Le spectrogramme de croissance d'une Diatomée
Dans une série de Notes publiées précédemment j’ai montré comment on pouvait faire intervenir utilement en physiologie la notion des spectrogrammes : ceux-ci, grâce à la photographie, apportent dans l’étude de questions d’interprétation difficile la précision d’un appareil enregistreur.
J’ai distingué les spectrogrammes de fixation, lorsqu'il s’agit du phototactisme chez les organismes mobiles 1 , les spectrogrammes de décoloration produits par l’action des diverses radiations sur les substances colorantes et les divers pigments végétaux 2 et les spectrogrammes de croissance qui se rapportent à la végétation d organisme immobile en face d’un spectre 3 .
Rappelons brièvement le principe de ces derniers spectrogrammes qui nous permettent de distinguer parmi les nombreuses radiations que nous envoie le soleil, celle qui sont
nécessaires à la plante verte pour vivre et se développer normalement.
Prenons une cuve de culture à faces parallèles renfermant du liquide nutritif de Knop dans la composition duquel n’entre aucune trace de carbone organique : si nous ensemençons cette cuve avec une algue microscopique immobile comme le Chlo- >clla vulgaris et que nous placions cette cuve en face d’une fenêtre, nous observerons au bout de quinze jours ou trois semaines que les parois exposées à la lumière sont recouvertes par un enduit vert : c’est l’algue qui s’est multipliée en empruntant son carbone à l’acide carbonique dissous dans l’eau, sous
1 action de la lumière.
• • Dangeard (P. -A.), Les spectrogrammes en ■physiologie végétale (Bull. >°c. bot. Fr., t. X, 19t0).
t. ^ | * ), L'action de la lumière sur la chlorophylle (Lomp.
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