‹ Le Sublimé en Obstétrique: Cinq Mois d'Observations à la Clinique d'AccouchementsChapitre 4 sur 9 · DIVISION DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

DIVISION DU TRAVAIL

L'emploi du sublimé ayant, dans des circonstances très rares, 1l est vrai, donné lieu à quelques accidents, qui ont déjà été signalés par divers auteurs, et dont nous avons pu nous-même recueillir plu-

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sieurs observations, nous avons pensé qu'il y avait utilité à ne pas traiter exclusivement de cet antiseptique. Nous avons cru devoir consacrer quelques lignes à deux autres substances, qui, antérieure ment et dans cette clinique, avaient donné euxmêmes des résultats très satisfaisants.

Il n’était sans doute pas inutile d'indiquer d’une façon précise à quel antiseptique on pourrait avoir recours toutes iles fois qu'il existerait une contreindication quelconque à l'emploi du sublimé.

Nous fondant sur ces considérations, nous avons divisé notre travail de la façon suivante :

1° Coup d'œil rétrospectif sur l’emploi de lacide phénique et du sulfate de cuivre en obstétrique ;

99 Histoire du sublimé ;

3° Application et mode d'emploi du bichlorure de mercure à la clinique de Paris.

COUP D'ŒIL RÉTROSPECTIF SUR L'EMPLOI DE L ACIDE PHÉNIQUE ET DU SULFATE DE CUIVRE EN OBSTÉTRIQUE.

1° Acide phénique. — L'acide phénique a donné en obstétrique comme en chirurgie, où il jouit d’un si grand crédit, des rébultats qui, au début surtout, parurent absolument merveilleux. Ces résultats ont déjà été consacrés par de trop nombreux travaux pour que l’histoire complète de cet antiseptique ne soit plus à faire. Il fut préconisé principalement à l'étranger par Bischoff, Frisch,

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Winckel, ete., et en France par M. le Dr Lucas- Championnière, qui, dans son travail ayant pour titre : « de la Chirurgie antiseptique. » formula les principales règles de son application. C'est à ce travail que nous renvoyons les personnes qui voudraient avoir des notions aussi précises que completes sur l’antisepsie par l’acide phénique.

Nous avons cru devoir indiquer d’une manière rapide quelles raisons ont pu décider les médecins accoucheurs à donner la préférence à d’autres substances antiparasitaires.

Les expériences de Miquel, sur la puissance microbicide d’une série très nombreuse de substances, démontrent, d’une manière indiscutable, que les solutions phéniquées ne détruisent sûrement les organismes inférieurs qu’à condition d’être employées à un degré assez fort de concentration : soit 15 à 20 0/0. Aussi, en raison des propriétés irritantes de l'acide phénique, pouvait-on prévoir, a priori, les accidents qui, dans certaines circonstances, devaient résulter de l’emploi de ces solutions.

Les observations cliniques ont du reste démontré, parlout où l’antisepsie par l'acide phénique a été faite sur une large échelle, la réalité de ces inconvénients. Presque tous les médecins accoucheurs qui eurent recours à l’acide phénique, et au début ils furent assez nombreux, tout en enregistrant des succès remarquables, furent à même d’observer des accidents consécutifs, soit : |

4° A des phénomènes d’irritation locale, érythème

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