ACTE TROISIÈME
BERTHE, très-troublée, d'une TOix brèT*.
Non... rien... quoi?
SAVIGNY
Mais tu étais là ?
BERTHE) se dominant peu à pea.
Non... j'étais loin... j'allais rentrer... quand tout à coup j'ai cru entendre des cris... j'ai eu peur... j'ai craint que lord Aslley... je suis accourue.
SAVIGNT.
Non... remets-toi... remets-toi... Je n'ai pas vu lord Astley... c'est elle qui est venue.
BERTHE
Ah!... Eh bien?
SAVIGNY
Elle a promis de rester... elle retourne au château.
BERTHE, d'une voix basse et à peine distincte, comprimant son cœur.
Ah!... Dieu soit loué!... Mais quelle nuit! ah! ces émotions m'ont brisée... (Arec un triste sourire.) Pardon... je me trouve un peu mal...
SAVIGNY
Berlhe... mon enfant!... (U raide à s'asseoir sur un tertre au pied do rocher.)
BERTHE
Ce n'est rien... un peu d'eau... je te prie... (EKe lui tend son
mouchoir.)
SAVIGNY
Oui... oui... tout de suite! courage ! (U court vers la pièce d'eau, «t disparaît derrière le rocher.)
a^ZRTHE, seule, avec désespoir, se soulevant péniblement et retombant aussitôt.
Ah! grand Dieu!... C'est bien moi plutôt qui voudrais
mourir!... (EUe s'évanouit.)