‹ Le spiritisme dans le mondeChapitre 3 sur 74 · A. LACROIX ET O®, ÉDITEURS · texte numérisé non relu

A. LACROIX ET O®, ÉDITEURS

i3, RUE DU FAUBOURG-MONTMARTRE

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PRÉFACE

Nous interrompons aujourd’hui^ la série de nos études générales, sur les civilisations primitives de l’extrême Orient, et les peuples du Monde ancien, issus de la souche brahmanique, pour publier le résultat des recherches que nous avons été à même de faire pendant notre séjour dans l’Inde, sur les sciences occultes, et les pratiques des initiés de la secte des Pitris, — en samscrit, Esprits, Mânes des ancêtres. —

Ce livre n’est ni un traité de doctrine, ni un ouvrage de critique.

Nous n’avons pas à nous prononcer , pour ou contre, cette croyance aux Esprits, médiateurs et inspirateurs, que partagèrent tous les initiés des temples de l’antiquité, qui est encore aujourd’hui la clef de voûte, de l’enseignement philosophique et religieux desbrahmes, et à laquelle, dans nos contrées

PRÉFACE

d’Occident, quelques groupes de penseurs, de savants même, paraissent revenir.

Nous ne sommes ni un adepte, ni un ennemi de cette croyance, à ce compte nous pouvons écrire son histoire.

Un partisan convaincu, eût fait un livre de foi. Un adversaire acharné n"eût commis qu’une œuvre de dénigrement.

Nous nous bornerons à donner des textes, à exposer ce qui fut ; à traduire l’Agrouchada-Parikchai qui est le compendium philosophique des spirites indous, à dire ce que nous avons vu, et à enregistrer servilement .les explications que nous avons reçues des brahmes.

Nous ferons une large part, aux phénomènes que produisent à volonté les fakirs, phénomènes dans lesquels les uns voient les manifestations d’une intervention supérieure, et que d’autres ne considèrent que comme le résultat d’un charlatanisme habile.

Sur ce point, nous ne dirons qu’un mot.

Les faits, simplement magnétiques, sont indiscutables, quelqu’extraordinaires qu’ils puissent paraître.

Quant aux faits, purement spirites, nous n’avons pu expliquer ceux dans lesquels nous avons été acteur ou spectateur, que par notre propre hallucination... à moins d’admettre une intervention occulte.

PRÉFACE

Nous raconterons impartialement les choses dont nous avons été témoin, sans prendre parti dans la querelle.

Les Égyptiens, les Kabalistes juifs, les peuples de la Finlande , l’école d’Alexandrie^ Philon et ses disciples, les Gaulois, et les premiers chrétiens euxmêmes, connurent ces doctrines et, comme les Indous, les réservèrent à leurs initiés. Les anciens Ghaldéens ne paraissent pas s’être élevés au-dessus des pratiques de magie et de sorcellerie vulgaires.

Une philosophie morale toute spéciale est née de là ; nous aurons à lui indiquer sa place dans le concert universel des croyances métaphysiques de l’humanité.

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« La veille du jour où le srâddha fune’raire doit avoir lieu, ou bien le jour même, que celui qui donne le srâddha, invite d’une manière honorable au moins trois brahmes comme ceux qui ont été mentionnés.

« Le brahme qui a été invité au srâddha des Mânes doit se rendre entièrement maître de ses sens : qu’il ne lise point la sainte Écriture mais récite seulement à voix basse les invocations qu'on est tenu de prononcer, ainsi doit faire également, celui par qui la cérémonie est célébrée.

• Les esprits des ancêtres, à l'état invisible, accompagnent de tels brahmes invités; sous une forme aérienne, ils les suivent et prennent place à côté deux lorsqu'ils s'asseyent.

Manou, slocas 187-188-189, liv. 111.

• Longtemps avant qu’elles se dépouillent de leur enveloppe mortelle, les âmes qui n'ont pratiqué que le bien, comme celles qui habitent le corps des sannyassis et des vanaprastha — anachorètes et cénobites, — acquièrent la faculté de converser avec les âmes qui les ont précédées au Swarga. C’est le signe pour les âmes que la série de leurs transmigrations sur la terre est terminée. .. •

(Texte de l’ancien Bagavatta cité dans le

Proœruium de V Agrouchada^Parikchai.)

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