DU GRAND CONSEIL DES INITIÉS
Nous nous bornons à donner les versets de l’Agrouchada- Parikchai, qui traite de ce conseil suprême.
« Que soixante-dix brahmes ayant dépassé soixante-dix ans, soient élus parmi les nirvanys, pour veiller à ce que la loi du Lotus (sciences occultes) ne puisse jamais être révélée au vulgaire, et qu’aucun adepte indigne ne puisse souiller les classes saintes des initiés.
« Nul ne doit être choisi, s’il n’a pratiqué toute sa vie les dix vertus dans lesquelles le divin Manou fait consister le devoir.
« La résignation — l'action de rendre le bien 'pour le mal — la tempérance — la probité — la pureté — la chasteté — la répression des sens — la connaissance de la Sainte-Écriture — celle de l’Ame suprême — le culte de la vérité — l’abstinence de la colère, telles sont les règles qui doivent diriger la conduite d’un véritable nirvany.
c( Qu’il se soumette, celui qui est appelé h diriger les autres, à tous les préceptes des livres saints.
LA DOGTRIxNE DES PITRIS.
a Qu’il ne désire point la morl^ qü’il ne désire pas la vie ; ainsi qu’un moissonneur qui, le soir venu, attend péniblement son salaire à la porte du maître, qu’il attende que le moment soit venu.
« Qu’il purifie ses pas en regardant où il met le pied, qu’il purifie l’eau qu’il doit boire afin de ne donner la mort à aucun animal, qu’il purifie ses paroles par la vérité, qu’il purifie son âme parla vertu.
« Qu’il supporte avec patience sans jamais les rendre les mauvaises paroles, les injures et les coups ; qu’il se garde surtout de conserver de la rancune à qui que ce soit au sujet de ce misérable corps.
« Méditant sur les délices de l’âme suprême, n’ayant besoin de rien, inaccessible à tout désir des sens, sans autre société que son âme et la pensée de Dieu, qu’il vive ici-bas dans l’attente constante de la béatitude éternelle.
« Qu’il ne se rende jamais dans les lieux fréquentés par les grihastas et pourohitas (initiés du premier degré), qui n’ont pas encore entièrement renoncé au monde.
« Qu’il fuie toutes les réunions, même celles où n’assistent