SONS DIVERS
Dans la plupart des expériences que nous avons faites avec différents médiums, nous avons en- | tendu, dans le meuble même sur lequel on apposait les mains, de légers craquements ou des petits coups secs obtenus parfois sur notre de-
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mande, mais avec Slade ces phénomènes de percussion s’entendaient distinctement et étaient, dans quelques cas, très forts. Aujourd’hui, il serait enfantin de dire que les muscles péroniers de Slade ne sont pour rien dans ces bruits; passons.
Lorsque nos mains étaient placées sur la table, on entendait, en même temps qu’on sentait, des coups sourds dans cette table. Ces coups s’entendaient souvent dans la chaise de Slade, et nous les avons sentis maintes fois dans notre propre siège, comme si quelqu’un avait donné des coups de poings sur le dossier. Nous nous sommes assuré, à chaque fois, qu’aucun contact n’existait entre nous et le médium ni aucune personne.
Ces coups ont été obtenus souvent sur notre demande. Ainsi, dans la séance du 11 mai 1886, à 10 heures et demie du matin, chez Slade, un coup violent fut ainsi frappé sur le milieu de la table et suivi bientôt, sur notre demande, d’un coup encore plus violent, comme si on eût frappé à l'aide d’un marteau avec l’intention de briser le meuble. Pendant ce temps les mains et les pieds du médium étaient en vue et nous n’avons perçu aucun mouvement de sa part.
Le même jour, sur notre demande encore, on entendit imiter le bruit d’un crayon écrivant sous la table.
SM
Le 27 mai, dans notre salle à manger, où Slade entrait pour la première fois, les phénomènes de percussion furent des plus curieux. On eût dit qu autour du médium, assis et isolé en pleine clarté de deux fortes lampes à lumière inten- / sive, se trouvait un groupe de poules « picotant » sur le plancher. Des coups furent sentis par les personnes de notre famille et par nous-même sous la semelle de nos souliers ; l’effet ressenti n'était pas des plus agréables.
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