‹ Le Sphagnum molle Sull. dans les Pyrénées basquesChapitre 2 sur 3 · SÉANCE DU 13 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 13 NOVEMBRE

connu que dans les contrées suivantes : Allemagne, Danemark, Hollande, Suisse, Belgique et Iles Britanniques.

A propos de cette communication, M. F. Camus fait les réflexions suivantes :

Je me permets d’insister sur l’intérêt de la découverte faite par M. Dismier du Sphagnum molle à la frontière franco-espagnole, et cela pour deux raisons, d’abord parce que nous n’avons encore que des données très vagues sur la distribution des Sphaignes dans le Sud-Ouest de l’Europe et aussi par suite de là rareté de l’espèce en France. Il est à remarquer que, de toutes les Sphaignes européennes 1 , le Sph. molle est le seul qui, vers l’Est, n’atteint pas la limite de la Russie, qu’il est répandu dans toute la partie plate de l’Allemagne et qu’il devient même commun en approchant de l’Ouest de l’Europe (e. g. Hanovre, Campine belge). On pourrait inférer de là que c’est surtout une plante occidentale. Il n’en est rien. Cette Sphaigne est loin d’être commune dans les Iles Britanniques, et elle semble rare sinon fort rare en France. M. J. Cardot, qui a exploré avec tant de soin et de succès les Ardennes belges et françaises, a trouvé abondamment le Sph. molle dans la partie belge de la chaîne, mais l’a vainement cherché dans la partie française. Ce n’est qu’en 1896 que j’ai trouvé de cette espèce une première localité française à Saint-Hernin, dans le département du Finistère. Ainsi que le rappelle M. Dismier, le Sph. molle offre quelque ressemblance avec le Sph. rigidum, aussi bien avec les formes lâches qu’avec les formes compactes de celui-ci; mais il a un aspect particulier qui frappe un œil exercé et permet de le soupçonner et même de le reconnaître sur place. C’est ainsi que je le distinguai in situ près de Chàteaulin en 1897 et le fis remarquer quelques années plus tard à M. Dismier, dans la partie centrale de la chaîne d’Arrée en Finistère. Entre temps, je reconnaissais cette Sphaigne dans deux échantillons recueillis par M. l’abbé Richard et faisant partie de la riche collection de Sphaignes de la Sarthe, dont mon excellent confrère, M. Thériot, avait bien voulu me

1. Je laisse à part le Sphagnum Pylaiei, espèce du N.-E. de l’Amérique, qui n’est connu en Europe que dans le département du Finistère.

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