ACTE TROISIEME. 7fS
êlre il est temps encore!... si tu retournais, dis, si tu tentais un, suprême effort.. . elle a toujours eu tant d'estime, — tant de respect pour toi !
Ah! ne me demande pas cela.. .je comprends ta douleur... mais, quanta moi... Mon Dieu! qu'elle parte! on en sera délivré 1
BERTHE
Mais sommes-nous tout à fait innocents, nous deux, de ce malheur?... Ta persistance à m'éloigner d'elle, tes froideurs, tes duretés, ma misérable jalousie... tout cela ne Ta-t-il pas poussée à ce coup de désespoir?
SAVIGNT, violemment.
Mais puisqu'elle l'aime... tu disl
BERTHE
Sans doute... mais elle luttait encore contre cet amour... et nous lui avons refusé notre appui... nos conseils... car cette confidence qu'elle voulait te faire, c'était cela, sois-en sûr.
SAVIGNY, froidement, après une pause.
Peut-être!
BERTHE
Vois... elle s'attachait à nous... pauvre enfunt!... et nous la repoussions... nous l'abandonnions !... Ne sommes-nous pas coupables, vraiment?
SÀVI«NT.
Oui... c'est possible...
BERTHB.
Eh bien... do grâce!
SAVIGNT.
Soit!.,, mais il faut d'abord que je te reconduise... tu ne peux rester là... la nuit est glaciale, et tues toute souffrante... tu trembles...
BERTHE
Ohl... je vais bien retourner seule... hâte-toi!
SAVIGNY, la menant à l'entrée du pont rustique.
Tu n'as pas peur?
BERTHE
Oh! non... je n'y pense guère... d'ailleurs, on voit les lumières d'ici... va vite... je t'en supplie!
SAVIGNT.
Je vais essayer!
BERTHE
Merci I merci! (Elle s'élolgne. Savlgny la suit des yeax.)