroulent, on les voit partout compromis par l'excès même de cette activité. (Nouveaux applaudissements.)
» M. Marius Moutet : C'est la tache originelle.
» M. Aristide Briand : Ils sont partout pris la main dans des opérations qu'à mon sens l'état de guerre ne justifie pas et qu'en tout cas il fallait se garder de faire accomplir dans des conditions de témérité folle par des agents officiels. »
Sur la nôtre :
« Je conviens avec M. Leygues, avec M. Moutet que nous entrons dans une période d'intense activité au point de vue des opérations diplomatiques, et que la clairvoyance du gouvernement doit être à cet égard sans cesse en éveil.
» Mais, messieurs, quand vous allez en Angleterre, en Italie, en Amérique, constatez-vous que des hommes comme Paul Cambon...
» M. Escudier : Que le gouvernement n'a malheureusement pas écouté !
» M. Aristide briakd : ... comme Barrère, comme Jusserand n'y ont pas noblement et glorieusement représenté la France ? (Vifs applaudissements).
Sur l'Allemagne :
« Malgré ses poussées vers la Serbie, vers la Roumanie, vers la Russie, l'Allemagne n'en est pas moins une nation assiégée, coupée du reste du monde, et son existence pour l'avenir dépend de nos alliés et de nous. (Vifs applaudissements.)
» Nous sommes à un point d'évolution de l'humanité où les conditions de la vie économique pèsent au moins aussi lourdement sur les préoccupations des peuples que les considérations d'ordre politique et territorial. Un peuple gavé de territoires, mais sans liberté des mers, sans contact avec le reste du monde, est un peuple voué à la mort. » (Très bien ! Très bien !)
Discours de M. Alexandre Ribot, ministre des Affaires
étrangères.
« Il ne faut pas regarder uniquement les sujets de critique quand nous parlons de notre corps diplomatique ou de notre diplomatie en général. Il faut voir quels sont les résultats. Quelle est la situation présente ? D'un côté, un pays qui se sent à l'heure présente repoussé et renié par l'immense majorité du monde civilisé ; de l'autre, une entente appuyée aujourd'hui, je puis le dire, par le monde entier, par les Etats-Unis, par les Etats de l'Amérique du Sud, qui, l'un après l'autre, rompent leurs relations avec l'Allemagne, par le Japon et par la Chine. Comme on vous le disait tout à l'heure, c'est là un sujet d'inquiétude grandissante pour la diplomatie et pour le gouvernement allemands, car tous ces pays qui se retirent du commerce avec l'Allemagne, qui s'isolent d'elle, ce sont les paj^s qui détiennent les matières premières sans lesquelles on ne peut pas vivre. De sorte qu'il en résultera que l'Allemagne, si elle ne cède pas, si elle ne veut pas faire à la justice et au droit les concessions nécessaires, sera retranchée de la communauté humaine. C'est là le pire châtiment qui puisse être infligé à une nation qui a voulu dominer le reste du monde par la force brutale et par la violence.
» Voilà la situation diplomatique. Et à quoi en est réduite l'Allemagne ?
» Ne pouvant pas vaincre par les armes, elle n'a qu'un espoir : c'est de diviser les alliés, de les duper par les manœuvres auxquelles elle se livre. Hier, c'était l'Autriche qui se déclarait disposée à faire la paix et à satisfaire nos désirs, mais qui laissait volontairement de côté l'Italie, sachant que si nous écoutions ses paroles fallacieuses, l'Italie, demain, reprenait sa liberté et devenait l'adversaire de la France, qui l'aurait oubliée et trahie.
» Nous n'avons pas consenti.
» Hier encore, c'était l'Allemagne qui faisait murmurer que si le gouvernement français voulait engager une conversation directe ou indirecte, nous pourrions espérer qu'on nous restituerait l' Alsace-Lorraine. (Exclamations.)
» Le piège était trop grossier pour qu'on s'y laissât prendre. L'Allemagne, restée seule, a alors jeté le masque et fait cette déclaration retentissante de M. de Kuhlmann : « Des concessions sur l' Alsace-Lorraine ? Jamais ! »
» J 'aime mieux ce langage que celui d'hier ; il a au moins le mérite de la franchise et de la clarté. Il a cette grande vertu pour nous, qu'il empêche toute équivoque. Il ne pourrait rien y avoir de plus dangereux à l'heure actuelle que ce flottement des esprits, cette incertitude que la politique allemande essaye de créer et de développer, afin de pouvoir dire à nos soldats
608 I,E SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
et à vous tous, messieurs : « La paix est dans les mains du gouvernement français ; s'il le veut, il peut la faire. »
» Eh bien, non. Aujourd'hui, tout est clair, tout est précis. Nous aurons la victoire et nous aurons l' Alsace-Lorraine ( Vifs applaudissements ) , malgré ces forfanteries de tribune qui montrent que tout au moins la question s'impose à l'Allemagne, qu'il ne lui est plus permis de la méconnaître, de l'oublier ou de la nier. (Applaudissements . )
» La question est posée, non pas comme une question d'ambitions en lutte et de rivalités, mais comme une question du droit, fondement inévitable, indispensable d'une paix basée sur la justice. Il n'y aura pas de paix dans le sens véritable du mot, une paix qui garantira nos enfants contre de nouvelles gueires aussi atroces, aussi cruelles, il n'y en aura pas si cette injustice de V Alsace-Lorraine n'a pas été réparée. (Applaudissements. )
» L'Allemagne se figure et espère que les alliés n'entendront pas cet appel de la France, qu'on insinuera dans leur esprit que c'est la volonté de la France de se voir restituer ses provinces, son bien, sa chair, qui arrête et suspend la paix.
» Là encore, le piège est trop grossier. Ecoutez les voix qui s'élèvent niiez nos alliés.
» M. Balfour a parlé le premier ; il a dit qu'il n'y aurait pas de paix sans la restitution de l' Alsace-Lorraine. M. Asquith l'avait dit ; hier encore, il l'a répété, et M. Lloyd George, maître du chœur, hier, en quelques paroles, prenant en quelque sorte au vif le langage de l'Allemagne, lui faisait la réponse qui convenait.
» Et l'Italie, messieurs ! Le roi d'Italie est venu il y a quelques jours visiter cette partie de l' Alsace-Lorraine reconquise ; il y a vu cette émouvante manifestation de sentiment qui n'a pas besoin d'être provoquée, cette gaieté en présence de l'armée française, cette volonté qui se traduit par tous les élans du cœur, qui n'a pas besoin de plébiscite et de formalités administratives. {Vifs applaudissements.)
» Il a vu tout cela, et il a écrit cette belle dépêche au président de la République, dans laquelle il dit que l'âme de l'Italie est d'accord avec l'âme française.
» Messieurs, nous nous sommes juré à nous-mêmes de n'écouter aucune proposition de paix sans la communiquer immédiatement à nos alliés ; nous ne repousserons aucune ouverture, mais nous ne voulons pas que cela se fasse en quelque sorte en traîtrise pour nous séparer de ceux qui luttent avec nous. Nous serons loyaux, et étant loyaux et résolus, nous serons, je l'espère, bientôt victorieux de la force et de la ruse coalisées contre nous. » ( Vifs applaudissements répétés.)
Cet index est dû aux aimables soins de M. PIERRE Boubnoff, Attaché à la Légation de Russie en Suisse.
L'auteur prie M. Boubnoff de vouloir bien trouver ici l'expression de sa plus sincère et sa plus cordiale reconnaissance.
L'auteur présente également ses plus vifs remerciements à M. Alexandre Michelson, avocat à la Cour d'appel d'Odessa, actuellement Privat-docent à l'Université de Lausanne, pour l'assistance qu'il a bien voulu lui prêter dans la correction des épreuves de cet ouvrage.
Abd-el-Kadir-el-Jazairï-el-Hassan, p. 361.
Abd-our-Bahman, Candidat au Califat, désigné par Omar, p. 381.
Abd-ul-Aziz, Sultan turc, p. 4, 22, 179.
Abd-ul-Aziz Chawich, Cheikh, agitateur panislamite, p. 118, 369, 394.
Abd-ul-Gani-el-Ureissi, Journaliste arabe, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 343, 348, 349. 352. 361
Abd-ul-Hamid, Sultan turc (1876-1909), p. 1, 2, 5, 7-12, 20, 22, 181, 188, 189, 190, I94» I95. I98, 203, 206, 207, 247, 278, 295, 296, 300, 312, 356.
Abd-ul-Hamid-EL-Zohravi, Député, ensuite Sénateur arabe au Parlement Ottoman, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 343, 345, 346, 352, 361. Abd-ul-Kadir Bey, Cheikh arabe, Sénateur turc, p. 169.
Abd-ul-KERim Hai.ii,, Délégué au Congrès arabe de Paris de 1913, p. 348.
Abd-ul-Malik-Hamza Bey, Agitateur panislamite, p. 118, 119. 394
Abd-ul-VEhab EL-Inglisi, Notable arabe, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 343, 352, 361.
Abou Bekr, Calife, p. 376, 380, 381.
Adil Bey, Sous-Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Intérieur turc en 1909, p. 204.
Adossides, Auteur de l'ouvrage Arméniens et Jeunes-Turcs, p. 203, 204-206.
AerenThal Comte, Ministre des Affaires Etrangères d'Autriche-Hongrie, p. 61, 64.
Ahmed Houloussi, Cazasker, signataire de la proclamation de la guerre sainte du 23 novembre 1914, p. 373.
Ahmed Nessimi Bey, Député jeune-turc, Ministre des Affaires Etrangères dans le Cabinet de Talaat Pacha, p. 184, 396.
Ahmed Riza Bey, Révolutionnaire jeune-turc, ensuite Président de la Chambre Ottomane, p. 10, 19, 20, 53, 145, 169, 180, 181.
Ahmed Tobarra, Cheikh, Journaliste arabe, pendu par les Jeunes-turcs, p. 343.
Aicha, Femme du Prophète Mohammed, p. 381.
Ali, Beau-fils du Prophète Mohammed, p. 358, 377, 380, 381.
Ali Haidar, Imam, p. 369.
Ali-Haidar, Fetva-eminl p. 373.
Ali-ibn-Mohammed-el-Maverdi, Illustre juriste musulman (974-1058) ; son ouvrage : El-Akhâm-es-Soultaniyah, p. 170, 374, 376, 381, 388, 389.
Ali Munif Bey, Gouverneur du Liban, p. 336, 337, 339, 340.
Ali Munif, Ministre des Travaux Publics dans le Cabinet de Talaat Pacha, p. 184.
Ali Pacha, Grand Vézir en 1864, p. 335, 336.
« Allemand mort en Turquie », Son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 264, 269, 270, 273, 275, 282.
ALLEN, Rév. E. T., Missionnaire américain à Ourmia ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, p. 333.
Aly-EL-Ghaiaty, Syrien ; son témoignage relatif aux persécutions des Syriens par les Turcs, p. 336, 338, 339.
Amin, Imam, p. 369.
Anania Hazarabedian, Evêque arménien de Beiburt, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 272.
« Ancien grand Vézir », Son plaidoyer pour la Turquie, p. 106-127, x39-
Andler, Charles, Professeur à l'Université de Paris ; sa collection des documents sur le pangermanisme, p. 314-321, 327, 526-530, 544.
Andrassy Comte, Chancelier d'Autriche en 1875, p. 415.
AndreeFF, Léonide, Ecrivain russe, p. 576.
Arenberg Prince, Officier allemand, sa cruauté envers les indigènes du Cameroun, p. 327.
6 12 LE SORT DE i/ EMPIRE OTTOMAN
Arif-ECH-Chihabi, Notable arabe, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 352, 361.
Arntz, Juriste belge ; sa théorie de l'intervention d'humanité, p. 453, 455, 459.
ASSEO, ALBERT, S., Auteur de plusieurs articles sur la Turquie, parus dans la Neue Zùrcher Zeitung, p. 179-182.
ASSER, Délégué plénipotentiaire des Pays-Bas à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Asquith, Premier Ministre anglais, p. 464 ; sa déclaration à la Chambre des Communes, le 16 mai 1917, p. 478, 479 et du 26 juillet 1917, p. 497. Voir aussi Annexe.
« Atlanticus », Socialiste allemand, p. 321.
AuER, Député socialiste au Reichstag allemand, p. 320, 324.
Austin, Juriste anglais, p. 425.
Aziz AU, Notable arabe, p. 345.
Azmi Bey, Préfet de police de Constantinople en 1914, p. 299.
Az-Zubeir, Son insurrection contre le Calife Ali, p. 381.
Babikian, Délégué arménien à la Commission d'enquête sur les massacres des Arméniens à Adana, p. 205.
BaernrEITER, Député au Parlement autrichien, p. 63.
Balfour, Ministre anglais ; son discours à la Chambre des Communes le 30 juillet 1917, p. 501, 547.
Barakat, Chérif, p. 386.
Barby, Henry, Correspondant de guerre du Journal. Son livre Au Pays de l'Epouvante, relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 304, 329-331.
Barbosa, Premier délégué du Brésil à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Bartels, Adolf, Député au Reichstag allemand, p. 323.
Barthold W., Orientaliste russe, Professeur à l'Université de Petrograd ; son article : «Le Calife et le Sultan» dans la revue Mir Islama, p. 380, 382-387, 390.
Barton Dr, p. 246.
Basmadjan, Ecrivain arménien, auteur de l'Histoire moderne des Arméniens, p. 187.
Beaumont, Conseiller de l'Ambassade de Grande-Bretagne à Constantinople, p. 80.
BEBEL, Socialiste allemand, p. 320.
Becker, C. H., Orientaliste allemand, Professeur à Bonn, p. 370, 390.
Bedri Bey, Préfet de Constantinople en 1916, p. 146.
Beha-ED-Dine-bey-Chakir, Dr, Agitateur jeune-turc, Membre du Comité Union et Progrès, p. 17, 178, 278.
Beibars, Sultan égyptien, qui établit le Califat des Abbassidc au Caire, p. 383.
Benoit XV, Pape, Sa note du Ier août 1917 aux Chefs des peuples belligérants, p. 502.
Bentham, Philosophe anglais, p. 425.
Bergbohm, Juriste allemand, p. 441.
BernaerT, Premier délégué de la Belgique à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Bernhardi, Général écrivain pangermaniste, p. 306, 318, 319, 435.
Bernstein, Socialiste allemand, p. 321, 323.
Bernstorff Comte, Ambassadeur d'Allemagne à Washington, p. 301, 302.
Bethmann-Hollweg, Chancelier de l'Empire d'Allemagne, p. 61, 302, 306, 325, 328, 435, 460 ; son discours au Reichstag du 9 novembre 1916, p. 464, 465 ; son discours au Reichstag du 15 mai 191 7, p. 476 ; sa proposition de paix, adressée aux Etats neutres le 12 décembre 1916, p. 466 ; sa réponse à la lettre du Baron Gebsattel, p. 516-518.
Biankini, Député croate de Dalmatie au Parlement autrichien, p. 485.
Bismarck Prince, Chancelier de l'Empire allemand, p. 541.
Bitar M. J., son article • Le Califat et la guerre, p. 380-382.
Bley, Fritz, Publiciste et romancier allemand, un des fondateurs de Y Alldeutscher Verband, p. 315.
Bogos Nubar Pacha, Représentant du Catholicos des Arméniens en Europe, p. 211.
Bompard, Ambassadeur de France à Constantinople, p. 83, 88, 346, 348.
Bonar Law, Ministre anglais ; son discours à la Chambre des Communes du 26 juillet 1917. P- 497. 498.
BonnièRE DE, Plénipotentiaire de France à la signature du Statut du Liban, p. 336.
Bornhak, Juriste allemand, p. 423, 426.
BouliniÈRE DE LA, Chargé d'Affaires de France à Constantinople en 1896, p. 5.
Bourgeois Léon, Premier délégué de France à la deuxième conférence de La
Haye, p. 461.
BrattER, Auteur allemand du pamphlet pro-turc Die armenische Frage.-p. 305. Briand, Président du Conseil des Ministres en France ; son discours du 19 décembre
19 16 au Sénat français, p. 466. Son discours à la Chambre des Députés du 12
octobre 191 7, Annexe.
Brocher de la FléchèrE, Juriste français, p. 455. Brown Scott, Délégué des Etats-Unis d'Amérique à la deuxième Conférence
de La Haye, p. 461.
Bryan, Secrétaire d'Etat américain pour les Affaires Etrangères, p. 302. Bryce, Lord, Juriste anglais, ancien ambassadeur, Editeur du Livre Bleu anglais
sur le traitement des Arméniens, p. 187, 203, 245, 246, 247, 298, 331. BXJGE, Consul d'Allemagne à Adana en 1909, p. 310.
Bulow, Prince de, Chancelier de l'Empire allemand, p. 314, 319. 534- 536- Bulwer, Plénipotentiaire de la Grande-Bretagne à la signature du Statut du
Liban, p. 336.
Bustamante, Premier délégué de Cuba à la deuxième conférence de La Haye,
Btjxton, Rev. H. J. Recueillit le témoignage de M. Stapleton, missionnaire américain à Erzeroum, concernant les atrocités commises sur les Arméniens,
Cady, Dimitrios, Kaimakam patriarcal pour les Grecs catholiques, p. 356. Cambon, Ambassadeur de France à Constantinople en 1894, p. 195, 196, 197- Caprivi, Comte de, Chancelier de l'Empire allemand, p. 541. Carasso Effendi (X-Effendi), Membre du Comité Union et Progrès, député juif de Constantinople, p. 178, 181.
CATHOUCOS d'ETCHMIADZIN, p. 298.
Cavell, Miss, Infirmière anglaise en Belgique, assassinée par les Allemands,
Cecil, Lord Robert, Ministre anglais, p. 284 ; son discours à la Chambre des Communes le 16 mai 1917, p. 477, 478, 547. Chambers, Missionnaire américain en Turquie, p. 204.
Chamberlain, Houston Stewart, Ecrivain pangermaniste, p. 318, 319, 578. Chambre des députés française, Son ordre du jour du 5 juin 1917. P- 4Sl' 487- Charles Ier, Empereur d'Autriche-Hongrie ; son dicsours du Trône du 31 mai
191 7, p. 484 ; sa réponse à la proposition de paix du Pape, p. 508. Cheetham, Agent diplomatique de Grande-Bretagne au Caire en 1914, p. 87,
Chefik-Bey-el-Moubyyed, Député arabe, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 343,
Chefket Torgout Pacha, Général turc qui réprima, en 191 1, le soulèvement
des Mirdites et des Malissores, p. 29. Chehrestani, Docteur musulman, p. 377. Chéradame, André, Ecrivain politique français ; ses ouvrages : L'Europe et la
question d'Autriche au seuil du XXe siècle et Le plan pangermaniste démasqué,
CherEF Bey, Ministre du Commerce et de l'Agriculture dans le Cabinet deTalaat
Pacha, p. 184.
Cherif Pacha, Général turc, ancien ambassadeur, un des chefs de l'opposition
turque à l'étranger, p. 34, 48.
Chirkow, Consul de Russie à Bitlis en 1914, p. 299. Choate, Délégué plénipotentiaire des Etats-Unis d'Amérique à la deuxième
Conférence de La Haye, p. 461.
Chukri Bey, Ministre de l'Instruction publique dans le Cabinet de TalaaT Pacha,
614 l& SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
Chukri-Bey-el-Asseli, Député arabe, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 343, 352, 361.
Clam-Martinic, Comte, Président du Conseil des Ministres autrichien ; son discours au Reichsrat du 12 juin 1917, p. 484, 522.
Clarendon, Lord, Représentant de la Grande-Bretagne au Congrès de Paris en 1856, p. 418.
Clemenceau, Georges, homme d'Etat français, auteur de l'ouvrage Les massacres d'Arménie, p. 197.
Cohn, Dr, Député social-démocrate au Reichstag allemand, p. 366.
Comité indépendant pour une paix allemande, Son appel au peuple allemand, p. 465.
Conférence réunie a Paris pour l'examen de la situation dans les Balkans ; sa déclaration du 26 juillet 1917, p. 498.
Congrès des Délégués des paysans de Russie, son vote du 25 mai 1917,
Consul d'Allemagne a Mossoul, Son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 264.
Crawford, Sir Richard, Financier anglais, réorganisateur du système douanier de la Turquie, p. 32.
Czernin, Comte, Ministre des Affaires Etrangères d'Autriche-Hongrie. Ses déclarations aux journalistes autrichiens et hongrois le 28 juillet 1917, p. 498, 523. Voir aussi Annexe.
Damad Ferid Pacha, Sénateur turc, p. 27, 169.
Damad Saxih Pacha, Mari d'une Princesse de la Maison Impériale de Turquie, pendu sur l'ordre d'Enver Pacha en 1913, p. 180.
Danew, Ministre bulgare, p. 61, 135, 138.
Danon, M. R., Grand Rabbin de Jérusalem, p. 366.
David, Député socialiste allemand, délégué au Congrès socialiste international à Stuttgart, p. 321.
DEFrance, Ministre de France au Caire, p. 347.
Delbruck, Hans, Professeur, Editeur des Preussische Jahrbùcher, p. 544, 558.
Délégation des socialistes minoritaires allemands (Parti socialiste allemand indépendant) ; son mémorandum au Comité hollando-scandinave, p. 490-492.
Demidoff, Ministre de Russie à Athènes, p. 80.
DER-Khoremian, Evêque de Kharpout, assassiné par les Jeunes-Turcs, p. 272.
Despagnet, Juriste français ; son ouvrage : Droit international public, p. 416-421.
Dhirar-ibn-Amr, Savant arabe, dont le système est professé par les sectes des Moutazilites et des Haridjites, p. 376.
Dicey, Juriste anglais, p. 427.
Dikran Andreassian, Pasteur de l'Eglise arménienne protestante de Zeitoun, témoin des massacres arméniens, p. 253, 257.
Djevad Pacha, Vali d'Adana, p. 204.
Djavtd Bey, Membre du Comité Union et Progrès, Député, Ministre des Finances turc ; son rôle comme membre du Comité, p. 24, 29, 32, 44, 63. 299 ; sa caractéristique, p. 95-97 ; «a politique financière, p. 48, 49, 70, 113, 114, 145, 341, 407 ; son discours du 3 mars 1917, à la Chambre turque, sur l'état des finances ottomanes, p. 154-157, 160-166 ; son attitude au commencement de la guerre mondiale, p. 90, 91, 180, 181 ; son activité pendant la guerre européenne, p. 184, 186, 348.
Djemal-ED-Dine, Fils' du Chérif de la Mecque Barakat. Prêta au Caire à Selim Ier le serment historique, dont les Sultans Osmanlis déduisent leur droit au Califat, p. 386.
Djemal Effendi, Délégué du Comité Union et Progrès, un des bourreaux des Arméniens, p. 278, 279.
Djemal Pacha, Ministre de la Marine turc, commandant de la IVe armée pendant la guerre ; son rôle avant la guerre, p. 48, 175, 177, 388, 391 ; son attitude pendant la période de neutralité de la Turquie, p. 81-83, 88-90, 95, 142, 180, 181, 329. 359 ! sa caractéristique, p. 98, 99, 105 ; son gouvernement de la Syrie et de la Palestine, p. 178, 183, 184, 282, 283, 337, 338, 34^-343- 354-358, 361. 362, 364-367, 410 ; sa publication : La vérité sur la question syrienne, p. 344-353-
DjEVDET Bey, Vali de Van. Beau-frère d'Enver Pacha. Un des exécuteurs des massacres arméniens, chef des « bataillons bouchers », p. 248-252 ; accusé par les Arméniens d'avoir appliqué la torture, p. 273, 274 ; son rôle dans le massacre des Nestoriens, p. 333.
Dostoiewski, Romancier russe, p. 583.
Doughty WvxiE, Consul de Grande-Bretagne à Adana, p. 204.
DoUMERGUE, Député français, Ministre, p. 91, 499.
Do-UMERGUE, Professeur français, auteur du livre : L'Arménie, les massacres et la question d'Orient, p. 187, 194, 198, 301-303, 305, 313.
Drago, Premier délégué d'Argentine à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Duguit, Juriste français, p. 455.
EbERT, Député socialiste au Reichstag allemand, p. 324.
Eckhard, Officier allemand, marchand, missionnaire et espion ; excita la population d'Ourfa au massacre des Arméniens, p. 304.
EhEMAnn, Missionnaire allemand à Kharpout, p. 259.
Ekrem Bey, Moutessarif de Mouch, déclara en présence de témoins authentiques que l'intention du Gouvernement turc était l'extermination de la race arménienne, p. 279.
El-Hassan, Fils d'Ali, élu Calife par les habitants de Médine, p. 377, 381, 384.
Empires centraux, Leur réponse du 27 décembre 1916 à la note du Président Wilson en date du 18 décembre 1916, p. 468.
Enver Bey (ensuite Enter Pacha), Un des promoteurs de la Révolution jeuneturque, ensuite Généralissime et Ministre de la Guerre turc ; son rôle avant la guerre, p. n, 45, 48 ; Enver, Ministre de la guerre, p. 72 ; son attitude pendant la période de neutralité de la Turquie, p. 80, 81, 83, 95, 96, 127 ; sa caractéristique, p. 101-105 ; son rôle pendant la guerre, p. 144, 153, 176-178, 388 ; sa lutte avec l'Héritier du Trône Youssouf Izzedine Effendi, p. 180-184, 186 ; son rôle dans le massacre des Arméniens, p. 278, 280, 281, 288, 289, 329, 337, 338, 340, 343, 358, 409 ; son activité jugée par le Chérif de la Mecque, p. 359, 361, 362, 391.
ERZBERGER, Député au Reichstag, p. 503.
Essad, Cheikh-ul-lslam, p. 373.
EsTERHAZY, Comte, Président du Conseil des Ministres hongrois ; sa déclaration au Parlement hongrois répudiant le droit des peuples de disposer d'eux-mêmes, p. 486, 523.
d'Estournelles de Constant, Délégué plénipotentiaire de France à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Eumer Houloussi, Cazasker, signataire de la proclamation de la Guerre Sainte du 23 novembre 1914, p. 373.
Fahreddine Bey, Chargé d'Affaires de Turquie à Petrograd, p. 126, 127.
Faik-Au, Gouverneur de Koutahia, p. 179, 277.
Ferdinand, Roi de Bulgarie, p. 61.
FÉRID Pacha, Grand Vézir d'Abd-ul-Hamid, p. 54.
Fernau, Ecrivain politique allemand, combattant les idées pangermanistes, p. 319.
Fethi Bey, Secrétaire général du Comité Union et Progrès, ensuite Ministre de
Turquie à Sofia, p. 48, 87, 369.
FlCHTE, Philosophe allemand, p. 316, 319.
Finot, Jean, Ecrivain français ; son ouvrage Le préjugé des races, p. 578, 579. Fitcheff, Général bulgare, p. 134.
Fitzmaurice, Premier Drogman de l'Ambassade d'Angleterre à Constantinople,
Délégué à la Commission des réformes arméniennes, p. 231. Foerster, Professeur et publiciste allemand, p. 319. Fouad Houloussi Bey, Rapporteur de la Commission Parlementaire turque pour
l'abrogation des Capitulations, p. 398.
Fromageot, Délégué français à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461. Fry, Sir Edward, Premier délégué anglais à la deuxième Conférence de La Haye,
Fryatt, Capitaine anglais assassiné par les Allemands, p. 328, 583.
6l6 LE SORT DE L'EMPIRE OTTOMAN
Gabriel Effendi Noradounghian, Arménien turc, jurisconsulte de la Porte, ensuite Ministre des Affaires Etrangères dans les Cabinets de Ghazi Ahmed MouhTar et Kiamil Pachas, p. 43, 46.
Galitzine Prince, Président du Conseil des Ministres de Russie, p. 295, 296.
Gamil, Major turc, p. 369.
Gareis, Juriste allemand, p. 423, 426.
Garo (Pasdermadjan), Révolutionnaire arménien, député d'Erzeroum, p. 279, 288, 289.
Gebsattel, Baron von, Membre de la Ligue pangermaniste (Alldeutscher Verband), sa lettre du 5 mai 1915, adressée au nom du Comité de la Ligue au Chancelier de l'Empire, p. 516, 517.
Gerber, Juriste allemand, p. 423, 426.
Gever, Député socialiste au Reichstag, p. 323.
Ghazi Ahmed Moukhtar Pacha, Maréchal turc, p. 43, 46.
Gibbons, p. 204; ouvrage sur l'Arménie, 245, 301, 312, 313, 326.
Giers, M. DE, Ambassadeur de Russie à Constantinople de 1912-1914, p. 79, 83,. 90, 92-94, 96, 104, 127, 139, 182, 207-218, 224-226, 234, 235, 287.
Gobineau, Comte, Diplomate et écrivain français, p. 578.
GoivDZiHER, Ignaz, Orientaliste hongrois, p. 358, 369.
Goi/rz Pacha, Baron von der, Général allemand, Maréchal turc, instructeur de l'armée ottomane, p. 183, 308, 311, 364, 365.
Gorrini, Consul général d'Italie à Trébizonde, p. 280.
Gortschakoff Prince, Chancelier de l'Empire russe, p. 416, 417.
Goulkévitch, Chargé d'Affaires de Russie à Constantinople, p. 52, 23^, 236, 238, 242, 243.
Goutchkow, A. J., Président de la Douma russe, p. 59, 63.
Gouvernement allemand, Sa proposition de paix du 12 décembre 1916, p. 466 ; Sa réponse du 12 janvier 1917 à la note des Alliés du 30 décembre 1916, p. 469,470.
Gouvernements alliés, Leur réponse collective du 30 décembre 1916 à la proposition de paix, adressée par le Chancelier de l'Empire allemand aux Etats neutres le 12 décembre 191 6, p. 467 ; leur réponse du 10 janvier 1917 à la note du Président Wilson du 18 décembre 1916, p. 468, 469.
Gouvernement austro-hongrois, Sa communication du mois d'avril relativement aux buts de guerre, p. 476.
Gouvernement britannique, Sa réponse à la note russe au sujet des buts de guerre des Alliés, p. 488.
Gouvernement français, Sa réponse du 13 juin 1917 à la proclamation du Gouvernement provisoire russe du 9 avril 1917, p. 486, 487.
Gouvernement provisoire russe. Son manifeste du 9 avril 191 7, p. 474 ; sa communication du 22 avril /5 mai aux Puissances Alliées, p. 475 ; son manifeste du 5/18 mai 1917. P- 475-
Graeter, Professeur allemand à Alep, p. 275, 307.
Graffam, Miss Mary, Directrice de l'Ecole supérieure des filles à Siva", p. 256, 258, 262, 272.
« Granville Edgar », son pamphlet : Le tsarisme en Asie Mineure, p. 294-300.
Grégoire IV, Patriarche d'Antioche, p. 354, 355.
Greif, Missionnaire à Alep ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 275.
Grey, Sir Edward, Ministre des Affaires Etrangères de Grande-Bretagne, p. 80, 82-84, 87, 89, 93, 298, 368, 369 ; son discours du 23 octobre 1916 sur les buts de guerre des Alliés, p. 463, 464.
Grotius, Hugo, p. 420, 455, 457.
Grumbach, Son livre : L'Allemagne annexioniste , p. 320, 322, 323, 324.
GuECHOFF, Iwan, Ministre bulgare ; son ouvrage : L'Alliance balkanique, p. 132, 133. 134. 135. 138.
Guillaume II, Empereur d'Allemagne, p. 172, 202, 306, 312, 314, 319, 328, 388 ; son manifeste au Peuple allemand, p. 501, 502, 521, 525 ; son discours à Damas du 8 novembre 1898, p. 527.
GuiNESS WalTER, Député anglais, p. 298, 299.
Haase, Htjgo, Président du groupe social-démocrate au Reichstag, p. 322 ; membre du parti socialiste indépendant, p. 323.
Habib Bey, Major turc, député, p. 18.
Hadji Adil Bey, Membre du Comité Union et Progrès, Ministre de l'Intérieur turc, p. 24, 398.
Habx, Allemand, Président d'une Commission spéciale pour le développement de l'agriculture en Turquie, p. 149.
Haidar Pacha, Mutessarif de Marach, un des persécuteurs des Arméniens, p. 253.
Haipi, Cheikh-ul-Islam, p. 373.
Hakki Pacha, Grand Vézir avant la guerre italo-turque, p. 24, 38, 46 ; ses relations avec l'Allemagne et l'Autriche, p. 59, 63, 64, 65.
HakkI-EE-Azm, notable arabe, p. 346, 348.
Hakim, proclamé Calife en 1261, p. 383.
Haul Bey, Membre du Comité Union et Progrès, Président du Parlement Ottoman, Ministre ; son rôle dans la politique intérieure de la Turquie avant la guerre, p. 24, 35, 39, 48 ; son influence sur la politique extérieure de l'Empire Ottoman avant la guerre, p. 63 ; son rôle dans l'entrée en guerre de la Turquie, p. 83, 93, 94, 95 ; sa caractéristique, p. 97, 98 ; son activité pendant la guerre en qualité de Ministre delà Justice, p. 169, 172, 184; ses négociations, comme Ministre des Affaires Etrangères, avec l'Allemagne concernant l'abrogation des capitulations, p. 395, 396 ; sa part de responsabilité dans les massacres arméniens, p. 278.
Hammarskjold, Premier délégué de la Suède à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Hanotaux, Ministre des Affaires Etrangères de France en 1895, p. 5, 196, 197, 295.
Harden, Maximilien, Publiciste allemand, rédacteur en chef de la Zukunft, p. 544.
Haroun-ar Rechid, Calife de la dynastie des Abbassides, p. 382.
Hartmann, Martin, Orientaliste allemand, p. 369.
Hartwig, Ministre de Russie en Serbie, p. 125.
Hassan Fehmi, Journaliste turc de l'opposition, assassiné en 190g. p. 19.
Hasse, Ernst, Professeur allemand, Président de la Ligue pangermaniste, p. 316, 319, 328 ; son livre : Weltpolitik, Imperialismus, Kolonialpolitik, p. 528, 535.
HEGEL, Philosophe allemand, p. 316, 319, 441.
Heine, Wolfgang, Député socialiste au Reichstag, p. 323.
Hermann, Ecrivain allemand ; son article : Les bases économiques de la lutte pour les Dardanelles, p. 549-553.
Hiedebrand, Socialiste allemand, p. 321.
Hirsch, Paul, Socialiste allemand, p. 322.
Hobbes, Philosophe anglais, p. 425.
HoFF, Norvégien, Inspecteur général d'Arménie, p. 247, 248.
Hoffmann, Consul d'Allemagne à Alexandrette, ensuite à Alep, p. 307.
Hagerup, Premier délégué de Norvège à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Hohenlohe, PRINCE Aeexandre, Ses articles dans la Neue Zùrcher Zeihtng, p. 476,
Hoestein, Consul d'Allemagne à Mossoul ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 264, 275.
Houeagou, Khan mongol, qui prit Bagdad en 1258 et détruisit le Califat des Abbassides, p. 383.
Hoyek, Elias Pierre, Patriarche Maronite, p. 355, 356.
Huber, Directeur de l'Ecole allemande à Alep, p. 307. 308.
Hussein Djahid Bey, Rédacteur du Tanine, député de Constantinople ; son rôle comme membre du Comité Union et Progrès, p. 37, 63, 66, ni, 580 ; son activité pendant la guerre comme vice-président d'une commission spéciale, instituée pour la lutte contre l'accaparement, p. 151, 153 ; Hussein Djahid, réfugié politique à l'Ambassade de Russie à Constantinople en 1909, p. 299.
Hussein Hiemi Pacha, Inspecteur général de la Macédoine, Ministre, Grand Vézir, p. 11, 17, 18, 24, 46, 63, 101, 205.
Hussein-ibn-Aei, Chérif de la Mecque, proclamé Roi du Hedjaz le 6 novembre 1916, p. 352, 358-364. 391. 392, 393-
HUSSEIN Kiamie, Président du Conseil des études théologiques en Turquie, signa la proclamation de la Guerre Sainte du 23 novembre 1914, p. 373.
6l8 EE SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
Ibn-Ijas, Historien arabe, p. 386.
Ibrahim Essad, Cazasker, signa la proclamation de la Guerre Sainte du 23 novembre 1914, p. 373.
Ibrahim Eveia, Conseiller du Cheikh-ul-Islamat, signa la même proclamation, p. 373.
Ichkan, Chef arménien, assassiné par les Turcs, p. 250, 251.
Ignatiew Comte, Général, Ambassadeur de Russie à Constantinople sous Alexandre II, p. 295, 336.
Ihering, juriste allemand, p. 317, 423, 425, 456.
Imhoff- Pacha, Général allemand au service de la Turquie, p. 531.
Ismaie, Chah de Perse, p. 385.
Ismaie BEY, Député de Castamouni, p. 398.
Ismaie BEY, Député de Gumuldjina, p. 40.
Ismaii, Djamboeat Bey, Préfet de Constantinople en 1916, p. 146.
Ismaii, Hakki Babanzadé Bey, Membre du Comité Union et Progrès, un des principaux collaborateurs du Tanine, Député, Ministre, p. 24, 37, 39.
Ismaii, Hakki Pacha, Intendant de l'armée turque pendant la guerre, p. 144, 146,
34°- Ismaii, Kémae Bey, Albanais, chef des Ahrar, p. 19. Ismet, Cazasker, signa la proclamation de la Guerre Sainte du 23 novembre 1914,
P- 373- Issa, Chef kurde, p. 369.
Issa Boeetinatz, Chef albanais, p. 29.
Isvoesky, Ministre des Affaires Etrangères de Russie, ensuite Ambassadeur de
Russie à Paris, p. 55, 91, 108, 139, 211, 215.
Jaeckh, Ernst, Ecrivain pangermaniste, p. 357, 530, 531, 534, 535. Jagow, von, Ministre des Affaires Etrangères d'Allemagne, p. 79, 215, 216, 217. JeeeinEK, Georg, Juriste allemand, p. 230, 424, 426, 427, 431-436, 459. JESSUP, RÉv., Son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, P- 333-
Kadin Pacha, Son témoignage sur les atrocités commises sur les Arméniens, p. 283 .
KannEnberg, Capitaine allemand au Cameroun, p. 327.
Kasimirski, Traducteur du Coran, p. 370.
KauTsky, Kare, Ecrivain socialiste allemand, p. 321, 323.
KEMAE Bey, Directeur de VEsnaf Djemieti. p. 146.
Khodja MEdjdi, Chef du groupe dissident, dit « bloc nouveau », au Parlement tur:, p. 35, 36.
KhounounTZ, Arménien, son témoignage de l'attitude bienveillante du Vali d'Erzeroum envers les Arméniens, p. 279.
Kiamie Pacha. Grand Vézir sous Abd-ue-Hamid, et après la Révolution jeuneturque jusqu'au 31 janvier 1909, p. 12, 17, 18 ; son rôle comme membre du Cabinet de Ghazi Ahmed MoukhTar Pacha en 1912, p. 43 ; son activité comme Grand Vézir du 17 octobre 191 2 jusqu'à sa démission forcée du 10 janvier 1913, p. 45, 98 ; son rôle dans la politique intérieure de la Turquie, p. 46, 178, 211, 346 ; son influence sur la politique extérieure de la Turquie, p. 55, 59, 107.
Kiazim BEY, Commandant des troupes turques qui massacrèrent les Arméniens de Mouch, p. 249, 252.
Knapp, Miss Grâce Higi,EY, Missionnaire américaine à Van ; son témoignage relativement aux atrocités, commises sur les Arméniens, p. 250, 251.
Koheer, Joseph, Professeur allemand, p. 328.
Krabbe, Juriste hollandais, son ouvrage : Die Lehre der Rechtssouverânitàt, p. 423-
43L 433. 456, 459- Krause, Chef de magasin de la Bagdadbahn à Alep ; son témoignage relatif aux
atrocités commises sur les Arméniens, p. 275. KUNTZER, Suisse allemand, p. 304.
Laband, Juriste allemand, p. 424, 426, 427.
Eabaree, RÉv., Son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, P- 333-
INDEX 6ig
Laginja, MaTEO, Député croate d'Istrie au Parlement autrichien, p. 484. Lagarde, Paul de, Ecrivain pangermaniste, p. 316. Lahovary, Alexandre, Ministre de Roumanie en France, p. 569, 570. Lamington, Lord, Membre de la Chambre des Lords; son interpellation au sujet
de la révolte des Kurdes de Bitlis, p. 299. Lamprecht, Karl, Historien allemand, p. 317, 319.
Lange, Friedrich, Journaliste allemand, fondateur du Deutschbund, p. 315. Lassale, Ferdinand, p. 316, 321.
Laurent, Charles, Financier français, réorganisateur des finances turques, p. 3,
Laurent, Savant belge, p. 582, 583.
LÉART, Marcel, Son livre : La question arménienne, p. 187, 194, 195. LEES Smith, Pacifiste anglais, député à la Chambre des Communes, p. 477. LE Fur, Juriste français, p. 230.
LEGIEN, Socialiste allemand, Président des organisations syndicales, p. 322. LEiST, Fonctionnaire allemand au Cameroun, p. 327. LEPSIUS, Dr, Ecrivain allemand ; son attitude vis-à-vis de la question arménienne,
p. 71, 203, 216, 298, 305, 319 ; son livre : Arménien und Europa, p. 187, 198,
LiEBKNECHT, Karl, Député socialiste au Reichstag allemand, p. 303, 320, 322,
325, 465- Ligue pangermaniste, Résolution de sa section de Bonn du 14 mai 1917, p. 477 ;
son manifeste : Les droit? de l'Allemagne à l'héritage de la Turquie, paru en 1898,
Liman von Sanders, Général allemand, chef de la Mission militaire allemande en
Turquie, p. 72, 95, 138, 141, 183, 544. Limpus, Amiral anglais, chef de la Mission navale anglaise à Constantinople, p. 81 LiST, Friedrich, Economiste allemand, p. 314, 315, 319. Liszt, Franz von. Juriste allemand, p. 437. Lloyd George, Ministre anglais ; son discours du 9 décembre 1916 à la Chambre
des Communes, p. 466 ; son discours du 29 juin 1917, à Glasgow, p. 494, 495,
498, 499 ,548. Voir aussi Annexe.
Lobanow-Rostowski, Prince, Ministre des Affaires Etrangères de Russie en
Louis III, Roi de Bavière, p. 465.
Lowther, Sir Gerald, Ambassadeur de Grande-Bretagne à Constantinople en
Mac DowELL, Rév., Missionnaire américain ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, p. 334.
Mahmoud II, Sultan, p. 187.
Mahmoud Chefket Pacha, Généralissime de l'armée turque libératrice, qui, le 13/26 avril 1909, prit Constantinople, p. 23, 24, 101 ; son activité comme Ministre de la Guerre, p. 41 ; son influence sur la politique extérieure de la Turquie, p. 59, 102, 130, 213 ; son rôle comme Grand Vézir. p. 45 ; son assassinat, p. 48.
Mahmoud Essad, Cazasker. Signa la proclamation de la Guerre Sainte du 23 novembre 1914, p. 373.
Mahmoud Mouhtar Pacha, Général turc, p. 19.
Maklakoff, Député à la Douma russe, p. 559.
MalinoFF, Ministre bulgare, p. 137, 138.
Mallet, Sir Louis. Ambassadeur de Grande Bretagne à Constantinople, p. 81. 82-84, 87, 88, 90-93, 95, 96, 100, 103, 104, 368, 369, 525.
Mamiani, Juriste italien, p. 422.
Mandei<stam A., Son enquête en Macédoine, en 1903, p. 116 ; auteur du projet sur les réformes arméniennes, en 1913, p. 217-225 ; délégué russe à la Commission des réformes arméniennes, p. 229-233.
Maniassi-Zadé Refik Bev, Ministre de la Justice turc en 1908, p. 17.
Mar Elia, Evêque nestorien, p. 333.
Mar Dinkha, Evêque nestorien, fusillé par les Jeunes-Turcs, p. 333.
Mar Shimoun, Patriarche des Nestoriens, p. 332, 334, 335.
Marschau, von Bieberstein, Ambassadeur d'Allemagne à Constantinople,
p. 67, 114, 115. 461- MarTENS, F. DE, Juriste russe, IIe délégué à la deuxième Conférence de La Haye,
P- 442-445. 461- Maverdi (voir Ali-lbn-Mohammed-el Maverdi), Mayer, Otto, Juriste allemand, p. 424, 427. Mehmed Au, Pacha d'Egypte, p. 358.
Mehmed Chukri, Cazasker, Signa la proclamation de la Guerre Sainte du 23
novembre 1914. p. 373.
Mehmed Essad, Cazasker, idem, p. 373.
Mehmed Rechad V, Sultan de Turquie, p. 23, 24, 29, 37. 40 ; son att'tude au
moment de l'entrée eu guerre de la Turquie, p. 94 ; sa situation au point de
vue de la loi sacrée musulmane, p. 388-394. Menchikoff, Publiciste russe, p. 559.
MEYER, Hugo, Allemand appelé à diriger le service de ravitaillement en Turquie,
Meyrier, Vice-Consul de France à Diarbékir, p. 196, 197.
MlCHAELis, Chancelier de l'Empire allemand ; son discours au Reichstag du 19 juillet 1917, p. 495, 496 ; ses déclarations aux représentants de la presse allemande du 28 juillet 1917, p. 499, 500 ; ses déclarations du 21 et du 22 août 1917 à la Commission plénière du Reichstag, p. 503, 504 ; sa réponse au Cardinal Gaspard au sujet de la proposition de paix du Pape, p. 506.
MidhaT Chukri Bey, Secrétaire général du Comité Union et Progrès, p. 48, 50,
Midhat Pacha, Auteur de la Constitution turque de 1876, p. 1.
Miliotjkoff, Savant et homme d'Etat russe, chef du parti constitutionnel-démocratique (Cadet) à la Douma russe, Ministre des Affaires Etrangères de Russie après la Révolution ; sa circulaire aux Représentants russes à l'étranger en date du 17 mars 1917, p. 473 ; ses déclarations faites au correspondant du Temps et publiées le 9 avril 1917, p. 473, 547 ; sa note explicative du Ier mai 1917 au sujet du Manifeste du Gouvernement Provisoire russe en date du 9 avril 1917, p. 474, 511 ; son article : Constantinople et lesDHroits, p. 541-543 ; son article : La neutralisation des Dardanelles et du Bosphore, p. 562-564.
MllvOVANOViTCH, Ministre serbe, p. 61, 133 ; Premier délégué de Serbie à la deuxième Conéfrence de Ea Haye, p. 461.
Minassian, Arménien ; Son témoignage relatif aux relations entre Arméniens et Turcs à Erzeroum, p. 279.
Mitrofanoff, Professeur russe ; sa lettre à l'Editeur des Preussische Jahrbûcker, M. Delbruck, parue dans cette revue en juin 1914, p. 558.
Mohammed, Prophète, p. 375, 386.
Mohammed II, le Conquérant, Sultan, p. 187.
Mohammed Bey Arsean, Député syrien, p. 20.
Môhring, Sœur, Missionnaire allemande ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 268.
MorgENThau, Ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique à Constantinople, p. 281, 301.
Motjaviya, Calife, p. 381.
Mouchegh, Archevêque arménien d'Adana, auteur de l'ouvrage : Les Vêpres ciliciennes, p. 203.
Mouheddine Bey, Rédacteur en chef du Tanine, p. 145.
MouUn, René, Ecrivain français, auteur de : Force et Faiblesse de la Jeune-Turquie, p. IX, Préface.
Mourad, Editeur du Mizane, p. 10, 14, 29.
Moussa Kiazim, Cheikh-ul-Islam, Sénateur turc, p. 27, 184, 373.
Moustafa Assim, Ulema et Député turc, p. 18.
Moustafa Kavaket, Accusé de participation à l'assassinat de Mahmoud Chefket Pacha, p. 100, 299.
Moustafa Tevfik, Cazasker, Signa la proclamation de la Guerre Sainte du 23 novembre 1914, p. 373.
MuiR, Orientaliste anglais, p. 380-383.
MukTafi, Calife de la dynastie des Abbassides, p. 383.
MuLLER, August, Orientaliste allemand, p. 369.
MuLLER, Socialiste allemand, député au Reichstag, p. 324.
Munir Pacha, Ambassadeur d'Abd-ul-Hamid à Paris, p. 9.
Muret, Maurice, Ecrivain suisse ; son livre : L'Orgueil allemand, p. 329.
Mustassim, Dernier Calife de la dynastie des Abbassides, p. 383.
Mutawakkil, Calife, qui aurait cédé le Califat à Selim I, p. 385, 386.
Nadra Moutran, Notable arabe, p. 344.
NahlE Moutran Pacha, Notable arabe de Baalbek, p. 345, 350.
Naumann, Friedrich, Ancien pasteur, homme politique allemand, auteur du Mitteleuropa et de Asia ; son attitude vis-à-vis des massacres arméniens, p. 199-202, 296, 303, 306, 313, 328, 331 ; ses idées générales sur la politique allemande en Turquie, p. 527, 528, 535, 541.
Nazim Bey, Dr, Membre du Comité Union et Progrès, nationaliste turc, p. 132, 178,
Nazim Pacha, Général turc, Ministre de la guerre, assassiné par les Jeunes-Turcs le 10 janvier 1913, p. 43, 45, 47.
Ned;,meddtne Bey, Molla, Ministre de la Justice turc, p. 32, 112, 373.
Nekxudoff, Ministre de Russie à Sofia, p. 134.
Nelidoff, Ambassadeur de Russie à Constantinople en 1896, p. 295.
Neratow, Adjoint du Ministre des Affaires Etrangères de Russie, p. 214, 234.
Nerses, Patriarche arménien en 1878, p. 193.
Niazi Bey, Un des promoteurs de la Révolution jeune-turque, p. 11.
Nicolai, Professeur allemand ; son livre : Die Biologie des Krieges, p. 319, 578.
Nicolas II, p. 140 295
Nicolas Nicolaevitch, Grand-Dur de Russie, p. 193.
Niepage. Martin, Dr, Professeur allemand à Alep, dénonciateur des atrocités com mises par les Jeunes-Turcs sur les Arméniens, p. 257, 258, 263-266, 270, 273, 275, 282 ; son acte d'accusation contre la politique allemande en Arménie, p. 305-312, 319.
Nisan, Rév., Son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens,
Ohannes BEY Couyoumdjan, Gouverneur du Liban, p. 336.
d'Ohsson, Auteur du Tableau général de l'Empire Ottoman, 1788, p. 385, 386, 387.
Oliviera, Délégué Plénipotentiaire du Portugal à la deuxième Conférence de La
Haye, p. 461.
Omar, Calife, p. 376, 377, 380, 381.
Omar, Emir, fils du célèbre Emir Abd-EL-Kader ; pendu par ordre de Djemal
Pacha, p. 343, 352, 361.
Othman, Calife, p. 380, 381.
OTTO, Carl, Colon allemand au « Sud- West Afrika », p. 327. Ostrorog, Comte Léon, Orientaliste et juriste français, Conseiller du Ministère de
la Justice ottoman au début du nouveau régime, p. 32 ; sa traduction du traité
de Ma verdi : El Akhâm es Soultaniyah, p. 374-377, 389 400.
PainlEvé, Ministre français, p. 477.
PaléologuE, Directeur des Affaires Politiques de France, ensuite Ambassadeur
de France à Petrograd, p. 347.
Panfili, Délégué autrichien à la Commission des réformes arméniennes en 19 13,
Para, Bogumil, Consul d'Autriche- Hongrie à Uskub en 1903, p. 116. Parti officiel socialiste allemand (majoritaires), son mémoire juin 1917,
adressé à la Commission hollando-scandinave. p. 488. 489, 490. Parti socialiste allemand indépendant. — Voir Délégation. Pasdermadjan. — Voir Garo.
Pasquale, FiorE, Jurisconsulte italien ; sa doctrine, p. 445-447, 458, 459. « Parvus », Agent provocateur turco-allemand, p. 324.
Patriarche Orthodoxe de Jérusalem, p. 353, 354.
Peters, Karl, Fonctionnaire allemand au Cameroun ; sa conduite en ce pays,
Petrazycrt, Léon, Professeur à l'Université de Petrograd ; sa théorie psychologique du droit, p. 456-458.
Pichon, Ministre des Affaires Etrangères de France, p. 205.
Pierre, Roi de Serbie, p. 61.
piHET, Antoine, Professeur à la Faculté de Droit de Paris ; sa doctrine, p. 447- 451, 455, 458, 459-
Pinon, RENÉ, Ecrivain politique français, p. 30, 31, 113, 114, 117, 301, 302, 303,
Platt, Miss Missionnaire à Ourmia ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, p. 333.
PLEHWE, Ministre russe, p. 295, 296.
Pokrowsky, Ministre des Affaires Etrangères de Russie ; sa déclaration relativement à la proposition de paix de l'Allemagne du 12 décembre 1916, p. 466.
Pouchkine, Poète russe, p. 554.
Porter, Délégué Plénipotentiaire des Etats-Unis d'Amérique à la deuxième Conférence de La Haye, p. 461.
Pradier-FodéRÉ, Juriste français ; son Traité de Droit international public, p. 421,
PrEuss, Hugo, Juriste allemand, p. 426.
Prokesch-Osten, Plénipotentiaire d'Autriche-Hongrie à la signature du Traité du Liban, p. 336, 527.
Quansouvë Gaouri, Sultan égyptien, battu en 1516 par Selim Ier, p. 385.
Radoslavoff, Ministre, Président de Bulgarie ; ses déclarations relativement aux
buts de guerre de la Bulgarie, p. 523. Ragaz, Ecrivain suisse, p. 305.
Rahmi Bey, Vali de Smyrne, p. 178 ; son attitude envers les étrangers pendant la guerre, p. 179 ; son antagonisme contre Enver et Talaat Beys, p. 183 ; son attitude vis-à-vis des Arméniens, p. 277.
Ranke, Léopold von, Historien allemand, p. 53. Ratzel, Friedrich, Géographe allemand, p. 317, 319. Ravnihar, Député slovène au Parlement autrichien, p. 485.
Rechtd Bey, Ministre de l'Intérieur dans le Cabinet de ELiamil Pacha de 1912, p. 46. Rechid Riza, Cheikh, p. 346.
Refik-EL-Azm, notable arabe, p. 346.
Reichstag allemand ca « motion de paix », p. 496. Reimer, Joseph-Ludwig, Ecrivain pangermaniste, p. 318, 319. Renault Louis, Délégué Plénipotentiaire de France à la deuxième Conférence de
La Haye p. 461.
<t Résident étranger », Consul d'Amérique à Trébizonde ; son témoignage relatif
aux atrocités commises sur les Arméniens.p. 255, 258, 262, 279. Reventlow Comte, Ecrivain pangermaniste, p. 304, 305, 542. Ribar, Otokar, Député yougoslave au Parlement autrichien, p. 485. Ribot, Président du Conseil des Ministres de France ; son discours du 22 mai 1917, p. 479, 512 ; son discours du 4 juillet 191 7, prononcé à la Chambre de Commerce américaine à Paris, p. 495 ; sa réponse du 31 juillet 1917 aux « révélations » de M. Michaelis à la Chambre française, p. 500, 501, 514. — Voir aussi Annexe. Rifaat Pacha, Ministre des Affaires Etrangères turc dans le Cabinet de Hakki
Pacha, p. 65. Ritter, Ecrivain pangermaniste, p. 531, 532, 535, 536. ■
Robilant Comte, Général italien, réorganisateur de la gendarmerie turque, p. 32. Roesemeier, Publiciste, rédacteur en chef de la Freie Zeitung, p. 319. Roesicke, Député conservateur au Reichstag, p. 519.
Rohrbach, Ecrivain pangermaniste, p. 298, 316, 326 ; ses livres : Der deutsche. Gedanke in der Welt et DeutschXand unter den Weltvôlkern, p. 528-530, 534-535 sa brochure : Unsere koloniale Zukunftsarbeit, p. 532 ; sa préface à la seconde
livraison du recueil : Die russische Gefahr, intitulée : Das Endziel Russlands, p. 560.
Rolin-JaEQUEMYNS, Juriste français, p. 453, 455, 459.
Romanowski, Attaché militaire de Russie en Bulgarie en 191 1, p. 134.
ROUGIER, Antoine, Juriste français, p. 405 ; son étude : La théorie de l'intervention d'humanité, p. 414-419, 422, 451-456.
Roupen, Seul chef survivant des Arméniens de Sassoun, témoin des massacres à Sassoun, Bitlis et Mouch, p. 252, 274.
Rosin, Juriste allemand, p. 426.
RuEhle, Socialiste allemand, député au Reichstag, p. 322.
Rusdhouni, Arménien, témoin de la défense de Van, p. 251.
RuSTOM, Imam, p. 369.
Sabah-Ed-Dine Prince, Neveu du Sultan Abd-ul-Hamid, chef du parti libéral, p. 14, 15, 46.
Sa'd-ibn-Obada, Candidat des « Secourants » au Califat, p. 376, 381.
Sadyk Bey, Colonel turc, un des principaux artisans de la Révolution jeune-turque, ensuite inspirateur du mouvement des dissidents, p. 36, 37, 46.
Sahib Moulxa, Cheikh-ul-islam, p. 27.
Said Haum Pacha, Prince égyptien, Grand Vézir ; sa caractéristique, p. 48 ; son rôle dans l'entrée en guerre de la Turquie, p. 84, 90, 95, 96, 127, 128 ; son activité comme Grand Vézir, p. 184, 185 ; son attitude vis-à-vis du projet russe de réformes en Arménie, p. 217, 236, 238 ; sa part de responsabilité dans les massacres des Arméniens, p. 278.
Said Pacha, Grand Vézir sous Abd-ul-Hamid et pendant la guerre italo-turque, p. 24, 38, 40, 43, 46, 52, 66.
Saint-Quentin de, Secrétaire de l'Ambassade de France à Constantinople, délégué à la Commission des réformes arméniennes en 1913, p. 228, 231, 232,233.
Salah-ed-Dine, Sultan qui détruisit le Califat des Fatimides en Egypte, p. 383.
Samimi, Journaliste turc de l'opposition, p. 35.
Sargis, Dr, Missionnaire américain ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, p. 333.
Sazonow, Ministre des Affaires Etrangères de Russie, p. 67, 69, 79, 83, 90, 91, 94, 104, 126, 127, 135, 139, 208-218, 224, 225, 226, 235, 238, 241, 243, 299.
Scarfoglio, Antonio. Envoyé spécial du Matin en Turquie ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens à Adana en 1909, p. 204.
Schaefer, Dr, Ecrivain pangermaniste ; son livre : Die Entwicklung der Bagdadbahnpolitik, p. 532, 533, 534, 535, 536, 543.
Scheidemann, Phiijpp, Président de la fraction socialiste au Reichstag allemand, p. 322, 324, 325, 477.
SchmidT, Axei<, Ecrivain pangermaniste ; sa brochure : Das Endziel Russland's, P- 548, 553. 554- 555.556, 557, 558, 559, 560.
SchmidT, Hermann, Ecrivain allemand, auteur de l'ouvrage : Das Eisenbahnwesen in der Asiatischen Tùrkei, p. 129.
Schoenberg, Délégué allemand à la Commission des réformes arméniennes en 1913, p. 228-231, 233.
Schopoff, Consul général de Bulgarie à Salonique, p. 132.
Scott, Rëv., Son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 246.
Seidler, Président du Conseil des Ministres d'Autriche ; sa déclaration au Reichsrat du 26 juin 1917, p. 486, 522.
Seum Ier, Sultan, p. 358, 385, 386.
Sempad, Evêque d'Erzeroum, p. 272.
SEYDEL, Juriste allemand, p. 423, 426.
Seyid Idrissi, Cheikh de l'Assyr, p. 30, 348.
Shah-Rouh, Sultan Mongol, fils de Timour, p. 384, 385.
Shedd, Dr, Missionnaire américain à Ourmia ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, p. 332, 333, 334.
Shimmon, Paui,, Son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Nestoriens, P- 333. 335-
624 ^ SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
Simmon, Médecin arménien brûlé vif par les Jeunes -Turcs à Supurghan,
P- 333- Snowden, Pacifiste anglais, député à la Chambre des Communes, p. 477. Socialistes majoritaires et minoritaires allemands. — Voir Délégation, Parti. Sonnino, Ministre des Affaires Etrangères d'Italie ; son discours à la Chambre
italienne, fin décembre 1916, p. 467 ; ses déclarations faites le 20 juin 1917 à la
Chambre italienne, p. 492, 493, 494, 509, 548, 572. Soviet (Comité exécutif des délégués ouvriers et soldats russes) ; son appel du
3 juin 1917 aux partis socialistes et aux syndicats ouvriers du monde, p. 480,
Spahn, Député au Reichstag allemand, p. 466, 516. SpieckEr, Marie, Missionnaire allemande, p. 270, 275, 307. SpôRRI, Chef des missionnaires allemands à Van ; son témoignage en faveur des
Arméniens, p. 251.
SPRENGER, Aloys, Orientaliste autrichien ; son livre : Babylonien, das reichste
Land der Vorzeit, p. 526.
Stammler, Juriste allemand, p. 458. StaplETOn, Rév., Missionnaire américain ; son témoignage relatif aux atrocités
commises sur les Arméniens, p. 255, 257, 261, 274, 279. Steffens, Plénipotentiaire de Prusse à la signature du Statut du L,iban, p. 336. Stein von, Ministre de la guerre prussien, p. 477. StilgebauER, Ecrivain allemand, p. 319.
Stransky, Député tchèque au Parlement autrichien, p. 484. Strouvé, Pierre, Economiste et homme politique russe, p. 556. STUERMER, Harry, Correspondant de la Gazette de Cologne à Constantinople ; son
ouvrage : Zwei Kriegsjahre in Constantinopel, p. 153, 183 (éditions allemande et
française) .
Sudektjm, Député socialiste allemand, p. 324. Sueeiman, Tschauch, Un des bourreaux des Arméniens, p. 265. Suleiman- Nazif Bey, Vali de Bagdad, empêcha le massacre des Arméniens dans
sa circonscription, p. 179, 277.
SUREN, Arménien turc, p. 288.
Sverbéew, Ambassadeur de Russie à Berlin, p. 214, 215, 216. Sykes, Mark, Orientaliste anglais, p. 380, 382.
Tahsin Bey, Vali d'Erzeroum, s'opposa vainement aux massacres des Arméniens, p. 277, 279.
Talaat Bey (ensuite Talaat Pacha), Un des chefs du parti Union et Progrès, Ministre de l'Intérieur, Grand Vézir ; son rôle avant la Révolution jeune-turque, p. 1 1 ; sa politique avant la guerre, p. 24, 28, 35, 37, 48, 50, 63 ; son attitude pendant la période de neutralité de la Turquie, p. 83, 91, 95, 96, 97, 104, 105, 142, 177 ; sa caractéristique, p. 99, 100, 101 ; son rôle politique pendant la guerre, p. 146, 149, 150, 153, 105, 178, 179 ; ses relations avec l'Héritier du Trône, p. 180-183 ! sa politique vis-à-vis des Arméniens et sa part de sa responsabilité dans leur massacre, p. 247, 273, 278, 280, 281, 288, 289, 294, 328, 329, 337, 343, 353. 4°9 5 Talaat, stigmatisé par le Chérif de la Mecque, p. 358, 359, 361, 362 ; Talaat, Grand Vézir, p. 184, 185, 186.
Talha, S'insurgea contre le Calife Ali, p. 381.
Tannenberg, Otto-Richard, Ecrivain pangermaniste ; son livre : Grossdeutschland, p. 528, 535, 537.
Tcharykoff, Ambassadeur de Russie à Constantinople de 1909-1912, p. 134, 139, 182, 287.
Terestchenko, Ministre des Affaires Etrangères de Russie ; son démenti des déclarations que lui attribua M. Michaelis, p. 499.
Tevfik, Cazasker, Signa la proclamation de la Guerre Sainte du 23 novembre 1914,
P- 373- Tevfik- el-Baset, Notable arabe, pendu par les Jeunes-Turcs, p. 352, 361. Tevfik Kibrizli, Aide de camp de Nazim Pacha, assassiné à la Sublime Porte lors
du coup d'Etat du 10 janvier 1913, p. 45. Togrul Bey, Sultan Seldjouk, p. 382.
"Tolstoï, Comtesse, Infirmière russe à Van, p. 251.
Toroyan, Chargé par le Gouvernement turc de visiter les camps des déportés arméniens, p. 330.
Touman BEY, Calife égyptien, p. 385, 386.
Toynbee, Arnold, Ecrivain anglais, auteur d'un ouvrage sur les massacres arméniens, p. 245.
TrauTmann, Ecrivain politique allemand, p. 556.
Treitschke, HEINRich von, Historien allemand, p. 314, 316, 319, 327, 328, 435.
Trepoff, Président du Conseil des Ministres russes, p. 140.
TriepEL, Juriste allemand, p. 437, 440, 441.
Troubetzkoi, Prince Eugène, p. 556, 566.
Tueni, p. 347.
Vahdeti, Derviche, p. 299.
Vandal, Albert, Ecrivain français, p. 198.
Vandervei.de, Ministre d'Etat et leader socialiste belge ; son télégramme de Stockholm sur la « formule russe », p. 480, 512. Vartkess, Député arménien, assassiné par les Jeunes-Turcs, p. 280, 288. VaTTEL, Juriste français, p. 420, 455.
Vauvineux, Comte de, Chargé d'Affaires de France à Saint-Pétersbourg, p. 295. Verdross von, Juriste autrichien, p. 437-440. Victoroff-Toporoff, Publiciste russe, p. 137, 138. Voumar, Député allemand socialiste, p. 320. Vramyan, Député arménien de Van, p. 250, 251.
Wagner, Klaus, Ecrivain pangermaniste, p. 318, 319, 326.
Wangenheim, Baron von, Ambassadeur d'Allemagne à Constantinople, p. 70, 81, 100, 103, 104, 105, 216, 234, 301.
WESTENENK, Inspecteur général d'Arménie, p. 247.
Wigand, Ingénieur de la ligne Salonique-Monastir, p. 132.
Willoughby, Juriste anglais, p. 425.
WH.SON, Président des Etats-Unis d'Amérique ; sa note du 18 décembre 1916, p. 468, 509 ; son message du 22 janvier 1917 au Sénat américain, p. 470, 471, 510 ; son message au Congrès du 2 avril 1917, p. 472, 473, 511, 513 ; sa communication du 10 juin 1917 au Gouvernement provisoire russe, p. 481, 482, 512 : sa réponse au Pape Benoît XV du 30 août 1917, p. 504-507, 514.
Wirth, AlbrechT, Historien allemand, p. 317, 319.
Woi/tmann, Eudwig, Allemand, publiciste pangermaniste, p. 317, 319.
Wood, Henry, Correspondant du Times, p. 256.
Worontzow-Dachkow, Lieutenant de l'Empereur de Russie au Caucase, p. 211,
Yahia, Cheikh du Yemen, p. 30.
Yakoub Djémil Bey, Officier jeune-turc, ancien compagnon d'Enver de 1908, exécuté sur l'ordre de ce dernier en 1916 comme chef d'une conspiration militaire, p. 176, 177, 409.
Yarrow, Directeur de l'Ecole de la Mission américaine à Van ; son témoignage relativement aux atrocités commises sur les Arméniens à Van, p. 251.
Yezid, Calife de la dynastie des Omayades p. 381.
Youssouf Izzedine Prince, Héritier du Trône de Turquie ; sa lutte avec Enver Talaat et leurs partisans et sa fin tragique, p. 179, 180, 181, 182 ; sa caractéristique, p. 182, 183.
Youssouf KEmal, Député jeune-turc. Délégué à l'enquête sur les massacres arméniens à Adana, p. 205.
Zarouhi, Dame arménienne faisant partie du troisième convoi des déportés de Baibourt ; son témoignage relatif aux atrocités commises sur les Arméniens, p. 261, 283.
Zarzecki, Consul de France à Van, p. 188, 189, 190, 296.
Zavriew, Dr, Représentant du parti « Dachnaktzioutzioun », p. 209.
626 LE SORT DE i/EMPIRE OTTOMAN
ZEKKY BEY, Journaliste turc, membre de l'opposition, assassiné le 27 mai 191 1-
ZEVAÈs, Alexandre, Ecrivain politique français, p. 320, 321, 322, 323, 324. ZiA-ED-DiNE, Cheikh-ul-Islam, Signa la proclamation de la Guerre Sainte, p. 373. ZimmErmann, Secrétaire d'Etat allemand aux Affaires Etrangères, p. 394- Zohrab Kirkor, Député arménien de Constantinople, traîtreusement assassiné en
1915 par les' Jeunes-Turcs, p. 206, 288. — Johrab et Haul Bey, p. 206,
note 2.
Préface i — xrv