THÉORIES ÉMISES POUR EXPLIQUER LES PHÉNOMÈNES DITS SPIRITUALISTES
Nous supposons admise l’existence de ces phénomènes, car bien qu’en réalité la fraude ait été la cause efficace d’un certain nombre de faits donnés comme d’origine spiritualiste, l’hypothèse de la constance de cette cause est inadmissible, et nous affirmons, au contraire, que les phénomènes sont. Nous raffirmons, non pas parce que nous croyons qu’il en est ainsi, mais parce que nous en sommes scientifiquement sûr .
L’hypothèse de Xhallucination individuelle ou collective est réduite à néant par l’enregistrement des phénomènes au moyen des appareils graphiques et de la photographie, ainsi que par les traces permanentes (écriture, empreintes, etc.) 1 .
1 II en est de même de l’hypothèse des mouvements inconscients sur laquelle Faraday, Babinet et M. Chevreul ont voulu appuyer leurs théories. N’en déplaise à ceux qui veulent tout rejeter sans examen, discuter ces théories serait aujourd’hui commettre une sorte d'archaïsme.
Donc, les phénomènes existent; mais quelle explication pouvons-nous en donner? C’est ici le lieu de parler des théories émises à ce sujet.
l rc Théorie. — Un fluide spécial se dégage de la personne du médium, se combine avec le fluide des personnes présentes pour constituer un personnage, nouveau, temporaire, indépendant dans une certaine mesure, et produisant les phénomènes connus. Cette théorie pourrait s’appeler : théorie de l'être collectif\
2° Théorie. — Tout est produit parle diable ou ses suppôts. C'était la théorie de de Mirville, c’est celle de toutes les Eglises chrétiennes. — Théorie démoniaque .
3 e Théorie. —11 existe une catégorie d'êtres, un monde immatériel,, vivant à côté de nous et manifestant sa présence dans certaines conditions. Ce sont ces êtres qu’on a connus de tout temps sous le nom de génies, fées, sylvains, lutins, gnomes, farfadets, etc. À cette théorie se rattache celle des bouddhistes de l’Inde et d’Europe (théo sophes), qui met les phénomènes sur le compte d’esprits vitaux incomplets, d’êtres non finis appelés Elémentals. — Théorie « gnô mique ».