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Le stéréometricon [microforme]

La lecture de M. Baillairgé, mercredi dernier au soir, devant la Société Littéraire et Historique de Québee, a démontré encore une fois combien peut devenir intéressant, même dans un sens populaire, un sujet d'ailleurs see et abstrait, quand il est habilement traité.

Le lectureur montra le rapport de la Géométrie à toutes les industries de la vie. Il en fit remonter l’origine à l'antiquité la plus éloignée et en suivit le dée- | veloppement graduel jusqu'à nos jours. Il démontra comment elle est la base de tous nos travaux publics et combien nous lui devons pour tons les arts, de construction : ses rapports avee la mécanique, l'hydraulique, l'optique et toutes les séiences physiques. La plus belle moitié du genre humain, dit M. B., à la perception la plus vive et la plus juste des avantages et des beautés de la géométrie, comme cela se manifeste dans les combinaisons toujours variées et si finement imaginées de leurs dessins pour les ouvrages à l'aiguille, leurs dentelles, et leurs broderies. Il montra ses rapports avec la chimie dans la cristallisation et Lx polarisation : avec la botanique et la zoolovie 3 LR Du

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La lecture de M. Baillairgé, mercredi dernier au soir, devant la Société Littéraire et Historique de Québec, a démontré encore une fois combien peut devenir intéressant, même dans un sens populaire, un sujet d’ailleurs sec et abstrait, quand il est habilement traité.

Le lectureur montra le rapport de la Géométrie à toutes les industries de !a vie. Il en fit remonter l’origine à l'antiquité la plus éloignée et en suivit le développement graduel jusqu'à nos jours. Il démontra | comment elle est la base de tons nos travaux publics et combien nous lui devons pour tous les arts, de construction : ses rapports avec la mécanique, lhydraulique, l'optique et toutes les sciences physiques. La plus belle moitié du genre humain, dit M. B., à la perception la plus vive et la plus juste des avantages et des beautés de la géométrie, comme cela se manifeste dans les combinaisons toujours variées et si finement imaginées de leurs dessins pour les ouvrages à l'aiguille, leurs dentelles, et leurs broderies. 11 montra ses rapports avec la chimie dans la cristallisation et l4 polarisation : avec la botanique et la zoologie dans les lois de la morphologie ; avec la théologie, et ainsi de suite. En partant du cercle et des autres sections coniques, il fit une comparaison vraiment poétique entre l'ingénieur qui trace ses courbes dans les bois et sur les euux de la terre, et l’astronome qui décrit ses vastes circuits au milieu des forêts étoilées des cieux. La parabole fut entièrement expliquée dans son application au jet des projectiles de guerre, aussi en ce qui concerne les jets d’eau, le porte-voix, le miroir et le réflecteur qui, dans les phares, réunit, pour ainsi dire, tous les rayons de lumière en un faisceau, et les lance à la fois au service de l'humanité. En parlant de l’ellipse cette courbe presque magique décrite dans les cieux par chaque planète qui tourne autour du soleil, par chaque satellite autour de sa plauète primaire, il fit allusion au plus beau de tous les ovales—la figure graciense de la femme. Ii montra comme la réapparition d’une comète peut maintenant être annoncée pour le jour même où elle devra pa-

aître, et cela après une absence d’un siècle, et comment dans les siècles passés, quand ces phénomènes étaient pes prédits, ils surgissaient brusquement dans le monde, portant partout et créant l’arxiété, la cousternation la plus vive, comme si tout allait finir.

En un mot, M. Baillairgé parcourut le vaste champ du mesurage et de la géométrie, plane et sphérique, véritable tour de force pour une seule lecture. Il intéressa si vivement sonauditoire pendant deux heures que le président, M. Anderson, fit remarquer que ces deux heures lui avaient à peine paru une heure ; et nul doute qu’il én était de même pourtoutes les autres personnes puisque M. Wi:kie, en secondant le vote de remercîments proposé par le Capt. Ashe, fit allusion au pluisiravec lequel il avaitécoutéla lecture, comme, disait-il, s’il eût entendu de la poésie au lieu de l’aride sujet qu'il avait entrevu dans le titre.

M. Baillairgé expliqua ensuite en détail son tableau stéréométrique que nous espérons voir bientôt iutroduit dans toutes les écoles de cette Puissance. Il montra combien ce tableau contribuerait à abréger letemps

jusqu’à présent consacré à l'étude des solides et mêuie

METRICON BAILLAIRGÉ.

tt du “ Quebec Daily Mercury” du 20 Mars 1872.)

à celles des surfaces planes et convexes, de la trigonométrie sphérique, de la projection géométrique, de la perspective, du développement des surfaces, des ombres et des ombrages, et ainsi de suite. M. Wilkie, en autant qu'il lui avait été possible de vérifier les culeuls corrobora l’avancé de M. B., concernant l’énorme économie de temps, où beaucoup de problèmes abstrus qui exigeaient généralement des heures ou des jours de travail avant d’entrouver la solution, peuvent maintenant (si la règle, est d’une application aussi générale, comme M. Buillairgé l’assume, et comme cela à été certifié par une foule de personnes dans des témoignages sous leur propre signature) à l’aide de la nouvelle formule et du tableau, être résolue en autant de minutes ; pour ne rien dire de l'utilité des modèles pour communiquer d'un seul coup d’œil une connaissance de leur nomenclature ou de leurs noms, et familiariser avec leurs formes et leurs figures variées. Il montra comment les modèles suggèrent à l'architecte et à l’ingénieur, au constructeur et à l’ouvrier, les formes et les proportions relatives de bâtisses, toits, dômes, jetées et quais, citernes et réservoirs, chaudières, cuves, futailles, tonneaux et autres vaisseaux de capacité, terrassements de toutes sortes, comprenant les déblais et remblais pour voies ferrées, et autres, le fût de la colonne Grecque ou Romaine, le plançon écarri où à faux bois, le bois en grume, le billor, la tente à camper, l'ouverture ébrasée ou non d'un chassis, d’une porte, la meuehe ou meurtrière dans une muraille, la voûte du rond point d’une église ou d’une salle, la bille du billard, le boulet, ou, sur une plus grande échelle, la Lune, la Terre, le Soleil, les Planètes,

Nous pouvons ajouter que le Ministre de lEdrcation du Nouveau Brunswick à envoyer à M. Bailluirgé une commande pour un tableau dans le but d'introduire ce système dans toutes les écoles de cette province ; et M. Vannier, en écrivant de France, à M. Baillairgé, le 6 janvier dernier, pour l’informer de l'octroi de lettrespatentes pour ce pays, dit que MM. Humbert & Noé, le Président et le Secrétaire de l4 Société pour la généralisation de l'éducation en France, ont exprimé lenr iitention, de lui conférer, à leur prochaine assemblée générale, quelque marque de distinction pour leg services que son intervention et sa découverte voñt rendre à l'éducation. M. Giard, en écrivant à M. Baillairgé, de la part de l'Hou. M.Chauveau, Ministre de l’Instruction Publique, dit : ‘Il se fera un devoir & d'en recommander l’adoption dans toutes les maisons ‘ d'éducation et dans toutes les écoles.” Du Séminaire et de l'Université-Laval, M. Maingui écrit : ‘ Pius on ‘ étudie, plus on approfondit cette formule du cubage “ des corps, plus ou est enchanté de sa simplicité, de “sa clarté et surtout de sa grande généralité.” Le Rév. M. McQuarries, B. A. ‘“ sera enchanté de voir les vieux et ennuyeux procédés remplacés par une formule aussi simple et aussi exacte.” Newton, de Yale Collége, Etats-Unis, : ‘ considère ce tableau un ‘arrangement des plus utiles pour démontrer la va- ‘6 riété et l'étendue des applications de la formule.” Le collége de l’Assomption ‘* adoptera le système de « M. Baillairgé comme partie de son cours d’iustruc-

< cite sincèrement Ssur-vO.. 1€

: bon” M. Wilkie a écrit à l’auteur que “Ta règle A est précise et simple, et abrégera considérablement

les procédés de ealeul.” Le tableau, dit ce jugo e compétent, ‘comprenant une grande variété de mo- . dèles élémentaires servira, admirablement à former “l'œil e6 devra faciliter considérablement l'étude du ‘“toisé des corps.”

M. Wilkie dit encore : “# Le gouvernement rendrait ‘un véritable service aux écoles d'au ordre moyen ou “élevé en leur procurant une ccllection aussi ins- “ atructive.”?

Il y à d’autres personnes qui sans considérer l’exactitude comparative de la formule, ou de ses avantages dans son application au simple mesurage, sont frappées du fait que les modèles sont de beaucoup plus instructifs pour l'élève et le maître que leur simple représentation sur un tableau ou sur le papier, et qui, dans leurs opinions écrites, ont fait surtout allusion à ce trait du système proposé. M. Joly, Président de la Branche de Québec de lécole des Arts de Montréal, dans une lettre sur le sujet à M. Weaver, Président du Bureau, et après avoir été lui-même témoin de ses avantages dans plus d’une occasion, dit dans son style expressif, ‘ la ditférence est énorme.” Le Professeur Toussaint de l'Ecole Normale, Dufresne, de l’Académie de Montmagny, Boivin de St. Hyacinthe et beaucoup d’autres sont de la même opinion, parmi eux MM. R.S. M. Bouchette, O’Farreil, Fletcher, St. Aubin, Steckel, Juneau, Verner, Gallagher, Lafrance, et le frère Anthony, etc. On ne peut non plus oublier que les professeurs de l'Université-Laval, après avoir lu l'énoncé de la formule de M. B., comme il est donné dans son traité de 1866, s’exprimèrent ainsi : ‘ Un doute involontaire s'empare d’abord de l'esprit, lorsqu'on litle No. 1521 ; mais un examen attentif des paragraphes suivants, dissipe bientôt ce doute et l’on reste étonné à la vue d'une formule, si claire, si aisée à retenir et dont l’application est si générale. M, Fletcher, du Dépiutement des Terres de la Couronne, dit : ‘6 J'ai comparé, pour plusieurs solides, les résultats ‘# obtenus par votre mode de calcul avec ceux des pro- ‘ cédés ordinaires beaucourn ‘luslengs, et je vous féli- É 6a dune formrala ‘ aussi brève que simple dur; sonotaractère, et aussi & précise que satisfaisante dans ses résultats.”

M. Baillairgé prit aussi occasion dans sa lecture de faire allusion sous d’autres rapports, à son traité de Géométrie et de Toisé, dans lequel il fit voir qu’il à introduit beaucoup de modifications importantes dans le mode ordinaire de traiter le sujet de la géométrie et de la Trigonométrie plane et sphérique. En terminant nous devons ajouter que le conseil de l’Instruction Publique, à sa dernière réunion, à nommé un comité, composé de l’Archevêque de Québec, et des Evêques Langevin et Larocque, qui devra faire rapport au Conseil à sa prochaine assemblée générale en juin, et qui, on ne peuten douter, après les témoignages sl nombreux et si flatteurs concernant l’utilité et les nombreux avantages du tablean stéréométrique pour des fins d'éducation, ne pourra qu'en recommander et conseiller l'adoption dans toutes les écoles de la Puis-

sance.

M&uMBRE TITULAIRE DE LA SOCIÉTÉ DE VULGARISATION POUR L'ENSEIGNEME)

Treize médailles d'honneur et dix-sept diplômes de France, Russie, Ilalie, ie de aux Etats-Unis et en Europe.)

Le tableau est un cadre de 5 pie ds de longueur sur 3 pieds de largeur et quelques et articulé, fermant à clef, de manière à exclure la Dausslbre tout en exhibant et donnant vernis ou huilès à demande) de toutes les formes élémentaires géométriques et autres que ment attaché au tableau par une tige en fil de fer qui permet à l'élève et au professeur de

L'usage du tableau, avec le traité qui l'accompagne, réduit toute la science où l'art du toisé, du travail d’une

5 À . È re ET TT an a fan ATERLOMUTRICON Be ILLAIR

DA in corps auele onque. ELATS-U NIS | Pate ii o cr er in EU et l’enseignement de la géo- NT commes des Broveté au C AN: ADA DE * NE D 8 sd t en EUR : | métrie dans l’espace (géomé- RÈGLE: À M trémités ber of the es des extr ss ss porary Membe trie des solides, des cor por | aralidles, AE ru aire de la Société pour la D Genre auce, À. Ke S SE di bare À ce a 5 o, a6h volumes) In, nomenela- | Me eee 1e tout par la Membre Re ation de V'E Cu de Frauce rau ce: et mu S, R.( )., © —————————

ture des formes géométriques:

et autres, le développement | des surfaces, la projection géométrique et la perspec- | tive, les surfaces planes et convexes, la géométrie et la | trigonométrie sphériques, et le toisé des surfaces et des volumes, que l'on peut maintenant enseigner les diffé-| rentes branches ci-dessus érumérées dans les écoles | même élémentaires et dans les couvents, où il eut été oiseux d'y songer auparavant.

aixième partie sin la ide. ©" en Fi ran ce, ME: E uen ( ut 80!

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Chaque tableau est accompagné, au besoin, d’un traité qui explique le le mode de me-

nn « surage par la r Ia formule pris- || moïdale ” et qui décrit le solide, sa nature, sa forme, ses bases opposées et la nature de sa section centrale.

L'on demande des agents pour la vente du Tableau ici et à l’étrauger.

À l'usage des Architectes, Ingénieurs, Arpenteurs, rodiante et + Apprentis, Cffioiers et de Mathématiques, Universités, Colléves, Séminaires, Couvent et autres Etablisseme caniciens, Mesureurs, Jaugeurs, Constructeurs de navires, Contracteurs, Artisans et autr

BAILLAIRGE.

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